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2026
De la nomination de Mojtaba Khamenei pour remplacer son père au blocage du détroit d’Ormuz, l’offensive américano-israélienne tourne à la déroute politique et économique pour le président américain.
Donald Trump a assuré lundi que la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", sans évoquer d'échéance précise, bien que Téhéran poursuive ses attaques de missiles et de drones à travers le Moyen-Orient. Les déclarations du président américain ont fait redescendre les cours du pétrole, qui s'étaient envolés, et grimper les marchés boursiers, notamment en Asie. A Tokyo, l'indice Nikkei a ainsi ouvert mardi en hausse de 3 % et l'indice Kospi de plus de 5 % à Séoul, après avoir tous deux clôturé sur des chutes de plus de 5 %. "La guerre va se terminer bientôt", a affirmé Donald Trump lors d'une conférence de presse à Miami, sa première en dix jours de guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. Il a également dit que le conflit était "bien en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.
D’une rare violence, la flambée des prix provoquée par les tensions au Moyen-Orient inquiète les consommateurs et les gouvernements. En Asie, la situation a fait dévisser les places boursières ce lundi.
Alors que le conflit entame son dixième jour, l’Iran s’est choisi un nouveau guide suprême en la personne de Mojtaba Khamenei, qui a reçu le soutien de Vladimir Poutine. Des attaques ont eu lieu contre Téhéran et Beyrouth. Les bourses européennes ont dévissé à l'ouverture ce lundi tandis que les cours du pétrole et du gaz se sont à nouveau envolés. Une réunion du G7 est prévue début d'après-midi. Côté belge, deux nouveaux vols de rapatriement sont prévus dans la journée.
La flambée historique des prix du pétrole lundi au-dessus des 100 dollars le baril au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient fait plonger les marchés boursiers et ravive les craintes d’un choc inflationniste mondial.
Les frappes contre l’Iran ne sont pas un simple “accident géopolitique” pour uniquement dévier l'attention des "Epstein Files" ni un énième épisode isolé du chaos moyen-oriental. Elles s’inscrivent dans une mécanique plus large : affaiblissement de l’ordre international, retour brutal des logiques impériales et coloniales, lutte pour le contrôle des flux énergétiques de l'extraction au transport et le durcissement d’un monde confronté à la raréfaction des ressources. Autrement dit : nous sommes en plein capitalisme de la finitude.
La flambée des prix de l’énergie et l’attaque de bases de l’OTAN à Chypre appellent le continent européen à protéger ses intérêts sur le long terme.
Le baril de Brent a dépassé, lundi, les 100 dollars pour la première fois depuis 2022, suscitant l’inquiétude des places boursières. Ce prix à la hausse du pétrole, dont on ne connaît pas la durée, pourrait inciter des industriels européens à se fournir outre-Atlantique. "On assiste actuellement à la plus grave crise énergétique", avertit un spécialiste.
Grand promoteur des hydrocarbures, élu entre autres sur la promesse d'une essence bon marché, Trump promet désormais aux Américains que la flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient ne sera qu'un court et mauvais moment à passer. Mais le président américain n'a pas beaucoup de leviers pour influencer réellement et durablement les cours du brut et les prix à la pompe, si l'envolée observée au début du conflit devait se maintenir dans le temps. Les outils à sa disposition
Le Bangladesh a commencé dimanche à rationner la distribution des carburant en raison des difficultés d'approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient, causant d'importants embouteillages devant les stations-service du pays et les premiers incidents violents. Le pays de 170 millions d'habitants importe 95% de ses besoins en pétrole et en gaz, dont la distribution est régulièrement perturbée par les crises politiques qui affectent les pays producteurs.



