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2026
Les plasturgistes de l'organisation Plastics Europe s'inquiètent mardi d'un "ralentissement spectaculaire" dans la mise en place d'un "écosystème circulaire des plastiques" en Europe, par manque de compétitivité, une situation qui "sape les objectifs climatiques et l'autonomie stratégique" du continent. L'organisation qui compte parmi ses membres BASF, Borealis, ExxonMobil, Ineos, LyondellBasell, Sabic Europe ou TotalEnergies a publié mardi son rapport sur ce qu'elle nomme "l'économie circulaire des plastiques", désignant les plastiques recyclés mécaniquement - le premier mode de recyclage -, chimiquement ou obtenus à partir de ressources biosourcées.
L’industrie du plastique est la source de gaz à effet de serre industriels qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement estime que les émissions de CO2 provenant de la production, de l'utilisation et de l'élimination des matières plastiques pourraient représenter 19 pour cent du bilan carbone mondial total d'ici 2040.
Les microplastiques perturbent le rôle essentiel de l’océan dans la régulation de la température terrestre, mettent en garde des scientifiques. Les microplastiques altèrent la capacité de l’océan à absorber les gaz à effet de serre de l’atmosphère. Les scientifiques appellent à « une action mondiale urgente ».
Jeter un emballage dans le bac de tri donne l’impression d’accomplir son devoir envers la planète. C’est aujourd’hui l’une des habitudes écologiques les plus ancrées dans notre quotidien. Pourtant, derrière ce rituel rassurant se cache une réalité industrielle et chimique redoutable. Le recyclage du plastique, tel qu’il nous est vendu depuis les années 1970, est un échec systémique. Loin de la promesse d’une boucle vertueuse où chaque bouteille redeviendrait une bouteille à l’infini, la vérité scientifique montre que ce matériau n’est tout simplement pas conçu pour être circulaire.
Une équipe de chercheurs étasuniens et chinois ont confirmé que les particules fines de plastiques en suspension dans l’air étaient capables d’absorber la lumière du soleil. Ceci causerait une augmentation de l’air ambiant à l’échelle globale, contribuant malheureusement à l’actuel réchauffement climatique.
Alors que les prix du pétrole grimpent sur fond de tensions géopolitiques, un facteur souvent sous-estimé du changement climatique refait surface : la production de plastiques, fortement dépendante des énergies fossiles et responsable d’émissions croissantes de gaz à effet de serre.
Sept grammes. C’est le poids moyen de plastique retrouvé dans un cerveau humain adulte lors des autopsies réalisées en 2024, selon une étude publiée dans Nature Medicine en février 2025 par le Dr Matthew Campen et son équipe de l’Université du Nouveau-Mexique. Traduit en termes concrets : l’équivalent d’une cuillère à café de matière plastique, logée dans l’organe le plus protégé du corps. Et ce n’est pas le foie ni les poumons qui détiennent ce triste record. C’est le cerveau.
4 800 microgrammes. C’est la quantité moyenne de plastique mesurée dans un cerveau humain adulte en 2024, selon une étude publiée dans Nature Medicine le 3 février 2025 par des chercheurs de l’Université du Nouveau-Mexique. Traduit en termes concrets : l’équivalent d’une cuillère à café de matière plastique, logée dans votre organe le plus protégé. En 2016, ce chiffre était deux fois moindre. Huit ans. C’est le temps qu’il a fallu pour que la concentration double.
La pollution aux microplastiques a un effet direct sur le climat. Une étude parue dans Nature montre que les particules qui errent dans l'atmosphère auraient tendance à réchauffer la planète encore plus vite que certains gaz à effet de serre. On en trouve désormais dans les lacs, les océans, les sols, les glaciers de
Que Choisir Ensemble et No plastic in My Sea ont publié mardi un rapport dénonçant l'utilisation "omniprésente" du plastique sur les produits dans les supermarchés. Les deux associations jugent les efforts des grandes surfaces insuffisants alors qu'elles s'étaient engagées à réduire les plastiques à usage unique.
Malgré la loi Antigaspillage pour une économie circulaire qui impose la fin des plastiques jetables en 2040, les distributeurs ont du mal à se passer de ce dérivé du pétrole. Les magasins conventionnels sont en retard par rapport aux enseignes bio.
Le plastique à usage unique continue de dominer la grande distribution. Dans une enquête publiée ce mercredi, Que choisir ensemble et No plastic in my sea dénoncent des pratiques contraires aux objectifs nationaux en matière de réduction des polymères.
Une étude suggère que les toutes petites particules de plastiques qu’on trouve partout sur la planète absorbent la lumière et ainsi augmentent la température de l’air environnant. Il s’agit des premiers travaux du genre : ils ouvrent la voie à des recherches plus poussées sur le rôle de ces matériaux dans le réchauffement climatique.
En ce printemps, période traditionnellement propice au grand nettoyage et au renouveau, le rituel s’avère immuable. Chaque semaine, nous trions consciencieusement nos emballages, allégeant ainsi notre conscience dans l’espoir de préserver l’équilibre de notre belle planète. Ce geste quotidien, presque apaisant, donne le sentiment de participer à un effort collectif indispensable à notre bien-être global. Pourtant, pendant que des montagnes de déchets continuent d’étouffer les écosystèmes naturels, cette promesse écologiste cachait en réalité un mirage méticuleusement orchestré pour maintenir une addiction mondiale au tout-jetable.
Jeudi 26 mars, le parquet a requis la peine maximale contre Nestlé Waters, jugé pour avoir maintenu des montagnes de déchets près de Vittel, dans les Vosges. Le délibéré sera rendu le 27 mai.
Avant les réquisitions du parquet, les parties civiles ont à nouveau demandé jeudi des expertises complémentaires « indépendantes » pour fournir une « preuve incontestable » quant à l’éventuelle pollution des eaux et des sols des décharges sauvages dans les Vosges, au quatrième jour du procès de Nestlé à Nancy.
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
La Belgique, qui planche sur son plan de réduction des déchets envisage de rendre les producteurs responsables via une cotisation.
Alors que le géant de l’eau minérale est poursuivi pour avoir laissé se décomposer des milliers de bouteilles en plastique autour de ses sites d'embouteillage dans les Vosges, plusieurs pièces cruciales ont été invalidées par le tribunal, lundi.
Le procès de Nestlé Waters concernant une pollution liée à des décharges illégales de plastiques dans les Vosges s'ouvrait ce lundi 23 mars devant la chambre correctionnelle du tribunal de Nancy. Un vice de forme a conduit le président du tribunal à prononcer l'annulation des résultats d'analyses du laboratoire mandaté par le parquet. Un coup dur pour les parties civiles.
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Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi



