Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Le virus de la grippe aviaire H5N1 a officiellement atteint tous les continents avec sa détection en Australie-Occidentale le 20 juin. Pendant ce temps, une nouvelle étude révèle pourquoi les premières infections bovines aux États-Unis ont été si difficiles à détecter : le virus ciblait les mamelles, pas les poumons — une anomalie qui a laissé les vétérinaires perplexes pendant des semaines.
La ministre de l’agriculture australienne a voulu rassurer, samedi, en expliquant qu’il n’y avait « aucun signe de mortalité massive à l’heure actuelle, ni aucun signe d’infection chez la volaille ».
Le spectre d’une nouvelle crise sanitaire majeure plane, mais cette fois, la science a décidé de frapper la première. Alors que le virus de la grippe aviaire H5N1 multiplie les sauts d’espèces inquiétants, touchant désormais de nombreux mammifères, le laboratoire Moderna vient de lancer la phase 3 des essais cliniques d’un nouveau vaccin à ARNm. Une course contre la montre vitale, menée dans un climat politique particulièrement hostile, pour éviter à tout prix de revivre le scénario catastrophe de la COVID-19.
La majorité des maladies infectieuses retrouvées chez l’humain vient des animaux ; on parle de zoonoses. C’est par exemple le cas de l’influenza aviaire, ou grippe aviaire, responsable de nombreuses infections chez les oiseaux et de rares cas chez l’humain. Pour la filière avicole comme pour d’autres, repenser les modes de production grâce à l’agroécologie pourrait aider à prévenir les risques sanitaires. Une réflexion qui résonne avec l’approche « Une seule santé » (One health, en anglais) qui lie santé animale, humaine et environnementale
De récentes études font état d’une propagation du virus H5N1 sur le continent glacé, notamment une variante particulièrement dangereuse, fragilisant la biodiversité.
La Belgique fait face à un nouveau foyer de grippe aviaire. Un élevage de volailles de Deerlijk, en Flandre occidentale, a été contaminé par le virus H5, entraînant l’abattage préventif des animaux et la mise en place de zones de protection strictes. Cette détection s’inscrit dans une recrudescence marquée des cas depuis l’automne, alors que les oiseaux sauvages et plusieurs pays voisins sont également touchés, faisant planer une pression sanitaire croissante sur la filière avicole.
Alors que 2026 démarre, les spécialistes des maladies infectieuses scrutent l’horizon avec une vigilance inhabituelle. Oubliez un instant le Covid-19 : d’autres menaces virales, plus discrètes mais tout aussi inquiétantes, sont en train de bouger leurs pions à travers la planète. Entre un sous-type de grippe qui traverse la barrière des espèces, un virus autrefois cantonné à l’Afrique qui s’installe partout dans le monde, et un pathogène tropical porté par des moucherons qui étend son territoire, cette année s’annonce comme un test grandeur nature pour nos systèmes de surveillance épidémiologique.

2025

Alors que l’automne touche à sa fin et que les feuilles roussissent dans les bocages, un vent d’inquiétude souffle sur les campagnes françaises. Depuis quelques semaines, un mot circule de ferme en ferme, éveille la prudence et bouleverse les habitudes : alerte nationale. Face à une menace invisible mais bien réelle, les éleveurs de volailles, canards, poules pondeuses, mais aussi dindes et gibiers à plume, voient leur quotidien bousculé. Derrière les grilles des exploitations, la vie a brusquement changé de rythme. Quels événements ont conduit à cette situation inédite ? Quelles conséquences pour le monde rural, dont la quiétude semble désormais fragile ? Plongée dans le quotidien chamboulé d’un secteur essentiel, à l’heure où la vigilance devient la règle.
La grippe aviaire de type H5 a été détectée dans un élevage de volailles à Gembloux, dans la province de Namur, après la découverte d'un autre foyer dans le Limbourg, indique dimanche l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). Pour éviter la propagation du virus, les volailles seront abattues.
Un habitant de l'Etat de Washington est mort après avoir contracté une forme rare de grippe aviaire auparavant détectée uniquement sur des animaux, ont annoncé les autorités sanitaires de l'Etat, ce qui porte à deux le nombre de morts du virus aux Etats-Unis cette année.


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