Jean-Pascal Van Ypersele

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2026

Et si l’effondrement de notre système était paradoxalement notre seul espoir de véritable changement ? Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience collective, explique pourquoi les « solutions » écologiques actuelles ne suffiront pas et pourquoi une crise profonde pourrait provoquer le basculement que nos sociétés refusent encore d’envisager.
Quels sont les mécanismes géophysiques derrière le phénomène El Niño ?
Il y a des chiffres qui, sans faire de bruit, changent complètement la lecture d’une situation. La croissance française en fait partie. Alors que l’on pensait le pire évité au printemps, l’Insee vient de rebattre les cartes en revoyant à la baisse ses estimations pour le deuxième trimestre. Un ajustement statistique en apparence anodin, mais qui replace l’économie tricolore dans une zone de turbulence bien plus inquiétante qu’annoncé initialement, à quelques mois d’une année 2026 qui s’annonce déjà sous tension.
Réduire son empreinte carbone sans se perdre dans une comptabilité infinie, c’est possible : il suffit de savoir où porter son attention.
Un article de recherche du FMI remet en cause les fondements mêmes de la logique de transition écologique. Certes, les énergies propres progressent, mais sans qu’elles se substituent aux hydrocarbures, en raison d’une constante augmentation de la consommation énergétique. La démonstration des auteurs pulvérise la logique à l’œuvre depuis trois décennies.
L’enchaînement de canicules, incendies et sécheresses qui frappe la France laisse espérer que l’été 2026 puisse être celui d’une bascule face au changement climatique. Les scientifiques interrogés par Reporterre restent cependant partagés.
Prévoir ses vacances, planifier une récolte ou anticiper une facture d’énergie : et si tout cela dépendait un peu de ce qui se trame au beau milieu du Pacifique ? À première vue, ce vaste océan tropical semble bien loin de nos préoccupations quotidiennes. Pourtant, lorsqu’il change d’humeur, c’est le climat de la planète entière qui vacille. C’est précisément ce qui se profile pour un avenir plus proche qu’on ne le pense. Les outils de prévision saisonnière les plus sophistiqués commencent en effet à converger vers un même scénario, encore lointain mais suffisamment robuste pour intriguer la communauté des climatologues. Le grand retour d’un phénomène familier se dessine à l’horizon, et il pourrait bien rebattre les cartes météorologiques bien au-delà des rivages tropicaux.
Vers 4 heures du matin, un réacteur tournant à 97 % de sa puissance bascule dans le chaos à cause d’une vanne restée coincée en position ouverte. Personne dans la salle de commande ne le sait : les instruments affirment le contraire. En quelques heures, la centrale de Three Mile Island, bardée de systèmes de secours, frôle la fusion du cœur.
Avec le temps, le mois de juin 2026 apparaîtra sans doute comme un moment charnière en Belgique dans le cadre des luttes écologiques. En effet, plusieurs événements sans précédent se sont télescopés.
Provoquée par un anticyclone au large du Portugal et des îles britanniques, la chaleur s’est installée lundi dans une large partie du territoire, avec des valeurs allant jusqu’à 38 °C, voire 40 °C, dans le Sud-Ouest et le Languedoc. Le troisième épisode caniculaire de l’année s’annonce intense et durable, probablement autour d’une douzaine de jours.