Les Soulèvements de la Terre

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Urgence climatique
La rentrée est marquée par une grande absente cette année. L’absence de réponse politique sérieuse à l’urgence climatique.
Quelque deux cents personnes, selon la police, se sont rassemblées jeudi en fin de matinée place de la Monnaie à Bruxelles pour lancer une nouvelle campagne, baptisée Climate Alarmist, dont le but est de revendiquer le terme "climato-alarmiste" comme un étendard plutôt qu'une insulte.
Le réchauffement climatique a des conséquences. Le plus grand glacier d'Autriche pourrait se couper en deux cette année.
Alors que les incendies monstres qui ravagent le pays sont en passe d’être fixés, le premier ministre socialiste estime qu’il est urgent d’adopter les mesures de prévention élaborées en 2025 avec la société civile et les scientifiques.
Un collectif de personnalités engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique estime, dans une tribune au « Monde », qu’une loi d’urgence climatique est nécessaire pour arrêter l’expansion des énergies fossiles et réduire au plus vite les émissions de gaz à effet de serre.
Alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’abat sur la France, un collectif de scientifiques et de personnalités monte au créneau et réclame une « loi d’urgence climatique ». Dans une tribune au Monde, ils proposent d’interdire tout nouveau projet fossile et de créer un crime de « globocide » contre les atteintes aux « conditions mêmes d’habitabilité de la planète ».
. Le 19 juin, Sébastien Chenu, vice-président du RN à l’Assemblée, reprochait aux gouvernements passés de ne pas avoir anticipé le réchauffement climatique face aux alertes des scientifiques. Lorsqu’on connaît le rapport qu’entretient le RN avec l’écologie, il y a de quoi être surpris : opposition générale aux énergies renouvelables, refus des contraintes visant à engager la transition écologique, climatoscepticisme et rejet des conclusions des rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) par certains de ses membres et cadres. En 2023, Marine Le Pen considérait encore que ces rapports étaient alarmistes… Et pour cause, pourrions-nous dire aujourd’hui.
Les signataires du texte, publié dans les colonnes du «Monde» lundi 6 juillet, dénoncent «l’emprise de l’industrie fossile» et «l’inconséquence» «du débat politique».
L'état du monde génère une incertitude qui pèse sur notre santé mentale. Les sciences sociales évoquent une "dégradation des horizons d'attente": contrairement à nos aînés, nous ne sommes plus certains que nos vies seront meilleures. Une rupture qui suscite des questionnements profonds et ébranle notre équilibre.
À l’aube d’une nouvelle vague de chaleur précoce, l’ONG Oxfam documente dans un rapport l’explosion des besoins en soins due au réchauffement climatique, alors que le système de santé français s’enfonce déjà dans la crise.
Alors que l’ONU alerte sur un climat « poussé au-delà de ses limites », des acteurs privés accélèrent leurs projets de géo-ingénierie solaire. Une trajectoire que l’Académie des sciences juge suffisamment risquée pour appeler à en interdire tout déploiement. Alors que l’ONU alerte sur un climat « poussé au-delà de ses limites », des acteurs privés accélèrent leurs projets de géo-ingénierie solaire. Une trajectoire que l’Académie des sciences juge suffisamment risquée pour appeler à en interdire tout déploiement. « Tous les indicateurs climatiques sont dans le rouge. » Le constat,…
Le réchauffement climatique continu pourrait engager une trajectoire irréversible en déclenchant des points de bascule climatiques, mais la plupart des gens n’en ont pas conscience. Le monde est plus proche qu’on ne le pensait d’un « point de non-retour » au-delà duquel un emballement du réchauffement climatique ne pourrait plus être arrêté, ont averti des scientifiques.
C'est un paradoxe de notre époque : ces dernières décennies, l’expression "urgence climatique" s’est démocratisée, mais l’injonction à agir qu’elle contient n’est pas advenue.
Les délégations de 194 pays, réunies à Belem (Brésil), ont validé une hausse des efforts financiers en faveur de l’adaptation mais elles ont échoué à établir une feuille de route contraignante de sortie des énergies fossiles et à rehausser significativement les efforts.
