Jean-Pascal Van Ypersele

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Atlantique Nord

2026

Selon une récente publication, des chercheurs ont étudié une intrigante masse d’eau froide près de Terre-Neuve, au Canada. Il s’agit d’un « blob froid » qui pourrait malheureusement signer la fin de la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), des courants essentiels au maintient d’un climat tempéré en Europe.
Au milieu d’un Atlantique qui se réchauffe comme le reste de la planète, une zone fait exception. Au sud-est du Groenland, une tache d’eau anormalement froide persiste depuis plus d’un siècle, résistant obstinément à la tendance globale. Les scientifiques viennent d’en percer le secret, et les conclusions sont préoccupantes pour l’Europe.
L’Organisation maritime internationale a annoncé ce vendredi 1er mai que les bateaux circulant dans une zone de l’Atlantique Nord devront réduire d’environ 80 % la teneur en soufre de leur carburant, dès 2027.
Plusieurs médias rapportent une opération de l’armée américaine contre le «Marinera», connu jusqu’à il y a peu sous le nom de «Bella 1», qui serait parvenu à quitter les eaux vénézuéliennes il y a plusieurs jours. Un second navire, panaméen celui-là aurait été arraisonné.
Washington a annoncé mercredi la saisie d’un pétrolier visé par des sanctions dans la mer des Caraïbes, peu après avoir intercepté un pétrolier battant pavillon russe dans l’Atlantique nord.
« Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde », a déclaré Pete Hegseth, le ministre de la défense américain.

2025

Dans cet épisode fascinant, Julie Deshayes démonte les fantasmes autour de l’arrêt du Gulf Stream. Elle explique ce qu’est vraiment l’AMOC, ce courant océanique profond qui régule le climat de l’Atlantique nord, pourquoi il est difficile à mesurer, et pourquoi les annonces d’effondrement imminent sont souvent des raccourcis dangereux. Elle alerte aussi sur la récupération de certaines études par des climato-dénialistes qui s’en servent pour minimiser l’urgence climatique. Une plongée captivante dans l’océan des incertitudes… où la science reste notre seule boussole.
A l’échelle de la planète, la circulation thermohaline est régulièrement évoquée. Cependant, il existe des systèmes de courants marins plus locaux et moins connus du grand public, dont les potentiels dérèglements peuvent inquiéter. C’est notamment le cas du gyre de l’Atlantique Nord, ayant récemment fait l’objet d’une étude scientifique dont les résultats sont assez préoccupants.
En quantifiant les nanoplastiques à différents endroits de l’Atlantique nord, des chercheurs ont découvert qu’il en contient environ 27 millions de tonnes, une quantité choquante nettement supérieure à celle de tous les micro- et macroplastiques retrouvés dans cette partie de l’océan et même dans l’ensemble des océans du monde. Ces nouvelles données soulignent l’ampleur de la pollution plastique dans les écosystèmes et appellent à des mesures plus strictes pour en limiter les impacts.
Une équipe de scientifiques a cartographié pendant un mois 3.350 fûts de déchets radioactifs, immergés au fond de l'Atlantique Nord-Est, sans constater pour le moment de radioactivité anormale, ont-ils indiqué vendredi à leur retour à Brest. Menée à bord du navire L'Atalante, de la flotte océanographique française, cette expédition baptisée NODSSUM visait à cartographier la zone d'immersion principale de milliers de fûts de déchets radioactifs, immergés par des pays européens entre 1946 et 1993. Ces immersions étaient à l'époque considérées comme une solution normale de gestion des déchets issus de l'industrie nucléaire.