« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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2026
Les deux épisodes météorologiques des 12 et 19 février ont causé d’importants dégâts, qui devront être indemnisés par les assureurs, la Caisse centrale de réassurance, et l’Etat.
Les dégâts successifs des tempêtes Nils, Oriana et Pedro, concentrées sur quelques jours – les spécialistes parlent d’un « cluster » –, et des débordements qui les ont suivies pourraient coûter plus de 1 milliard d’euros. Ils relancent le débat sur l’assurabilité des zones les plus exposées.
La Caisse centrale de réassurance estime qu’environ 250 000 sinistres sont liés à cet événement météorologique. La plus grande fédération d’assurances lance une mission pour accélérer l’indemnisation des populations touchées.
2025
Le risque de retrait-gonflement des sols argileux, associé aux périodes de sécheresse, est en forte augmentation du fait du changement climatique. Il occasionne des dégâts considérables sur les bâtiments, mais également sur les routes. Rien qu’en 2022, il a coûté plus de trois milliards d’euros à la collectivité et aux assureurs. Des recherches récentes ont construit un indicateur pour prévoir l’évolution future des risques.
Confrontés à un « choc des saisines », les services du médiateur de l’assurance recrutent et misent sur l’IA pour accélérer le traitement des dossiers.
Les très fortes chaleurs devraient se traduire par un pic d’activité pour le secteur de l’assistance automobile. Mais le principal risque est celui du retrait-gonflement des argiles, dont les effets ne seront mesurés qu’avec retard.
2024
La faillite des assureurs révélée au grand jour. Le changement climatique à l’origine de l’intensification et de la multiplication des catastrophes naturelles n’est plus assurable : les dégâts sont trop élevés, il faudrait mettre la clé sous la porte ou augmenter massivement les tarifs.
Le coût moyen des pertes assurées engendrées par les événements climatiques devrait désormais dépasser les 150 milliards de dollars pour les prochaines années, selon les projections de Verisk. A plus de 100 milliards de dollars sur les cinq dernières années, il mettait déjà le secteur de l’assurance à la peine, avec de plus en plus de zones presque inassurables.
La multiplication des inondations, des tempêtes et des épisodes de sécheresse pose de nouveaux défis aux professionnels du secteur.
Plusieurs milliers de dossiers ont déjà été ouverts auprès de compagnies d'assurances dans la foulée des orages survenus mardi, a fait savoir jeudi Assuralia, l'association professionnelle des entreprises d'assurances.



