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Mediterranée
2026
Outre ces deux départements, la Lozère, l’Ardèche restent maintenues en vigilance orange, et seront rejointes par les Bouches-du-Rhône à partir de midi, a annoncé Météo France mercredi 30 septembre.
Alors que des pluies diluviennes tombent sur le sud-est de la France, le chercheur Philippe Drobinski rappelle, dans un entretien au « Monde », que le réchauffement climatique rend ces événements plus extrêmes.
La CIA aurait averti plusieurs pays que la Russie se préparerait à lancer des opérations hybrides depuis la mer Méditerranée. Le risque est-il réel ou s'agit-il d'une opération de guerre informationnelle ?
Imaginez une casserole d’eau laissée sur le feu tout l’été : plus elle chauffe longtemps, plus elle dégage de vapeur quand on soulève enfin le couvercle. La Méditerranée fonctionne exactement de la même façon, sauf que le couvercle, ce sont les massifs des Cévennes, et la vapeur, ce sont des trombes d’eau capables de faire déborder des rivières en quelques heures. Cet été, la mer a emmagasiné une chaleur si intense et si précoce que les scientifiques peinent à trouver des précédents comparables. Fin juillet déjà, la Méditerranée occidentale, des Baléares jusqu’à la côte ouest de l’Italie, affichait près de 28 degrés en surface, soit 3,4 degrés de plus que la moyenne de l’époque préindustrielle. Un chiffre qui, à première vue, semble abstrait, mais qui cache une mécanique bien réelle et redoutablement efficace, celle qui transforme chaque degré de trop en pluies toujours plus violentes sur le sud de la France.
Sous l'effet du changement climatique, la Méditerranée se réchauffe fortement. La hausse des températures a été très marquée cet été, avec des eaux de surface dépassant les 30 degrés. Cette évolution accélère l'arrivée de nouvelles espèces et met en péril la faune locale, notamment le grand dauphin et le rorqual commun.
Kamel El Hilali, docteur en droit public, et Jean-Pierre Mignard, avocat, défendent, dans une tribune au « Monde », la création d’une instance indépendante composée de climatologues, de météorologues, de médecins, de sapeurs-pompiers, chargée d’anticiper et de coordonner la lutte contre le feu et l’eau.
La "majeure partie" du réchauffement des mers européennes est due au changement climatique, ajoutant jusqu'à 2°C de chaleur en Méditerranée cet été et étendant les zones touchées, indique mercredi une étude scientifique. Les conséquences pour la vie marine sont "graves".
Certaines eaux européennes ont enregistré cet été des températures de surface supérieures de plus de 6 °C à la normale, pointe une étude du World Weather Attribution parue ce mercredi 19 août, qui met en cause les activités humaines.
En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétés.
Et si se baigner dans une eau à 28 degrés n’était pas ce petit plaisir estival qu’on croit savourer sans arrière-pensée ? Sous cette caresse tiède qui donne l’impression de nager dans un bain, la mer Méditerranée joue en réalité un tout autre rôle : elle stocke, elle accumule, elle patiente. Et ce qu’elle engrange consciencieusement depuis le début de l’été n’a pas vocation à rester sagement au fond de l’eau. En ce mois d’août, alors que les plages de la Côte d’Azur et de Corse affichent des températures dignes des Caraïbes, cette chaleur emmagasinée prépare silencieusement le terrain pour les premières véritables secousses météorologiques de l’automne.



