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2026
Donald Trump a affirmé jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé après des frappes américaines contre des "installations militaires iraniennes" en réponse à une attaque contre trois navires américains. Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.
Onze pays d'Asie du Sud-Est, fragilisés par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, se tournent désormais vers des solutions ambitieuses comme la création d'une réserve commune de carburants, a indiqué vendredi le président philippin Ferdinand Marcos. Les dirigeants des pays membres de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) se sont réunis en sommet à Cebu, aux Philippines, cherchant des pistes pour remédier à la crise énergétique déclenchée par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz depuis les attaques israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Le bloc a également demandé la réouverture de cette voie maritime. L'Asean a appelé à la ratification rapide d'un accord-cadre sur la sécurité pétrolière, un programme de partage des carburants visant à garantir la stabilité énergétique.
Il n'y aura pas d'annulations de vols massives en été, mais le secteur du transport aérien craint "un contre-coup en automne" et demande la suppression du triplement de la taxe sur les billets d'avion, a déclaré jeudi le président de l'Union des aéroports français et francophones associés. "On passera l'été, mais le secteur ne sortira pas indemne de cette crise énergétique qui s'annonce structurelle", a déclaré Thomas Juin, président de l'UAF sur RMC.
Le géant britannique des hydrocarbures Shell a publié jeudi un bénéfice net en forte augmentation au premier trimestre, porté par des prix du pétrole au plus haut avec la guerre au Moyen-Orient, mais a prévenu que le conflit plombe sa production de gaz.
Les compagnies pétrogazières européennes ont dégagé d'énormes profits au 1er trimestre, profitant de la volatilité des cours provoquée par la guerre au Moyen-Orient, ce qui a relancé de Londres à Paris les appels à taxer ces bénéfices exceptionnels. Shell a fermé jeudi la saison des résultats des +majors+ en annonçant un bénéfice net de près de 5,7 milliards de dollars (environ 4,8 milliards d'euros), en augmentation de 19% par rapport au premier trimestre 2025. Le groupe explique avoir bénéficié de prix plus élevés et de "marges de raffinage accrues", ainsi que d'"une contribution plus élevée des activités de négoce".
La phase offensive contre l'Iran est "finie" assure Washington, sans exclure une reprise des combats
- Afp,
Le chef de la diplomatie américaine a assuré mardi que la phase offensive contre Téhéran était conclue, même si l'armée américaine s'est dite prête à reprendre ses "opérations majeures de combat" en cas de riposte iranienne aux escortes dans le détroit d'Ormuz. "L'opération est finie - +Fureur épique+ - comme le président l'a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade", a affirmé le secrétaire d'Etat Marco Rubio lors d'un point presse à la Maison Blanche, utilisant le nom de code donné par les Etats-Unis à leurs opérations contre l'Iran. Le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a cependant averti que l'armée était "prête à reprendre des opérations majeures de combats contre l'Iran".
Donald Trump a annoncé la suspension de son "Projet Liberté" d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, le temps de voir si "un accord peut être finalisé et signé" avec l'Iran, après ce que le président américain a qualifié de "grands progrès" dans les négociations. "Compte tenu de l'énorme succès militaire" et des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le "Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit mardi le républicain sur son réseau Truth Social. Il a précisé que cette pause avait été décidée à "la demande du Pakistan et d'autres pays", tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril
Le 28 avril 2026, les Émirats arabes unis (EAU) ont annoncé leur retrait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec effet dès le 1er mai. Ce départ est le plus lourd de conséquences depuis la création du cartel en 1960. Cette décision invite aussi à creuser une problématique qui monte en intensité depuis une décennie : l’Opep est-elle encore viable comme instrument de régulation collective du marché pétrolier mondial ? Membres de l’Opep depuis 1967, les Émirats ont longtemps compté parmi les piliers de l’organisation. En annonçant leur retrait, les autorités émiriennes ont invoqué une vision de long terme et l’évolution de leur profil énergétique.
Déjà ébranlée par les effets de la guerre au Moyen-Orient, l'Asie est désormais confrontée à la perspective des forts aléas météorologiques d'El Niño qui pourraient faire bondir la demande d'énergie, affaiblir la production hydroélectrique et dévaster les récoltes. Ce phénomène climatique naturel entraîne des modifications mondiales des vents et des précipitations. Les Nations unies ont rapporté que les conditions propices à son développement pourraient apparaître dès la période de mai à juillet.
Après avoir achevé le chantier du parc éolien offshore des iles d'Yeu et de Noirmoutier, Ocean Winds a annoncé ce 4 mai une étape majeure pour un autre projet éolien en mer, mais flottant cette fois-ci : sa ferme pilote dans le golfe du Lion a commencé à injecter de l'électricité sur le réseau.



