Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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Pierre

2026

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine continue de faire des ravages. Mais une chose a changé : l’Ukraine est à la pointe dans la production de drones militaires. Le pays est même devenu exportateur vers d’autres pays occidentaux, même si ce n’est pas suffisant face aux attaques russes.
Le droit à un environnement sain est reconnu par les Nations unies depuis 2022, mais reste absent des instruments juridiques du Conseil de l’Europe. Il est urgent d’y remédier.
On pense souvent que les crises énergétiques et les risques d'effondrement résultent de mauvais choix politiques. Mais on oublie alors d'analyser leurs causes structurelles et matérielles. Que se passe-t-il lorsque la complexité des sociétés, la raréfaction du pétrole et les limites du capitalisme commencent à amplifier mutuellement leurs effets ? Pierre-Yves Longaretti est chercheur au CNRS, cofondateur de l'équipe de recherche STEEP de l'INRIA, et spécialiste des risques systémiques globaux
Comment penser l’après-capitalisme sans imposer un modèle unique ? L'ouvrage explore des alternatives ancrées dans les communs et la pluralité des expériences.
Face aux expositions toxiques diffuses, le droit français sait indemniser certains malades et réparer certaines atteintes à l’environnement. Mais il peine encore à saisir l’atteinte portée à une communauté humaine entière exposée à une substance toxique. La notion de « préjudice collectif sanitaire » permettrait de combler cette lacune.
La Russie s’enlise dans la guerre terrestre et accumule un retard technologique, tandis que ses ressources humaines et pétrolières décroissent. L’armée ukrainienne, soutenue par une industrie de défense innovante, ne parvient pas, pour autant, à basculer dans une posture offensive dans le combat terrestre.
A propos de : Samuel Scheffler, Pourquoi se soucier des générations futures ?, Éliott Éditions
Do we really want to play dice with our planet?
La Terre accumule de la chaleur à un rythme sans précédent. Pour la quatrième année consécutive, un consortium international de 73 chercheurs, impliquant en France des scientifiques principalement de Météo-France, du CEA, du CNRS et de Mercator Ocean International, a actualisé les indicateurs clés du changement climatique et de l’influence humaine, à l’échelle planétaire. Leurs résultats, publiés dans la revue scientifique Earth System Science Data, indiquent que la planète accumule de la chaleur à un rythme qui s’accélère, et que le niveau de réchauffement planétaire dû aux activités humaines atteint désormais 1,37°C. L’étude inclut cette année un nouvel indicateur sur les vagues de chaleur marine.
Huit degrés. C’est l’écart de température qui peut séparer le centre de Paris d’une zone rurale à quelques dizaines de kilomètres, lors d’une même nuit d’été. Pas un écart climatique entre deux régions, ni deux saisons différentes. La même nuit, le même ciel, mais deux réalités thermiques radicalement opposées. Le phénomène d’îlot de chaleur urbain (ICU) se manifeste par des températures plus élevées en milieu urbain que dans les zones rurales environnantes, surtout la nuit et pendant les épisodes de canicule. Et Paris, avec sa densité de pierre, de béton et d’asphalte, en est l’illustration la plus documentée de France.