A Belém, jeudi 6 novembre, le président français a appelé à combattre le climatoscepticisme, sans nommer Donald Trump, absent du sommet pour le climat.
Le secrétaire général des Nations unies prononcera ce jeudi 6 novembre un discours en prélude à la COP30. Depuis 2017, il rivalise d’inventivité pour trouver des mots toujours plus percutants afin d’alerter sur l’urgence climatique. Un style engagé qui détonne dans le milieu politique.
Comment procéder pour que l’urgence climatique soit un enjeu qui mobilise plus de citoyens ? C’est sur cette question que se penche le philosophe Pierre Charbonnier. Il invite à créer une « coalition climat » et attire, aussi, notre attention sur le positionnement de la Chine en matière climatique. Il était l’invité du podcast de Pascal Claude "Dans quel Monde on vit".
Le discours européen sur la sécurité trahit le fait que nos dirigeants politiques ne prennent pas la menace existentielle du dérèglement climatique au sérieux. Les préoccupations liées à la guerre dominent, tandis que l'action climatique est sapée.
Licenciements massifs, coupes budgétaires, effacement de décennies de travaux et de données sur le climat… Contre l’obscurantisme de l’administration Trump, les chercheurs du monde entier ne peuvent rester silencieux, alerte le climatologue Thomas Lauvaux.
Scandale du chlordécone dans les Antilles, projet d'autoroute A69, investissements carbonés de Total, jets privés... Dans son nouvel essai, Les riches contre la planète. Violence oligarchique et chaos climatique (éd. Textuel), la sociologue Monique Pinçon-Charlot expose les ruses de l’oligarchie pour maximiser ses profits au détriment de l’urgence écologique. Entretien.
Alors qu'en France, nous nous concentrons sur les efforts de la dette nationale et que le monde se déchire dans des tensions internationales, en 2019 Yves Cochet, ministre de l'écologie (2001-2002) sous Jacques Chirac, nous prédisait un futur apocalyptique dû aux changements climatiques.
Le Premier ministre espagnol a reconnu ce lundi 1er septembre les ratés des autorités pour prévenir des feux en marge de la présentation de son «pacte national contre l’urgence climatique».
Le dirigeant socialiste reconnaît une politique de prévention insuffisante face aux incendies d’une ampleur inédite qui ont marqué le mois d’août.
Le petit pays d’Amérique du Sud, aux formidables réserves d’or noir, choisira lundi 1er septembre entre le président sortant de droite et son rival de gauche, représentants d’un bipartisme à base ethnique. Mais un nouveau venu populiste pourrait jouer les trouble-fêtes.
Le premier ministre socialiste a également assuré mardi qu’il chercherait à mettre en œuvre un « pacte d’Etat face à l’urgence climatique ». Plus de 1 100 morts peuvent être attribuées à la vague de chaleur qui a touché le pays entre le 3 et le 18 août.
Le Premier ministre socialiste, qui fait face aux critiques des régions touchées par les feux et détenues par l’opposition conservatrice, entend donner une réponse «aux incendies qui ravagent l’Espagne». […] Faire fi des «luttes partisanes et des questions idéologiques» et se «concentrer sur les preuves scientifiques» : devant l’ampleur de la dévastation causée par les incendies en Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé dimanche «un pacte national face à l’urgence climatique». Il s’agira d’«atténuer les effets du changement climatique et de s’y adapter», a-t-il expliqué lors de sa visite du centre de coordination des incendies à Ourense, en Galice (pointe nord-ouest), une des régions les plus touchés par les feux de forêt cet été. Il a promis d’avoir les bases de ce «pacte» en septembre.
Les récents incendies qui ont brûlé plus de 70 000 hectares à travers le pays sont au cœur du débat politique. Leur gestion revient en premier lieu aux régions, mais l’Etat central peut entrer en jeu quand la situation s’aggrave.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, s’est rendue, ce jeudi 14 août, à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude), à la rencontre des viticulteur·ices touché·es par l’incendie hors-norme, survenu au début du mois. Si son fonds d’urgence de huit millions d’euros répond aux besoins du moment, c'est toute une profession qui doit se réinventer dans un monde toujours plus chaud.
