Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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2026

En plus des arrestations de masse, près de 7 000 manifestants auraient été tués, relate Human Rights Activists News Agency. Les défenseurs des droits humains s’inquiètent du sort des détenus, dont des enfants, menacés «de torture, de mauvais traitements et d’exécutions arbitraires», alors que le pouvoir a déjà averti ne faire preuve d’«aucune indulgence».
France 24 a recueilli les témoignages de médecins iraniens sur les nuits des 8 et 9 janvier, lors du pic des manifestations antigouvernementales en Iran. Hôpitaux débordés, blessés soignés à domicile, tirs de balles de guerre : ils décrivent une répression d’une violence extrême, qui a fait d'innombrables morts et blessés graves.
"Jusqu’a 30.000 personnes". Le chiffre, rapporté par nos confrères du magazine Time, donne la mesure de la violence de la répression en Iran. Il concernerait les seules journées des 8 et 9 janvier, lorsque les forces de sécurité auraient écrasé dans le sang l’une des plus fortes vagues de manifestations. De leur côté, les autorités ont officialisé 3117 morts, dont plus de 2400 tués lors d'"activités terroristes".
Les ONG basées à l’étranger ont dénoncé une répression sanglante, tout en peinant à dresser un bilan fiable, à cause de la coupure générale d’Internet, toujours en cours dans le pays.
Cette pratique a déjà été utilisée par le régime islamique en 2022.
Perpétré à huis clos, le pire massacre de l’histoire récente du pays marque une nouvelle étape dans la violence caractéristique des mollahs.
Les défenseurs des droits humains accusent le régime iranien de mener une répression brutale des manifestations. « Le calme règne » à présent dans le pays, a affirmé le ministre des affaires étrangères.
En Iran, les manifestants, et spécialement les manifestantes, font l’objet d’une répression extrêmement violente, avec cette spécificité que les tirs prennent souvent pour cible leurs yeux. En aveuglant l’« ennemi » qui ose les contester, les autorités inscrivent leur action dans la longue histoire du pays.
Alors qu'Internet et les réseaux téléphoniques sont coupés depuis vendredi, des images filtrant depuis Téhéran et d'autres villes montrent de grandes manifestations en Iran ces derniers soirs. Les ONG, dont Iran Human Rights, craignent que les coupures dans les communications cachent un "massacre". Voici ce que l'on sait.
Le livre « Militants écologistes sous haute surveillance » de la journaliste Émilie Petit décortique la répression grandissante de l’État, qui s’appuie sur un arsenal législatif : lois antiterroristes, pour sécuriser les JO...