Jean-Marc Jancovici

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2026

Subventions exorbitantes, pollution de l’air, risques pour les riverains… les nouveaux incinérateurs CSR, vantés comme vertueux, sont en réalité un scandale économique, écologique et sanitaire.
Le gouvernement français a annoncé lundi la création de nouvelles aires de protection marine, et lancera un plan de lutte contre les déchets plastiques, dans le cadre d'un sommet à Paris un an après la Conférence des Nations unies sur l'océan, à Nice.
Dérivé de pétrole et notamment produit en Asie, le plastique et son économie sont perturbés par la guerre au Moyen-Orient. En Europe, les conséquences sont multiples, entre prix en hausse, industriels fragilisés, tentation de s'approvisionner aux Etats-Unis et relance du recyclage. . Comment est fabriqué le plastique?
Les plasturgistes de l'organisation Plastics Europe s'inquiètent mardi d'un "ralentissement spectaculaire" dans la mise en place d'un "écosystème circulaire des plastiques" en Europe, par manque de compétitivité, une situation qui "sape les objectifs climatiques et l'autonomie stratégique" du continent. L'organisation qui compte parmi ses membres BASF, Borealis, ExxonMobil, Ineos, LyondellBasell, Sabic Europe ou TotalEnergies a publié mardi son rapport sur ce qu'elle nomme "l'économie circulaire des plastiques", désignant les plastiques recyclés mécaniquement - le premier mode de recyclage -, chimiquement ou obtenus à partir de ressources biosourcées.
Jeter un emballage dans le bac de tri donne l’impression d’accomplir son devoir envers la planète. C’est aujourd’hui l’une des habitudes écologiques les plus ancrées dans notre quotidien. Pourtant, derrière ce rituel rassurant se cache une réalité industrielle et chimique redoutable. Le recyclage du plastique, tel qu’il nous est vendu depuis les années 1970, est un échec systémique. Loin de la promesse d’une boucle vertueuse où chaque bouteille redeviendrait une bouteille à l’infini, la vérité scientifique montre que ce matériau n’est tout simplement pas conçu pour être circulaire.
Sept grammes. C’est le poids moyen de plastique retrouvé dans un cerveau humain adulte lors des autopsies réalisées en 2024, selon une étude publiée dans Nature Medicine en février 2025 par le Dr Matthew Campen et son équipe de l’Université du Nouveau-Mexique. Traduit en termes concrets : l’équivalent d’une cuillère à café de matière plastique, logée dans l’organe le plus protégé du corps. Et ce n’est pas le foie ni les poumons qui détiennent ce triste record. C’est le cerveau.
En ce printemps, période traditionnellement propice au grand nettoyage et au renouveau, le rituel s’avère immuable. Chaque semaine, nous trions consciencieusement nos emballages, allégeant ainsi notre conscience dans l’espoir de préserver l’équilibre de notre belle planète. Ce geste quotidien, presque apaisant, donne le sentiment de participer à un effort collectif indispensable à notre bien-être global. Pourtant, pendant que des montagnes de déchets continuent d’étouffer les écosystèmes naturels, cette promesse écologiste cachait en réalité un mirage méticuleusement orchestré pour maintenir une addiction mondiale au tout-jetable.
Jeudi 26 mars, le parquet a requis la peine maximale contre Nestlé Waters, jugé pour avoir maintenu des montagnes de déchets près de Vittel, dans les Vosges. Le délibéré sera rendu le 27 mai.
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
La Belgique, qui planche sur son plan de réduction des déchets envisage de rendre les producteurs responsables via une cotisation.
Alors que le géant de l’eau minérale est poursuivi pour avoir laissé se décomposer des milliers de bouteilles en plastique autour de ses sites d'embouteillage dans les Vosges, plusieurs pièces cruciales ont été invalidées par le tribunal, lundi.
Il y a plus d’une cinquantaine d’années, l’industrie du pétrole savait déjà que le recyclage du plastique allait être un échec. Et pourtant, ce matériau a tout de même fait l’objet d’une production et d’une commercialisation massive. Récemment, une journaliste environnementale britannique vient de publier un ouvrage relatant l’histoire de ce mensonge impactant aujourd’hui l’ensemble des humains et du vivant sur Terre.
En général, le commun des mortels semble tout à fait au courant des défis relatifs à la pollution plastique et plus spécifiquement, aux microplastiques. Toutefois, tout le monde n’est pas forcément au fait des différentes sources d’où proviennent ces particules de plastiques. Une infographie récente permet de comprendre l’origine de ce phénomène incarnant l’un des plus importants défis de l’humanité pour les décennies à venir.
Depuis quasiment une décennie, les microplastiques sont une préoccupation sur le plan environnemental et depuis peu, ceux-ci interrogent également en ce qui concerne la santé publique. Si les microplastiques se retrouvent plus ou moins partout sur Terre, leur teneur dans l’air est semble importante à connaitre. En revanche, il n’existe encore aujourd’hui aucun consensus relatif à la meilleure façon de les mesurer.
Il y a un peu moins d’un an, près d’une centaine de pays dont la France ont signé l’Appel de Nice, une étape importante vers un traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique. Seulement voila, les négociations ayant eu lieu par la suite se sont soldées par un échec. En quoi cette proposition était-elle pertinente ? Pourquoi cet échec ?