L’Observatoire européen de la sécheresse (EDO) du programme Copernicus affirme que le continent est en proie à une sécheresse record mi-juillet, notamment en Europe de l’Est et dans les Balkans.
Le président des Engagés, Yvan Verougstraete, a dénoncé les propos du ministre fédéral de l’Economie, David Clarinval (MR), sur la transition climatique. Dans la presse, celui-ci appelait à mettre sur pause certaines mesures climatiques et environnementales.
La recrudescence des feux dans l’ouest du pays, leur intensité et leur temporalité sont directement liées au dérèglement climatique.
C’est une tendance qui ne faiblit pas sur les réseaux sociaux. Face à la crise écologique, des centaines de jeunes témoignent de leur pessimisme quant à notre capacité à redresser la barre : on les appelle les "climate doomers". Résultat d’une éco-anxiété grandissante, ce phénomène participe à freiner l’action climatique.
Contrairement à ce que certains aimeraient croire, la désinformation climatique ne relève pas d’une cacophonie spontanée ou d’une série d’erreurs isolées. Elle fonctionne selon une logique structurée, alimentée par des groupes qui y trouvent intérêt, pointe le dernier rapport du Panel international sur l’environnement informationnel (IPIE). Divers acteurs puissants y sont identifiés : majors pétrolières, groupes industriels, réseaux politiques conservateurs et même certains États.
Après plusieurs années d’instruction et une forte mobilisation de la société civile, la préfecture a signé un arrêté rejetant la demande d’autorisation portée par la société canadienne Vermilion.
Le travail est au cœur de nos vies… et peut-être aussi au cœur de nos impasses. Pourquoi travaillons-nous autant ? À quoi ce temps et cette énergie servent-ils vraiment ? Et surtout, comment repenser le travail dans un monde où la crise écologique nous oblige à produire et consommer moins, alors même que la dette publique, la compétition économique mondiale et la pression sociale nous poussent à accélérer toujours davantage ? Dans cet épisode, Dominique Méda, philosophe et sociologue, professeure à l’Université Paris Dauphine, nous aide à penser cette tension structurante de notre époque. Spécialiste des politiques publiques du travail, de la protection sociale et de la transition écologique, elle interroge les fondements de notre modèle économique et les mythes qui l’accompagnent : croissance, compétitivité, plein emploi, progrès technologique… tout est passé au crible de l’analyse historique, sociale et politique.
Afin de lutter contre la mise en péril des océans, les scientifiques recommandent d’interdire la pêche industrielle sur 30 % des surfaces maritimes planétaires, et non pas de définir la protection marine au « cas par cas », rappelle, dans une tribune au « Monde », et à quelques jours du sommet SOS Océan qui se tiendra à Paris les 30 et 31 mars, un collectif de personnalités politiques réuni par la militante écologiste Claire Nouvian.
Le gouvernement du Venezuela a annoncé dimanche une réduction des horaires de travail de la fonction publique à cause d'une situation d'"urgence climatique" qui a réduit drastiquement la production d'hydroélectricité. La mesure devant débuter le lundi 24 mars, reflète celles appliquées en 2016 et 2018 après une réduction du débit du barrage hydroélectrique de Guri, qui génère 80% de l'énergie du pays, en raison de la sécheresse.
Cyclones, hausse des températures, incendies... Face au réchauffement climatique, tous les indicateurs sont alarmants : rien ne va. Face à cela, le climatologue et ancien vice-président du GIEC Jean Jouzel est sans équivoque : "Nous regardons ailleurs".
Alors que 2024 a vu des records de chaleur être battus et que 2025 s’ouvre sur les images de Los Angeles en flammes, le retour au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis présage d’un recul politique en complète contradiction avec l’urgence climatique.
Cosigné par une dizaine de membres du collectif Scientifiques en rébellion, l’ouvrage, qui replace la question de l’engagement des chercheurs dans une perspective historique, rappelle que dépolitiser la science conduit à protéger les intérêts dominants.


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