« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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pollutions
2026
L’association de défense des consommateurs Foodwatch a appelé l’Union européenne à revoir son projet sur la sécurité alimentaire et les contrôles de pesticides, après avoir décelé des substances interdites dans des aliments importés de pays tiers, au-delà des limites tolérées.
Alors que le produit a été autorisé en urgence pour une durée limitée, Yves Coppieters déplore une décision prise sans disposer de toutes les données sur ses risques sanitaires et environnementaux.
L’air de la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, est l’un des plus pollués de l’Hexagone. Sous la houlette de l’Institut écocitoyen du Mont-Blanc, des habitant·es travaillent main dans la main avec les associations, entreprises et scientifiques du territoire pour choisir les sujets de recherche en santé environnementale.
En France, les Agences régionales de santé (ARS) ont annoncé fin 2025 des niveaux de PFAS dépassant les limites autorisées dans l’eau potable. Ceci a conduit à une obligation d’intégrer ces polluants éternels dans les programmes de contrôle sanitaire. Une autre question se pose, à savoir celle de l’efficacité des filtres à charbon actif et de l’osmose inverse pour le traitement de l’eau.
Jeter un emballage dans le bac de tri donne l’impression d’accomplir son devoir envers la planète. C’est aujourd’hui l’une des habitudes écologiques les plus ancrées dans notre quotidien. Pourtant, derrière ce rituel rassurant se cache une réalité industrielle et chimique redoutable. Le recyclage du plastique, tel qu’il nous est vendu depuis les années 1970, est un échec systémique. Loin de la promesse d’une boucle vertueuse où chaque bouteille redeviendrait une bouteille à l’infini, la vérité scientifique montre que ce matériau n’est tout simplement pas conçu pour être circulaire.
Les polluants éternels ne sont plus une menace lointaine, mais une réalité biologique logée au cœur de nos veines. Une étude toxicologique massive, menée sur plus de 10 000 échantillons de sang, révèle que 98,8 % de la population transporte ces substances chimiques indestructibles. Plus inquiétant encore, l’analyse démontre que nous ne sommes pas exposés à une seule molécule, mais à un « cocktail » complexe de plusieurs composés agissant en synergie. Cette omniprésence invisible pose un défi inédit à la santé publique mondiale, alors que la science tente de mesurer les effets cumulés de ces mélanges sur notre organisme.
Une équipe de chercheurs étasuniens et chinois ont confirmé que les particules fines de plastiques en suspension dans l’air étaient capables d’absorber la lumière du soleil. Ceci causerait une augmentation de l’air ambiant à l’échelle globale, contribuant malheureusement à l’actuel réchauffement climatique.
C’est l’un des poissons les plus consommés au monde : le saumon. Cuit ou cru, les consommateurs en raffolent et la production a explosé dans le monde. Au Chili, c’est même devenu la deuxième industrie du pays derrière la mine et un peu plus d’un quart de la production mondiale provient de là-bas. Un miracle économique pour le sud de ce pays d'Amérique latine. Mais ce miracle a un prix : accidents du travail parfois mortels, pollution des cours d'eau et disparition de la faune sauvage. Reportage d’Agathe Fourcade et Martin Chabal.
On l’appelle « l’apocalypse des insectes », et ses conséquences ne se limitent plus à la simple disparition de la biodiversité. Une étude pionnière vient de démontrer que le déclin des pollinisateurs impacte directement la santé humaine en réduisant la disponibilité d’aliments essentiels. En privant nos cultures de leurs principaux alliés, nous perdons des nutriments vitaux comme la vitamine A, le folate et le fer. Ce n’est plus une menace environnementale lointaine, mais une crise sanitaire concrète qui frappe déjà les populations les plus vulnérables de la planète.
Alors que Vert enquête depuis des mois sur ce métal lourd cancérogène, nous avons décidé de faire tester les journalistes de notre rédaction, ainsi que leurs enfants. Voici ce que révèlent nos résultats.



