Jean-Marc Jancovici

OA - Liste

espace50x10

filtre:
Tibet

2026

Des crues et des coulées de boue d’une violence inouïe, déclenchées par l’effondrement d’un glacier en haute altitude, mercredi, ont enseveli des villages et des routes, faisant au moins 180 morts et plus d’un millier de disparus, en particulier dans une région prisée des trekkeurs et des pèlerins hindous.
Des images diffusées par la police népalaise ont montré les eaux déferlant dans le lit d’une rivière et emportant des maisons sur leur passage.
Un torrent de roches et de boue s’est abattu mercredi sur la frontière népalo-tibétaine, faisant au moins 180 morts. L’Institut géologique des États-Unis suspecte un «effondrement de glacier» ayant entraîné «des conséquences catastrophiques».

2025

Cet été ont débuté les travaux préparatoires d’un très grand aménagement hydroélectrique chinois au Tibet, avec une cérémonie d’inauguration organisée à cette occasion mi-juillet. Ce projet inclut cinq usines hydroélectriques entre la ville de Lingzhi (altitude 2 900 m) et la ville de Medog (altitude 700 mètres), avec une puissance attendue d’environ 60 GW. Soit approximativement la capacité installée de l’ensemble du parc nucléaire français. Que sait-on aujourd’hui de ce projet titanesque(1) ?
La Chine a annoncé le week-end dernier le début des travaux de construction d'un barrage géant sur le fleuve Yarlung Tsangpo, au Tibet. Censé devenir le plus grand du monde, le projet inquiète l’Inde et le Bangladesh qui craignent que la Chine instrumentalise ainsi l’accès à l’eau de ce fleuve, vital pour les deux pays.
La construction d'un méga-barrage controversé sur un fleuve traversant le Tibet et l'Inde a commencé, ont annoncé samedi les médias d'Etat chinois, le Premier ministre Li Qiang assistant à la cérémonie d'inauguration. En décembre, la Chine a annoncé le projet sur le fleuve - connu sous le nom de Yarlung Tsangpo au Tibet et de Brahmapoutre en Inde - en le liant aux objectifs de neutralité carbone de Pékin et aux objectifs économiques dans la région du Tibet.
Prévu pour être construit au Tibet, le futur plus imposant barrage hydroélectrique du monde laisse craindre le pire.
Pékin a approuvé un projet de barrage pharaonique dans l’une des gorges de l’Himalaya. Sa capacité de production électrique pourrait être trois fois supérieure à celle du barrage des Trois-Gorges, actuellement le plus puissant du monde. Pour certains observateurs, cette infrastructure gigantesque pourrait porter un coup fatal à l’écosystème de la zone.

2022

Le plateau tibétain abrite les sources des principaux fleuves et rivières d’Asie. Une récente étude publiée dans la revue Nature révèle qu’avec le réchauffement climatique, les ressources du « château d’eau de l’Asie » diminuent, augmentant ainsi le risque de pénurie d’eau.
Le réchauffement climatique global s’intensifie, provoquant le dégel des glaciers mondiaux. Au Tibet, une équipe de scientifiques chinois a ainsi relevé 1 000 anciennes espèces microbiennes piégées depuis des millénaires au sein des massifs glaciaux que l’on nomme le « troisième pôle » terrestre.
Des scientifiques chinois ont découvert près de 1.000 microbes, bactéries et virus piégés dans les glaciers du plateau tibétain. La fonte des glaces va progressivement relâcher ces micro-organismes vieux de plusieurs milliers d'années.
Parfois surnommé « troisième pôle », ou « château d'eau de l'Asie », le centre du plateau tibétain constitue la troisième plus grande réserve de glace après l'Antarctique et l'Arctique. Mais à cause du réchauffement climatique, des chercheurs prévoient un changement de situation radical dans les années à venir.

2021

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi