Jean-Pascal Van Ypersele

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argiles

2026

Il y a un ennemi que l’on ne voit jamais venir. Il ne fait pas de bruit, ne provoque ni sirènes ni évacuations, mais il travaille méthodiquement, saison après saison, jusqu’à laisser sur les façades une signature reconnaissable entre toutes : une fissure qui grimpe en escalier le long des briques. En cet été particulièrement sec, ce phénomène discret est en train de devenir l’un des plus coûteux du pays. Il s’appelle le retrait-gonflement des argiles, ou RGA, et il concerne désormais bien plus de monde qu’on ne l’imagine.
Acheter un logement, c’est parier sur l’avenir. Or, à l’horizon 2050, le changement climatique redessine la carte du risque immobilier : risque de submersion par exemple, mais également de retrait-gonflement des argiles, phénomène par lequel une sécheresse peut occasionner des dégâts parfois graves sur le bâti. On parle aussi de "maisons fissurées". Dans ce contexte, comment évaluer la vulnérabilité d’un bien face aux enjeux climatiques ?

2025

Alors que le gouvernement expérimente un nouveau dispositif de prévention contre le retrait-gonflement des argiles dans plusieurs départements, dans le Périgord, une des zones pilotes, sinistrés et élus dénoncent des critères d’indemnisation opaques.

2023

Une maison sur deux en France est exposée au risque de retrait-gonflement des argiles, qui provoque des fissures lors d'un épisode de sécheresse. Dès lors, selon de nouvelles données publiées par la Caisse centrale de réassurance (CCR), c'est ce risque de sécheresse géotechnique qui apparaît comme le plus coûteux dans une France qui se réchauffe de plus en plus vite, avec une hausse annuelle moyenne de 750 millions d'euros d'ici 2050.