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pollutions polluants éternels PFAS TFA
2026
Il est partout, dans l’eau du robinet, nos céréales, nos pâtes : le TFA franchit un nouveau seuil d’alerte. L’Europe vient de classer le plus petit des «polluants éternels» parmi les substances présumées toxiques pour la reproduction. On vous explique.
L’acide trifluoroacétique aussi appelé TFA est un tout petit PFAS, extrêmement stable et donc particulièrement persistant dans l’environnement. Comme il est très mobile et très soluble dans l’eau, il se retrouve dans tous les milieux. En outre, les procédés habituels de traitement de l’eau potable ne peuvent pas éliminer le TFA.
2025
Une étude inédite publiée jeudi 4 décembre par le réseau PAN Europe révèle que ces aliments constituent une importante source d’exposition au plus petit des PFAS.
L’Anses a analysé plus de 600 prélèvements d’eau potable à travers le pays : 92 % contiennent des traces d’acide trifluoroacétique (TFA), le plus petit des PFAS, soupçonné d’être toxique pour la santé.
Une étude nationale de grande ampleur révèle l’omniprésence de l’acide trifluoroacétique (TFA) dans l’eau du robinet en France. Ce «polluant éternel» est pourtant absent de la liste officielle des PFAS que l’Europe obligera bientôt à surveiller.
Le TFA est un composé qui, selon plusieurs études, est nocif pour le foie et la fertilité et fait courir aux foetus le risque de malformations.
Des analyses vont être réalisées au niveau de la source de Villers-le-Gambon (Philippeville) ou des taux élevés de TFA ( un dérivé des PFAS) ont été détectés en début d’année. Sa toxicité n’est pas encore avérée mais sa présence interpelle d’autant que cette eau est aussi utilisée par l’entreprise Villers Monopole qui la met en bouteille.
Les PFAS : ils sont invisibles et pourtant présents partout. Depuis plusieurs années, des scientifiques et des professionnels de la santé alertent régulièrement sur leur dangerosité. Mais, c’est quoi exactement, les PFAS ? Céline Bertrand, spécialiste en santé environnementale, nous explique.
Le TFA, le plus petit mais aussi le plus courant des polluants éternels, pourrait bientôt être mesuré dans l’eau du robinet. C’est ce que laisse présager un projet de décret sur le contrôle sanitaire de l’eau potable, consulté par nos confrères de Contexte dans sa version non encore finalisée du 2 octobre.
Afin d’édicter de nouvelles normes sanitaires, les autorités européennes ont demandé à l’industrie chimique de fournir des données sur l’acide trifluoroacétique, ou TFA, omniprésent dans l’environnement. L’ONG Pesticide Action Network, qui a eu accès aux études menées, dénonce une volonté de minorer les risques.





