Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

filtre:
espace

2026

C’est le moment de vérité pour l’exploration spatiale mondiale. Au Centre spatial Kennedy en Floride, l’effervescence est à son comble alors que la gigantesque fusée SLS et la capsule Orion subissent leurs derniers ajustements avant le décollage historique prévu le 1er avril. Mais si l’ingénierie lourde monopolise l’attention sur le pas de tir, une autre préparation, bien plus intime et cruciale, se déroule dans l’ombre : l’équipage vient de plonger dans une quarantaine stricte pour garantir le succès de ce premier voyage habité vers la Lune depuis plus d’un demi-siècle.
Il y a peu, des astronomes ont communiqué leur mécontentement envers le projet de Reflect Orbital, une start-up étasunienne. Cette dernière prévoit de placer sur orbite plusieurs dizaines de milliers de « satellites miroirs » afin de rediriger la lumière du Soleil vers certaines zones de la Terre. Les scientifiques ont évoqué les multiples effets indésirables d’une telle installation.
Un missile balistique tiré depuis l'Iran en direction de la Turquie a été intercepté et détruit par les systèmes de défense de l'Otan déployés en Méditerranée orientale.
La Chine a présenté en début d'année, un colossal porte-avions spatial. S'agit-il d'une réelle avancée technique et militaire, ou de science-fiction ?
Des géants de la tech avancent sérieusement l'idée d'envoyer dans l'espace les centres de données imposants et énergivores qu'ils peinent à construire sur Terre, faisant le pari que leur mise en orbite permettra de mieux capter l'énergie solaire et d'alimenter la course effrénée à l'intelligence artificielle (IA). Avec la décision d'Elon Musk d'absorber xAI, sa société d'IA, au sein de son entreprise aérospatiale SpaceX, une question se pose: ces centres de données en orbite sont-ils une perspective viable ou une folie ?
SpaceX a récemment abaissé l’orbite de plus de 4 400 satellites Starlink, en urgence. Cette procédure, passée presque inaperçue, révèle pourtant un problème majeur, l’espace proche de la Terre est en train de saturer.

2025

Imaginez un ciel nocturne traversé par des milliers de lumières artificielles, brillant comme en plein jour. Ce n’est pas la prémisse d’un film de science-fiction, mais le projet réel d’une start-up californienne qui souhaite placer 4 000 miroirs géants en orbite autour de la Terre. Si l’idée semble séduisante sur le papier, les astronomes et experts de l’espace tirent la sonnette d’alarme : ce projet pourrait bouleverser notre rapport à la nuit, menacer la faune et rendre l’observation des étoiles quasi impossible.
La menace posée par des opérations de guerre hybride, dont le survol de sites sensibles par des drones, est en évolution constante et demande une capacité d’innovation continue, a déclaré à la presse vendredi Michel Van Strythem, le tout premier lieutenant-général dédié aux drones et à l’innovation. Même si les 50 millions d’euros débloqués en novembre par le gouvernement pour un "plan antidrone" représentent un bond en avant, le militaire insiste : "Il n’y a pas de solution miracle."
Les propos du président américain surviennent alors que Washington intensifie la pression sur le Venezuela, avec un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes. Il a également envisagé des frappes terrestres sur le territoire vénézuélien, dans un objectif officiel de lutte contre les cartels de la drogue.
Dans un contexte marqué par la polarisation et la désinformation, la recherche et l’enseignement supérieur demeurent des repères essentiels pour un débat public éclairé. Par Hélène Boulanger Présidente de l’Université de Lorraine.