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L’Observatoire de l’Anthropocène sur le réseau Mastodon

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froid

septembre 2026

Imaginez devoir maintenir un glaçon intact à quelques mètres d’un feu de forge géant, sans que la chaleur ne le fasse jamais fondre. C’est à peu près le défi que doivent relever les ingénieurs du réacteur ITER, dans le sud de la France. D’un côté, un plasma porté à environ 150 millions de degrés, soit près de dix fois la température au cœur du Soleil. De l’autre, à quelques mètres seulement, des aimants supraconducteurs qui doivent rester figés à -269 °C, une température plus froide que le vide de l’espace interstellaire. Cet écart thermique, le plus extrême jamais organisé volontairement sur Terre, ne doit rien au hasard ni à des solutions simplistes comme la glace ou le vide. La réalité est bien plus subtile, et c’est précisément ce qui rend cette prouesse technique fascinante.

juillet 2026

Un tunnel censé rester scellé par le gel pendant des siècles s’est retrouvé inondé au bout de neuf ans à peine. En octobre 2016, l’année la plus chaude jamais enregistrée sur la planète, le permafrost qui entoure la chambre forte de Svalbard a commencé à fondre, laissant l’eau s’infiltrer dans le tunnel d’accès censé protéger près d’un million de paquets de graines destinés à offrir une mesure de sécurité alimentaire pour le monde. La Norvège a fini par débloquer 100 millions de couronnes, soit environ 10 millions d’euros, pour reconstruire l’ouvrage.
L'été commence à peine que la France traverse déjà sa troisième vague de fortes chaleurs en moins de deux mois. La canicule s'accompagne de son chapelet de mauvaises nouvelles : annulations d'événements culturels et sportifs, de Solidays à Paris à l'IronMan de Nice, mais aussi une pression encore plus forte que par le passé sur l'agriculture et l'élevage, deux activités très météo-dépendantes.

juin 2026

La vague de chaleur qui frappe actuellement l'Europe pourrait avoir un complice inattendu: une vaste zone d'eau anormalement froide au sud de l'Islande et du Groenland, capable d'influencer les régimes météorologiques sur le continent.
Selon une récente publication, des chercheurs ont étudié une intrigante masse d’eau froide près de Terre-Neuve, au Canada. Il s’agit d’un « blob froid » qui pourrait malheureusement signer la fin de la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), des courants essentiels au maintient d’un climat tempéré en Europe.
Au milieu d’un Atlantique qui se réchauffe comme le reste de la planète, une zone fait exception. Au sud-est du Groenland, une tache d’eau anormalement froide persiste depuis plus d’un siècle, résistant obstinément à la tendance globale. Les scientifiques viennent d’en percer le secret, et les conclusions sont préoccupantes pour l’Europe.

mai 2026

L’administration Trump a annoncé avoir sélectionné plusieurs start-up du nucléaire pour participer à un projet qui leur permettrait d’utiliser les stocks de plutonium hérités de la Guerre froide. Un plan qui inquiète les spécialistes des questions de non-prolifération nucléaire.
L’épisode précoce de chaleur extrême que connaît le pays met en lumière la banalisation de la désinformation climatique sur la chaîne de Vincent Bolloré.
Des températures élevées sont attendues en France les prochains jours. Les vagues de chaleur posent un défi inédit pour nos villes de climat tempéré où, pendant longtemps, la priorité était au contraire de lutter contre le froid. Plutôt que de dépendre exclusivement de la climatisation, le refroidissement passif hybride propose de s’inspirer des bonnes pratiques des climats arides et semi-arides. L’approche tient en trois points : empêcher la chaleur d’entrer dans les bâtiments, la stocker grâce à des matériaux présentant une forte inertie thermique et, enfin, la restituer la nuit grâce à des mécanismes de ventilation naturelle.
Dans le désert de Gobi, à l’écart de tout, un réacteur nucléaire de 2 mégawatts tourne depuis juin 2024 à pleine puissance. Rien d’impressionnant en termes de chiffres, c’est moins qu’une grosse éolienne. Mais ce qui se passe à l’intérieur du TMSR-LF1, installé à Wuwei dans la province du Gansu, n’a pas d’équivalent sur la planète : le premier réacteur au monde à combiner deux avancées longtemps recherchées, le refroidissement aux sels fondus et un cycle de combustible thorium fonctionnel. Et le piquant de l’histoire, c’est que cette technologie a été inventée aux États-Unis — et abandonnée il y a plus de cinquante ans.