« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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2026
Inauguré ce vendredi à IJmuiden (Pays-Bas) par le géant de la pêche Parlevliet & van der Plas, l'Annie Hillina risque d'aggraver la surpêche dans les eaux européennes. L'association de défense de l'océan Bloom a prévu une manifestation sur place.
Inauguré ce vendredi à IJmuiden (Pays-Bas) par le géant de la pêche Parlevliet & van der Plas, l'Annie Hillina risque d'aggraver la surpêche dans les eaux européennes. L'association de défense de l'océan Bloom a prévu une manifestation sur place.
Loin des regards, un véritable drame écologique se joue dans les eaux douces de notre planète. Selon une évaluation majeure publiée par l’ONU, les populations de poissons migrateurs sont en chute libre absolue et frôlent l’effondrement total. En l’espace de cinquante ans, la quasi-totalité de ces voyageurs aquatiques a purement et simplement disparu. Ce déclin catastrophique ne condamne pas seulement la biodiversité de nos fleuves, il met en péril l’équilibre alimentaire de populations entières à travers le globe.
Poissons, charcuteries, pains, huiles… Même nos aliments les plus banals contiennent des résidus chimiques que nous avalons sans le savoir. Individuellement, ces doses semblent insignifiantes. Mais accumulées jour après jour, elles peuvent devenir un vrai risque pour la santé.
Plus du quart des poissons pêchés par les bateaux français proviennent de populations en situation de surpêche, et 7 % d’espèces halieutiques considérées comme effondrées, selon un rapport de l’Ifremer.
Une étude publiée le 25 février dans Nature Ecology & Evolution et relayée par The Guardian met en lumière les conséquences du réchauffement chronique des océans sur la vie marine. Les chercheurs estiment que les populations de poissons diminuent en moyenne de 7,2 % pour chaque hausse de 0,1 °C par décennie de la température des fonds marins dans l’hémisphère nord.
2025
Une étude internationale publiée le 18 décembre dans la revue Science révèle une contamination généralisée des poissons marins par deux PFAS — le PFOA et le PFOS — des substances per- et polyfluoroalkylées, longtemps utilisées par l’industrie chimique et désormais interdites. Ces « polluants éternels », qui persistent dans l’environnement pendant des décennies, sont associés à des cancers, des maladies rénales et hépatiques, des troubles immunitaires et des malformations congénitales.
Le directeur général de Softbank, Masayoshi Son, a affirmé vendredi que la superintelligence artificielle pourrait remporter le prix Nobel de littérature et dépasser les humains au point d’en faire des "poissons rouges".
L’« Annelies Ilena », le chalutier-congélateur, est de retour en mer à la faveur d’un nouvel accord d’échanges de quotas de poissons entre la France et la Pologne. Cet accord, particulièrement opaque, est dénoncé par les ONG.
Il y a peu, une infographie reprenant des données officielles aux Etats-Unis a listé une cinquantaine d’espèces de poisson et de fruits de mer en fonction de leur taux de mercure. Certaines espèces présentent très peu de risques voire pas du tout, tandis que d’autres doivent faire l’objet d’une consommation modérée. Également, il existe près d’une dizaine de poissons dont la consommation devrait être évitée.



