Jean-Pascal Van Ypersele

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2026

Il y a des phénomènes météorologiques qui font la une des journaux, et puis il y a ceux qui bousculent littéralement les grilles de lecture des scientifiques. El Niño 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. Alors que l’on pensait l’épisode de 1997/98 indétrônable, sorte de monstre climatique de référence gravé dans le marbre des annales météorologiques, voilà qu’un nouveau prétendant s’annonce en cet été 2026, et il progresse à une vitesse qui laisse les experts sans voix. Entre records de température océanique et incertitudes sur les conséquences à venir, ce super El Niño mérite qu’on s’y attarde de près.
Le biologiste, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et membre de l’Académie d’agriculture de France, alerte sur les conséquences du projet de loi d’urgence agricole, qui ne répond ni aux difficultés économiques des agriculteurs ni au chaos climatique.
Les événements climatiques extrêmes qui se répètent à un rythme de plus en plus soutenu obligent à une adaptation accélérée des politiques publiques. Ces dernières doivent porter leurs efforts sur la planification écologique.
Il y a des chiffres qui claquent comme un coup de tonnerre dans un ciel déjà chargé. En France, on pensait avoir touché le fond en 2022, cette année noire où les flammes avaient dévoré des paysages entiers du Sud-Ouest jusqu’aux Monts d’Arrée, marquant durablement les esprits. On la croyait indépassable, gravée dans les mémoires comme un sommet que l’on n’atteindrait plus. Et pourtant, en ce cœur d’été, les satellites du Système européen d’information sur les incendies de forêt viennent de mesurer l’inimaginable : à la mi-juillet, la France avait déjà brûlé davantage qu’en toute l’année 2022. Six mois ont suffi pour balayer un record que l’on croyait solidement ancré. Derrière ces mesures venues de l’espace se cache une réalité climatique brutale, et des questions qui deviennent chaque année plus pressantes.
Avez-vous déjà remarqué ces matins où le ciel semble poudré d’une teinte étrange, presque irréelle, comme si le soleil filtrait à travers un voile d’ocre ? Ce phénomène, longtemps considéré comme rare et anecdotique, tend aujourd’hui à s’installer dans notre paysage. Le Sahara, ce géant de sable qui recouvre une bonne partie de l’Afrique du Nord, s’invite désormais durablement au-dessus de l’Europe. Poussée par les vents, sa poussière traverse la Méditerranée et vient colorer nos horizons. Derrière ce spectacle atmosphérique se cache pourtant une réalité bien moins poétique : un désert qui s’étend, un climat qui se dérègle, et une nouvelle donne pour la qualité de l’air que nous respirons. Plongeons dans les coulisses de cette invasion silencieuse.
Au Japon, des chercheurs ont mis au point une technique potentiellement révolutionnaire concernant les polluants éternels de type PFAS. L’innovation en question ne permet pas de les détruire directement mais de les traquer afin d’identifier leur origine exacte dans l’environnement. A quel niveau cette méthode pourrait changer la donne ?
Moscou a qualifié d'"irresponsables" les engagements pris par l'Otan en faveur de l'Ukraine lors de son dernier sommet en Turquie, accusant par ailleurs les Etats européens de se préparer "à un conflit armé avec la Russie".
Les pics de chaleur extrême menacent nos organismes et sont la conséquence de l'inaction politique, dénonce l'épidémiologiste Kévin Jean. De véritables politiques climatiques pourraient aussi protéger notre santé. Entretien.
Fustigeant l’apathie ou le déni du gouvernement, le chercheur invite l’exécutif à prendre la mesure de la durée très inquiétante de la vague de chaleur actuelle car les épisodes précoces «font plus de dégâts».
La chaleur s’installe aujourd’hui et se maintiendra tout au long du week-end. Dans ce contexte, la Société Wallonne des Eaux (SWDE) lance un appel à la vigilance auprès des habitants de plusieurs communes de Wallonie picarde. Les résidents de Mouscron, Tournai, Antoing et des environs sont invités à adopter une consommation d’eau responsable en évitant notamment de remplir les piscines, d’arroser les pelouses ou encore de laver les voitures. Objectif : préserver les réserves d’eau alors que la capacité de production et de traitement de l’eau potable dans cette zone est actuellement limitée en raison de problèmes d’odeurs constatés ces dernières semaines dans le réseau de distribution.