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2026
Les Émirats arabes unis ont condamné lundi une attaque iranienne de drones sur un pétrolier appartenant à leur compagnie pétrolière nationale Adnoc dans le détroit d'Ormuz, dénonçant "un acte de piraterie". Deux drones ont touché le MV Barakah au large des côtes d'Oman sans faire de blessé dans l'équipage, selon un communiqué de la société, qui précise que le navire n'était pas chargé.
Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient. Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi Washington d'avoir fait échouer leurs pourparlers de paix, à l'occasion d'une visite en Russie où le président Vladimir Poutine l'a assuré de son soutien pour mettre un terme à la guerre.
Le cours du baril de pétrole américain WTI grimpe nettement mardi, affichant une hausse de près de 3% après des informations faisant état de frappes contre des infrastructures clés, notamment contre l'île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l'industrie du pétrole iranienne. Après avoir hésité plus tôt dans la séance, suspendu à un ultimatum de Trump contre l'Iran qui expire mardi soir, le prix du baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, grimpait de 2,81% vers 12H50 GMT, à 114,71 dollars. Il a même progressé brièvement de plus de 3%.
Le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi a jugé lundi sur X que "les attaques", comme celle survenue samedi près du périmètre de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, constituaient "un danger bien réel pour la sûreté nucléaire et devaient cesser".
Réunies sous l’étendard de la Résistance islamique en Irak, les milices chiites irakiennes sont entrées en guerre aux côtés de l’Iran au lendemain des premières frappes américano-israéliennes, le 28 février. Elles ont lancé des attaques contre les intérêts américains et étrangers en Irak, ainsi qu’en Syrie, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
La Russie a commencé samedi l'évacuation de 198 employés supplémentaires de la centrale de Bouchehr en Iran, après une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale samedi, "fermement" condamnée par Moscou. "La principale vague d'évacuation des employés de Rosatom d'Iran a commencé aujourd'hui comme prévu", a déclaré directeur général de Rosatom Alexeï Likhatchev cité par l'agence Tass. Les bus transportant "198 personnes" sont partis vers la frontière arménienne "à peu près 20 minutes après" une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale nucléaire, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il s'agissait de "la plus grosse évacuation" du personnel russe de cette centrale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Des Russes travaillant à la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, ont été évacués, a annoncé mercredi le chef du groupe Rosatom, après que l'agence atomique iranienne a rapporté qu'une frappe avait touché le site, sans faire de dégâts. "Aujourd'hui, à 07H20 heure de Moscou (04H20 GMT), 163 personnes ont quitté Bouchehr pour se diriger vers la frontière irano-arménienne", a déclaré à la presse Alexeï Likhatchev, le directeur général du géant russe du nucléaire Rosatom. La Russie a en partie construit cette centrale et des techniciens russes aident à son fonctionnement.
Téhéran a menacé dimanche de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, répliquant immédiatement à l'ultimatum lancé par Donald Trump de rouvrir le détroit d'Ormuz sous 48 heures, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël. Sans réouverture totale et inconditionnelle de ce détroit stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, les Etats-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes "EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !", a mis en garde le président américain sur sa plateforme Truth Social samedi soir.
Au moins 175 personnes ont été blessées par des missiles et drones iraniens dans ces deux villes du centre d’Israël, bombardées durant la nuit du 21 au 22 mars.