2025

Entre 1950 et 2020, environ 32 millions de tonnes de plastique se seraient accumulées dans les océans. Face à cette menace pour la vie marine et le climat, des chercheurs ont mis au point un robot capable d'identifier et de ramasser les déchets au fond des océans grâce à l'intelligence artificielle.
Le gouvernement souhaite taxer les emballages et bouteilles en plastique non recyclés. Pour s’y opposer, les industriels du secteur trouvent des soutiens jusque chez les députés macronistes, au grand dam des associations environnementales.
C'est un granulé de plastique, rond et translucide le plus souvent, de 5 mm en moyenne, qui pris isolément semble inoffensif. Mais ce roi de l'évasion voyage en bande et quand ils se déversent par millions dans l'océan, il est quasiment impossible de les ramasser et d'enrayer leurs dégâts. Leur nom officiel? Granulés plastiques industriels ou GPI. Ils sont aussi appelés pellets ou "larmes de sirènes". Ces GPI sont les premiers maillons de la chaîne de fabrication du plastique, "l'intermédiaire entre le pétrole principalement et les produits plastiques finis", explique à l'AFP Kevin Tallec, du Cedre (organisme expert en pollution des eaux), docteur en biologie marine. L'usine est le milieu naturel de cette microbille qui, fondue avec des milliers d'autres, deviendra bidon, barquette ou tout autre objet plastique. Elle est produite par les géants de la pétrochimie, puis livrée par bateau ou camion aux plasturgistes qui la transforment.
"Une bombe à retardement": pour Ika Paul-Pont, écotoxicologue au Laboratoire des sciences de l'environnement marin (Lemar), entre sa "production exponentielle", "l'absence de gestion de fin de vie des déchets" et "sa haute toxicité", le plastique fait peser de gros risques sur l'environnement et les écosystèmes marins. "Nous ne mesurons pas encore l'étendue des dégâts de ce matériau et de sa toxicité, liée à ses composants chimiques, une boîte noire, avec 16.000 additifs dont environ un quart sont considérés comme préoccupants", développe auprès de l'AFP la directrice de recherche au CNRS qui, depuis 12 ans, étudie au sein de l'université de Brest les effets du plastique sur les invertébrés marins, et plus spécialement les mollusques bivalves comme les huîtres. "Quand nous avons commencé il y a une quinzaine d'années, nous pensions que c'était un matériau assez simple, que le seul problème était l'ingestion ou l'étranglement mais plus on l'étudie et plus on se rend compte de sa complexit
Principal composant des déchets marins, le plastique, charrié par les fleuves le plus souvent, arrive par millions de tonnes depuis des décennies dans l'océan. Histoire d'une submersion annoncée. - Une production exponentielle

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi