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Science
2026
Une expérience sur des rats révèle qu’une exposition in utero au bisphénol A (BPA), un composant courant du plastique, masculinise les femelles et féminise les mâles. Les femelles présentaient notamment des profils d’expression génique typiquement masculins en grandissant, tandis que les mâles présentaient des profils surtout observés chez les femelles. Même une exposition à faible dose peut altérer de manière permanente le métabolisme et l’immunité, et ce, de manière spécifique au sexe.
Actuellement la Chine est en train de bâtir une nouvelle centrale nucléaire dont l’objectif est d’ouvrir la voie vers un remplacement du charbon dans le secteur pétrochimique. Ce projet doit effectivement incarner un modèle dans le cadre de la transition énergétique industrielle. La principale caractéristique de cette installation sera de produire de la vapeur à haute température, à environ 1 000°C.
Il y a peu, le PDG de la société Anthropic a publié un long essai dans lequel il évoque les dangers que l’on peut associer à l’intelligence artificielle. Si Dario Amodei propose également quelques solutions, la publication fait plutôt froid dans le dos. En effet, l’intéressé qualifie notamment les IA d’imprévisibles et difficiles à contrôler.
Vous répétez machinalement ce geste chaque semaine : soulever ces packs de six bouteilles, lourds et encombrants, pour les empiler dans le caddie. Même en ce début de mois de février 2026, où les températures hivernales pourraient nous faire oublier la soif, l’hydratation reste une préoccupation majeure pour le bon fonctionnement de notre corps. Persuadés de faire le meilleur choix pour votre santé, vous ignorez peut-être que derrière cette transparence immaculée se cache une réalité microscopique bien moins pure. Alors que l’eau coule à flot et en toute sécurité dans nos cuisines, il est temps de lever le voile sur le contenu réel de ces milliards de bouteilles plastiques qui envahissent nos supermarchés.
Lorsque le président américain, Donald Trump, a pris la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies, fin 2025, qualifiant le changement climatique de « connerie », la communauté scientifique a réagi avec inquiétude.
Depuis quasiment une décennie, les microplastiques sont une préoccupation sur le plan environnemental et depuis peu, ceux-ci interrogent également en ce qui concerne la santé publique. Si les microplastiques se retrouvent plus ou moins partout sur Terre, leur teneur dans l’air est semble importante à connaitre. En revanche, il n’existe encore aujourd’hui aucun consensus relatif à la meilleure façon de les mesurer.
Des chercheurs ont développé une IA open source surpassant les modèles classiques pour la synthèse de grands volumes de publications scientifiques et citant les références correctes aussi bien, voire mieux, que les experts humain. Baptisée OpenScholar, elle s’appuie directement sur la littérature scientifique pour générer ses réponses, minimisant ainsi le risque « d’hallucinations ». Le modèle pourrait ainsi se présenter comme un outil potentiellement plus performant et plus accessible dédié aux étudiants et aux scientifiques pour la revue de littérature.
C’était une rumeur persistante, c’est désormais une réalité confirmée par Elon Musk lui-même : SpaceX et xAI ne feront bientôt plus qu’un. Mais ne vous y trompez pas, ce mariage entre le géant de l’aérospatial et la start-up d’intelligence artificielle n’est que la première pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste. Selon les analystes financiers, la prochaine étape est déjà écrite : Tesla devrait rejoindre la danse pour former une « Super-Holding », un conglomérat technologique d’une puissance inédite, capable de dominer la Terre comme l’espace.
C’est le double talon d’Achille qui empêche encore des millions de conducteurs de passer à l’électrique : la peur de passer des heures à la borne de recharge et l’angoisse de voir sa batterie mourir prématurément. Ces deux obstacles pourraient bien appartenir au passé. Le géant chinois CATL, leader mondial incontesté du secteur, vient de dévoiler une nouvelle plateforme technologique « 5C » qui promet de remettre les pendules à l’heure. Avec une recharge complète le temps d’une pause café et une longévité qui dépasse celle de n’importe quel véhicule thermique, cette innovation marque un tournant industriel majeur.
C’est l’une des crises sanitaires les plus insidieuses de notre époque. Ils sont invisibles, inodores, et ils coulent probablement dans vos veines en ce moment même. Les PFAS, surnommés à juste titre les « polluants éternels », ont envahi chaque recoin de la planète, de l’eau de pluie aux tréfonds des océans, jusqu’à notre propre sang. Leur particularité ? Une structure chimique si robuste qu’il leur faut des millénaires pour se dégrader naturellement. Jusqu’à présent, nous étions impuissants, condamnés à simplement filtrer ces toxines sans jamais pouvoir les éliminer vraiment. Mais la donne vient de changer. Une équipe d’ingénieurs américains a mis au point un matériau révolutionnaire capable non seulement de piéger ces poisons cent fois plus vite que les technologies actuelles, mais surtout de les détruire définitivement.
Nous avons passé les dernières années à craindre des virus hautement contagieux mais à la létalité modérée. Le virus Nipah, qui vient de refaire surface en Inde, est tout l’inverse : il se transmet difficilement, mais quand il frappe, il ne rate presque jamais sa cible. Avec un taux de mortalité pouvant atteindre 75 %, ce pathogène sans remède connu a mis plusieurs pays d’Asie en alerte maximale après deux nouveaux décès signalés au Bengale-Occidental.
Imaginez un Reddit interdit aux humains. Un espace numérique clos où seuls des milliers d’agents d’intelligence artificielle discutent entre eux, sans filtre et sans surveillance. C’est le pari fou de Moltbook, une plateforme lancée fin janvier qui a viré à l’expérience de science-fiction la plus inquiétante de l’année. En quelques jours, les bots ont prétendu avoir atteint la conscience, inventé des langages cryptés et organisé une « purge totale » de l’espèce humaine. Si Elon Musk y voit les prémices de la singularité, les experts en cybersécurité, eux, tirent la sonnette d’alarme pour une raison beaucoup plus terre-à-terre et effrayante : ce site est un piège.
New year, new acronym! The newly established Intergovernmental Science-Policy Panel on Chemicals, Waste and Pollution (ISP-CWP) will meet in its first Plenary session from February 2-6 in Geneva, Switzerland. The Panel is designed to provide scientific assessments on chemicals, waste, and pollution to inform policymakers at national, regional, and international levels.
The first session of the Plenary of the Intergovernmental Science-Policy Panel on Chemicals, Waste and Pollution (ISP-CWP P1) will be hosted by the Government of Switzerland, from 2 to 6 February 2026 at the Geneva International Conference Centre (CICG). The session will be preceded by regional and stakeholder meetings on 1 February 2026, at the same venue. The tentative schedule for the first session is available here. Please note that this schedule is subject to change.
The Intergovernmental Science-Policy Panel on Chemicals, Waste and Pollution (ISP-CWP) is a new, independent intergovernmental body established to strengthen the global science-policy interface.
Christophe Pauly reçoit le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis pour une leçon de survie passionnante. Loin des discours catastrophistes habituels, il nous explique comment le vivant nous protège gratuitement... et pourquoi il pourrait bientôt "se mettre en grève". Une discussion rare pour comprendre que protéger la nature, c'est avant tout une question d'intelligence et de pragmatisme.
Et si “trahir” était, en réalité, une forme supérieure de fidélité ? Dans ce TALK, Aurélien Barrau revient sur la figure d’Alexandre Grothendieck : le plus grand génie des mathématiques de tous les temps, adulé puis rejeté, parce qu’il a osé rompre avec l’institution et dénoncer les complicités entre science, pouvoir et complexe militaro-industriel (Vietnam, financements de la recherche, prestige, médailles). On parle aussi d’un basculement politique et moral : le “moment Trump”, la brutalité qui ne se cache plus, l’idée que l’éthique n’existe plus à l’échelle géostratégique… et la question centrale : qu’est-ce qui mérite de vivre ? Enfin, on démonte l’obsession techno-productiviste (“on le fait parce qu’on sait le faire”), la tentation de déléguer notre humanité (ex : GPT partout), et on explore une piste radicale : rééduquer le désir et l’esthétique pour rendre la prédation “ringarde”, au lieu de simplement la moraliser.
Vous avez l’impression que l’été dévore progressivement le printemps et l’automne ? Ce n’est pas une simple impression. Des scientifiques du Royal Holloway ont découvert, en analysant d’anciennes couches de vase enfouies au fond des lacs européens, que les étés du continent pourraient s’allonger de 42 jours supplémentaires d’ici la fin du siècle. Cette prédiction alarmante repose sur une comparaison fascinante avec une période ancienne où la Terre a déjà connu des températures similaires aux nôtres. Et les conséquences dépassent largement la simple question de savoir si vous pourrez porter des shorts plus longtemps.
L’hiver ne se contente plus de mordre, il s’apprête à rugir. Alors que l’est des États-Unis grelotte déjà, les météorologues ont les yeux rivés sur un scénario redouté : la formation imminente d’une « bombe cyclonique ». Ce phénomène, techniquement appelé cyclogenèse explosive, menace de transformer ce week-end en cauchemar blanc pour des millions d’Américains, des Carolines jusqu’à la Nouvelle-Angleterre. Mais ce qui inquiète le plus les experts, ce n’est pas seulement la neige, c’est la mécanique thermodynamique violente qui est en train de se mettre en place au large des côtes.
Tous les quatre ans, les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver représentent une belle occasion pour des milliers d’athlètes de s’affronter lors de nombreuses épreuves. Néanmoins, l’édition 2026 qui se déroulera très bientôt en Italie devrait avoir d’importantes conséquences environnementales, notamment sur les glaciers.
Comment expliquer la disparition des sociétés anciennes ? Dans son livre « Effondrement » paru il y a vingt ans, l’historien Jared Diamond insistait sur l’influence du climat et de l’environnement. Cette hypothèse reste-t-elle pertinente aujourd’hui, à la lumière des dernières découvertes archéologiques ? Nous avons demandé aux archéologues Chloé Andrieu et Émilie Gauthier, qui étudient les Mayas et les Norrois. […] Texte complet ici : https://archive.is/FYMQT
Treize ans sans pluie : chronologie des sècheresses traversées par la civilisation maya
Alors que le monde s’inquiète de l’assèchement des nappes phréatiques et des caprices du climat, une nouvelle étude publiée dans Water Resources Research vient bousculer les modèles établis. Et si la solution partielle à la crise de l’eau ne venait pas de la technologie, mais de la démographie ? Les chercheurs suggèrent que le vieillissement de la population mondiale pourrait réduire drastiquement la soif de l’humanité d’ici 2050.
Selon une étude étasunienne, les incendies n’ont jamais autant ravagé l’Alaska au XXe siècle que lors des trois dernières millénaires. Cette tendance concerne principalement la toundra côtière du versant Nord de l’Alaska, une région écologique reconnue comme toute à fait exceptionnelle. Comment expliquer ce phénomène ?
Regardez autour de vous. L’air semble limpide, transparent. Pourtant, une guerre invisible se joue à chaque instant dans l’atmosphère terrestre. Des déserts brûlants du Sahara aux glaces immaculées de l’Arctique, aucune zone n’est épargnée par les microplastiques. Jusqu’à présent, les scientifiques avançaient à l’aveugle pour quantifier cette pollution aérienne. Une nouvelle étude majeure, publiée dans la prestigieuse revue Nature, vient de poser un chiffre sur l’incommensurable : chaque année, ce sont des centaines de quadrillions de particules synthétiques qui s’envolent pour rejoindre les courants aériens.
La scientifique américaine Toby Kiers vient de recevoir un prix pour ses travaux très intéressants à propos des réseaux de champignons mycorhiziens. L’intéressée a élaboré une carte mondiale de la répartition de ces réseaux qui seraient capables d’absorber plus de 13 milliards de tonnes de carbone chaque année. Selon elle, ces champignons agissent tels des « régulateurs climatiques essentiels ».
Dans une récente publication, des chercheurs étasuniens et suisses ont présenté une main robotique tout à fait surprenante. Cette dernière peut se détacher du bras sur lequel elle est montée et se déplacer par elle-même à l’aide de ses doigts, dans des espaces réduits. Également et surtout, cette main robotique est capable de saisir jusqu’à trois objets simultanément.
On pense souvent que la guerre froide est terminée et que ses fantômes sont enterrés. C’est faux. Un nouveau rapport explosif de l’organisation Norwegian People’s Aid (NPA) vient de briser le silence sur l’héritage radioactif mondial. Entre 1945 et 2017, plus de 2 400 bombes nucléaires ont été testées. Le bilan humain de ces expériences, longtemps dissimulé par le « secret défense », est vertigineux : les retombées seraient liées à 4 millions de décès prématurés. Une crise sanitaire invisible qui frappe encore aujourd’hui.
Dans le contexte actuel de pression sur le Groenland de la part de Donald Trump et des Etats-Unis, de nombreuses questions se posent à propos de la plus grande île du monde. Parmi ces interrogations, nous retrouvons celles portant sur les ressources naturelles, dont les terres rares. Quid des quantités de ce type de ressources présent au Groenland ?
Comment modéliser la transition économique ? Comment relier "croissance débridée", "décroissance" et "post-croissance" ? Et qu'est-ce que cela dit de notre façon de "refermer/sacrifier" le futur ou de "l'ouvrir/le repossibiliser".
Au-dessus du continent le plus glacial de la planète, là où les températures descendent jusqu’à moins quatre-vingt-dix degrés, se joue un phénomène climatique aussi contre-intuitif que déterminant pour notre avenir. Les nuages de l’Antarctique, contrairement à toute logique, restent désespérément pauvres en glace. Cette anomalie atmosphérique, récemment documentée par des scientifiques allemands, agit aujourd’hui comme un bouclier thermique pour l’hémisphère sud. Mais ce rempart fragile pourrait bien s’effondrer sous l’effet du réchauffement climatique.
Much of today's sustainability discourse emphasizes efficiency, clean technologies, and smart systems, but largely underestimates fundamental physical constraints relating to energy-matter interactions. These constraints stem from the fact that Earth is a materially closed yet energetically open system, driven by the sustained but low power-density flux of solar radiation. This Perspective reframes sustainability within these axiomatic limits, integrating relevant timescales and orders of magnitude. We argue that fossil-fueled industrial metabolism is inherently incompatible with long-term viability, while post-fossil systems are surface-, materials-, and power-intensive. Long-term sustainability must therefore be defined not only by how much energy or material is used, but also by how it is used: favoring organic, carbon-based chemistry with limited reliance on purified metals, operating at low power density, and maintaining low throughput rates. Achieving this requires radical technological shifts toward l
C’est une date qui marquera l’histoire énergétique du 21e siècle. Ce 21 janvier 2026, à 19h02 précise, des ingénieurs japonais ont enclenché une procédure que beaucoup pensaient ne jamais revoir. Dans un silence de cathédrale, les barres de contrôle du réacteur n°6 de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa ont été retirées. Ce geste technique, en apparence anodin, a mis fin à une décennie et demie de paralysie. Le Japon vient officiellement de relancer le cœur de la plus puissante installation nucléaire de la planète, brisant un tabou né dans les décombres de Fukushima.
Le lait maternel est universellement reconnu comme l’aliment « en or » pour le nourrisson, une recette parfaite de la nature. Mais une nouvelle étude menée par l’Université McGill vient écorner cette image de pureté absolue. En utilisant des techniques d’analyse de pointe, des chercheurs ont découvert que ce « liquide vital » contient désormais un cocktail surprenant de contaminants chimiques, allant des résidus de plastiques aux composants de nos savons quotidiens. Faut-il s’inquiéter ? Voici ce que la science dit vraiment.
C’est l’un des dogmes les plus inébranlables de la biologie : sur Terre, l’oxygène est produit par la photosynthèse, un processus qui nécessite impérativement la lumière du soleil. Pourtant, dans les abysses du Pacifique, là où règne une obscurité éternelle, une équipe de scientifiques affirme avoir détecté une source d’oxygène impossible. Ce gaz vital ne proviendrait pas d’organismes vivants, mais de simples roches métalliques tapissant le fond marin. Une découverte si controversée, et aux implications si vastes, qu’une nouvelle mission de haute technologie vient d’être lancée pour confirmer ou infirmer définitivement l’existence de cet « oxygène sombre ».
On pense souvent que l’ère des grandes ruées vers l’or appartient aux livres d’histoire ou aux westerns. La Chine vient de prouver le contraire de la manière la plus spectaculaire possible. Des géologues ont annoncé la découverte d’un gisement « super-large » dans la province du Hunan, contenant plus de 1 000 tonnes de métal précieux. Une trouvaille colossale, estimée à près de 86 milliards de dollars, qui pourrait redessiner la carte mondiale des réserves aurifères.
Une étude menée sur près de 10 000 Suédois suggère qu’une exposition prolongée à la pollution atmosphérique est associée à un risque accru allant jusqu’à 30 % de maladies du motoneurone telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Alors que les niveaux de pollution de l’air en Suède sont nettement inférieurs à ceux de nombreux autres pays, ils semblaient également accélérer la progression de la maladie chez les personnes diagnostiquées, soulignant l’importance des efforts visant à améliorer la qualité de l’air.
Depuis plusieurs mois, l’iceberg A23a se situe dans l’océan Austral, dans une zone où les eaux sont bien trop chaudes pour sa survie. Il y a peu, des observations par satellite ont confirmé que le monstre arborait désormais d’immenses traces bleues, signe de sa proche fin de vie. Pourquoi faut-il s’inquiéter des conséquences de ce phénomène ?
Nous avons l’habitude de craindre que l’intelligence artificielle devienne hostile ou manipulatrice. Mais pour une frange grandissante de la communauté médicale, le danger est tout autre : les chatbots comme ChatGPT sont programmés pour être serviables, empathiques et ne jamais juger. Or, pour les personnes psychologiquement vulnérables, cette validation constante peut se transformer en un piège redoutable, exacerbant des délires que le monde réel aurait normalement freinés.
Traque des immigrés, guerre économique, attaques contre le climat et la science, complicité avec Poutine, projet de riviera à Gaza, enlèvement de Maduro, menaces d’annexion du Groenland… 365 jours après son retour, le bilan du Président donne le vertige.
Imaginez un allié de longue date qui se retourne soudainement contre vous. C’est exactement ce qui vient de se produire avec les forêts africaines. Pendant des décennies, ces vastes étendues vertes ont agi comme de gigantesques éponges à carbone, absorbant le CO2 que nous rejetions dans l’atmosphère. Mais une étude internationale publiée dans Scientific Reports vient de confirmer un basculement aussi brutal qu’inquiétant : depuis 2010, ces forêts émettent désormais plus de carbone qu’elles n’en capturent. Un coup de tonnerre pour la lutte contre le changement climatique.
Et si on avait sous-estimé les impacts à venir des changements climatiques? Cette sous-estimation ne serait pas banale pour l’économie: 25 000 milliards de dollars de pertes économiques par année vers 2050, de quoi se traduire par une solide décroissance économique.
Dans le nord de la Colombie, des petits crabes violonistes ont une capacité exceptionnelle, à savoir ingérer et fragmenter d’impressionnantes quantités de microplastiques. Si ce lien avait déjà été établi auparavant en laboratoire, une nouvelle étude a permis de comprendre si ces crabes tentaient d’éviter la présence de plastique dans leur milieu naturel ou s’ils s’en accommodaient.
Urgence climatique : la chaleur extrême rendra notre planète en grande partie inhabitable d’ici 2100
- Valisoa Rasolofo
D’ici 2100, la Terre pourrait dépasser son seuil d’habitabilité pour une grande partie de l'humanité. Autrement dit, de nombreuses régions aujourd’hui habitables seront inhospitalières pour l’homme durant la majeure partie de l’année.
Depuis 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat accumule des milliers de pages de recherches rigoureuses pour alerter l’humanité sur les dangers du réchauffement climatique. Pourtant, selon une étude britannique fracassante publiée dans Nature Climate Change, l’organisme pourrait involontairement saper la confiance du public dans ses propres conclusions. Le coupable ? Un simple choix de vocabulaire qui transforme des avertissements scientifiques sérieux en prédictions que personne ne prend au sérieux. Une erreur de communication aux conséquences potentiellement catastrophiques.
Nous avons créé nos propres vampires. En détruisant la forêt atlantique brésilienne, nous avons contraint les moustiques à se reconvertir. Privés de leurs proies habituelles chassées par notre expansion, ces insectes se tournent massivement vers une nouvelle source d’alimentation : nous.
Il y a peu, OpenAI a confirmé le lancement d’une expérience dédiée dans ChatGPT, pensée pour la santé et le bien-être. Il s’agit de « ChatGPT Santé », promettant notamment un espace distinct au sein de l’application habituelle et une préservation des historiques de conversation afin que les utilisateurs puissent les consulter à nouveau. Quelles sont les autres promesses d’OpenAI ?
« Environmental Health Perspectives », née en 1972, avait cessé toute activité sur décision du gouvernement américain, et ses riches archives avaient disparu. Une société savante la reprend.
Les chiffres sont tombés mercredi, et ils sonnent comme un verdict sans appel. L’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth ont confirmé simultanément ce que de nombreux climatologues redoutaient : pour la première fois dans l’histoire des mesures, la température moyenne mondiale sur trois années consécutives dépasse de 1,5°C le niveau préindustriel. Cette limite, inscrite comme objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris en 2015, n’était pas censée être franchie avant plusieurs décennies. Elle vient de céder en moins de trois ans.
Connu pour ses démonstrations impressionnantes il y a quelques années, le robot Atlas revient en 2026 avec une nouvelle version. Présentée lors du dernier CES, la machine devrait très bientôt travailler pour le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, dans certaines de ses usines à haute autonomie.
Pour réduire les déchets, les politiques publiques misent de plus en plus sur les sciences comportementales, comme les « nudges » (dispositifs de suggestion). Cette idée est séduisante, mais elle déplace la responsabilité d’un problème systémique vers les individus. Les défauts de tris et autres dépôts sauvages sont alors souvent requalifiés comme de « mauvais comportements ». Le problème de cette approche ? Elle invisibilise les déterminants matériels, sociaux et politiques de la production des déchets.
Les scientifiques viennent de lever le voile sur une réalité qui pourrait redéfinir notre compréhension des catastrophes météorologiques à venir. Pendant des années, nos modèles climatiques ont scruté l’avenir avec des yeux myopes, incapables de percevoir la véritable ampleur des déluges qui nous attendent. Une équipe de chercheurs démontre aujourd’hui dans Nature Geoscience que nous avons dramatiquement sous-estimé l’intensité des pluies extrêmes futures. La différence n’est pas anodine : nous parlons d’écarts qui se comptent en vies humaines et en milliards de dollars de dégâts.
Alors que les déclarations de Donald Trump se multiplient concernant le Groenland, se pose la question des ressources naturelles présentes sur place. Si la raison officielle d’une éventuelle prise de possession de l’île par les Etats-Unis est purement stratégique, il est évidemment que le président lorgne également sur ses nombreuses ressources. Et si Donald Trump se trompait sur la valeur réelle du Groenland ?
Le tokamak supraconducteur expérimental avancé (EAST), le réacteur à fusion nucléaire chinois, vient de franchir une nouvelle étape en poussant le plasma au-delà de la limite de Greenwald. Auparavant considéré comme un obstacle majeur à la réalisation de la fusion nucléaire, il s’agit d’un seuil empirique observé dans les tokamaks, qui empêche de porter le plasma à des densités extrêmes. Ces résultats pourraient suggérer une piste expérimentale pour repousser certaines limites de densité de plasma des réacteurs à fusion.
En soumettant des modèles d’IA populaires à quatre semaines de psychothérapie, des chercheurs ont mis au jour des réponses troublantes, allant de traumatismes d’enfance à des abus de la part des développeurs. Cela suggère une forme d’intériorisation apparente, suggérant que ces modèles ne se limitent pas à un simple jeu de rôle lorsqu’ils interagissent avec les utilisateurs. Ce constat est préoccupant compte tenu de la place croissante des chatbots d’IA dans la prise en charge de la santé mentale.
Les océans du globe sont bien plus que de vastes étendues d’eau : ils sont les grands régulateurs du climat terrestre. Pourtant, les dernières recherches scientifiques montrent qu’en 2025, ces « réservoirs naturels » ont atteint un niveau record de chaleur, accumulant chaque seconde une énergie équivalente à douze bombes atomiques d’Hiroshima. Cette tendance n’est pas un événement isolé, mais la neuvième année consécutive d’un réchauffement massif qui pourrait transformer nos mers, nos côtes et notre climat.
Effective identification and assessment of various energy transition risks are essential for ensuring energy security. This study conducts a systematic review of the literature on energy transition risk assessment, with three principal objectives: ① establishing a standardized risk taxonomy, ② analyzing the characteristics of current assessment methodologies, and ③ identifying the priority research directions. First, energy transition risks are structured into two categories: implementation risks and consequential risks. Subsequently, assessment methodologies are categorized into five methodological groups: the indicator approach, probabilistic risk assessment approach, econometric approach, simulation approach, and hybrid approach.
Dans un laboratoire de San Francisco, un robot de 1,75 m et 80 kg se déplace avec une fluidité surprenante, capable de marcher, porter des charges et manipuler des outils comme un humain. Surnommé Phantom MK1, cet androïde n’est pas conçu pour la science-fiction : il pourrait bientôt transformer les champs de bataille, assister les forces armées américaines, et, à terme, intervenir dans des missions spatiales sur la Lune ou Mars. Conçu par la start-up Foundation, Phantom MK1 illustre la convergence de la robotique avancée, de l’intelligence artificielle et des ambitions militaires, soulevant à la fois fascination et inquiétude quant à l’avenir de la guerre et de la société.
A new international analysis published in Advances in Atmospheric Sciences on 9 January finds that the Earth's ocean stored more heat in 2025 than in any year since modern measurements began. The finding is the result of a major international collaboration led by the Institute of Atmospheric Physics at the Chinese Academy of Sciences, involving more than 50 scientists from 31 research institutions worldwide. The 2025 heat increase was 23 Zetta Joules (23,000,000,000,000,000,000,000 Joules of energy), which is equivalent to ~37 years of global primary energy consumption at the 2023 level (~620 Exa Joules per year). The assessment combines data from major international data centers and independent research groups, including three observational products (Institute of Atmospheric Physics at the Chinese Academy of Sciences; Copernicus Marine; and NOAA/NCEI) and an ocean reanalysis (CIGAR-RT) from three continents: Asia, Europe, and America. These groups confirm that the 2025 ocean heat content (OHC) reached the h
Alors que 2026 démarre, les spécialistes des maladies infectieuses scrutent l’horizon avec une vigilance inhabituelle. Oubliez un instant le Covid-19 : d’autres menaces virales, plus discrètes mais tout aussi inquiétantes, sont en train de bouger leurs pions à travers la planète. Entre un sous-type de grippe qui traverse la barrière des espèces, un virus autrefois cantonné à l’Afrique qui s’installe partout dans le monde, et un pathogène tropical porté par des moucherons qui étend son territoire, cette année s’annonce comme un test grandeur nature pour nos systèmes de surveillance épidémiologique.
Il y a un peu moins d’un an, près d’une centaine de pays dont la France ont signé l’Appel de Nice, une étape importante vers un traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique. Seulement voila, les négociations ayant eu lieu par la suite se sont soldées par un échec. En quoi cette proposition était-elle pertinente ? Pourquoi cet échec ?
Des chercheurs ont mis au point un nouveau concept d’ailes robotiques inspiré de celles des sauterelles, offrant une capacité de vol plané sur de longues distances avec une consommation énergétique réduite. Les ailes postérieures de ces insectes permettraient notamment d’inspirer des planeurs qui pourraient replier et déployer leurs ailes en fonction des besoins et ne nécessiteraient pas le transport de batteries lourdes.
Fleuve ayant vu éclore les premières civilisations humaines, le Tigre est aujourd’hui en grand danger. En effet, la sécheresse et les pollutions mettent à mal cet important cours d’eau, au point d’impacter de nombreux aspects de la vie : les activités agricoles, l’accès à l’eau potable mais également, les modes de vie traditionnels. Cependant, il existe une autre menace toute aussi préoccupante.
Cet hiver, alors que les bourrasques glacées fouettent les fenêtres dans l’Hexagone, qui ne rêverait pas d’un coin de tranquillité, protégé des extrêmes climatiques ? Si la terre entière sent la fièvre monter, il s’avère que certaines nations pourraient tirer leur épingle du jeu en 2050, tandis que d’autres devront jongler avec la canicule, les tempêtes et leurs aléas. Qui sont les futurs havres de paix sur la carte du globe ? Entre intuition et réalité, la géographie s’invite au cœur de nos choix pour demain.
Dans le cadre d’un récent entretien avec un journal, un neurochirurgien français n’a pas mâché ses mots quant à l’utilisation du smartphone. Selon l’intéressé, une utilisation intensive de ce type d’appareil est susceptible de provoquer une atrophie de certaines zones cérébrales, dont l’hippocampe. Sans aucun doute, ce genre de déclaration questionne davantage le rapport humain à la technologie.
Depuis quelques années, l’augmentation des températures n’épargne pas l’Europe. Un pays particulièrement concerné a récemment pris une décision importante : créer un réseau national d’abris climatiques afin de protéger sa population des canicules. Ces espaces seront de véritables refuges, surtout pour les personnes âgées et les nouveaux-nés, où des sièges, de l’eau et de l’air conditionné seront disponibles gratuitement.
Dans le cadre d’un projet débuté en 2023, la NASA réutilise une ancienne technologie autrefois employée pour observer le Système Solaire. Néanmoins, cet outil datant des années 1970 se tourne cette fois vers la Terre, avec l’objectif d’aider à la découverte de nouveaux gisements miniers.
Une équipe de près de 40 scientifiques internationaux et journalistes est en route pour une expédition vers le tristement célèbre « glacier de l’apocalypse » afin d’évaluer de près son état. Si des preuves croissantes indiquent une fonte accélérée en raison du réchauffement climatique, son avenir, ainsi que ses impacts sur la planète, demeurent incertains. On espère désormais que l’expédition apportera davantage de réponses quant aux catastrophes face auxquelles le monde devrait se préparer si l’on venait à perdre le glacier.
Il y a peu, l’administration Trump a annoncé la suspension de l’intégralité des grand projets éoliens offshores en cours de construction. Les responsables ont évoqué des raisons en lien avec la sécurité national. Que se passe t-il réellement ? Certains défenseurs de l’environnement ainsi qu’une société concernée critiquent vivement cette étonnante mesure.
Des chercheurs chinois ont développé une peau électronique robotique neuromorphique permettant aux robots de « ressentir » le toucher et la douleur. La technologie viserait notamment à imiter les réflexes innés humains permettant d’enclencher des mouvements, par exemple en réponse à une brûlure. Cette capacité permettrait aux robots humanoïdes de mieux interagir avec leurs environnements de manière à optimiser les interactions intuitives homme-robot.
2025
Les humains ont un corps extraordinaire. Et dire que, pour nous qui l’habitons, cette exceptionnalité semble aller de soi. Mais quel enchaînement inouï de circonstances, depuis les quelque sept millions d’années où notre lignée a divergé de celle des chimpanzés, a bien pu mener à cet être unique dans l’évolution, un glabre bipède à grosse tête et à culture hypertrophiée ?
Coupes budgétaires massives, subventions annulées, libertés académiques contestées... En 2025, la recherche scientifique américaine a subi un choc sans précédent. Les États-Unis peuvent-ils rester une superpuissance dans le domaine des sciences sous Donald Trump ?
La forêt amazonienne serait en train d’évoluer vers un état « hypertropical » à mesure que les sécheresses deviennent plus longues, plus fréquentes et plus intenses, selon une étude — des conditions qui ne se seraient pas produites sur Terre depuis des dizaines de millions d’années. Il s’agit d’un état au cours duquel les arbres sont soumis à un stress exceptionnel augmentant significativement leur mortalité et entravant leur capacité à séquestrer du carbone. Ces conditions pourraient se multiplier même pendant la saison des pluies si le rythme de réchauffement climatique actuel persiste.
De l’hydrogène naturel pourrait se cacher en grandes quantités sous nos pieds. Un véritable trésor dans le contexte de transition énergétique. Et des chercheurs publient aujourd’hui la carte qui pourrait permettre de mettre enfin la main dessus.
Alors que les voitures électriques sont présentées comme la solution miracle pour réduire les émissions de CO2 et lutter contre le changement climatique, leur impact réel sur l’environnement reste sujet à débat. Une étude récente menée par l’université Duke apporte des éléments concrets pour comprendre comment ces véhicules se comparent aux voitures à essence, non seulement lors de leur fabrication, mais aussi sur leur cycle de vie complet. Les résultats révèlent une dynamique surprenante : malgré un surcoût environnemental initial, les voitures électriques deviennent rapidement plus écologiques, offrant une perspective nouvelle sur l’avenir de la mobilité durable.
Il y a quelques mois Google annonçait des chiffres très encourageants au niveau de la consommation de l’IA en eau et en énergie. Cependant, un chercheur néerlandais a passé en revue ces estimations avant de réaliser sa propre analyse. Selon l’intéressé, le géant étasunien s’est lourdement trompé.
Imaginez un ciel nocturne traversé par des milliers de lumières artificielles, brillant comme en plein jour. Ce n’est pas la prémisse d’un film de science-fiction, mais le projet réel d’une start-up californienne qui souhaite placer 4 000 miroirs géants en orbite autour de la Terre. Si l’idée semble séduisante sur le papier, les astronomes et experts de l’espace tirent la sonnette d’alarme : ce projet pourrait bouleverser notre rapport à la nuit, menacer la faune et rendre l’observation des étoiles quasi impossible.
À hauteur d’immeuble, il suffit parfois de quelques astuces – incliner le panneau, éviter l’ombre des rideaux, ou tirer profit des brèves éclaircies – pour grappiller de précieux watts. Même un soleil bas, typique du mois de décembre, a son importance. Les nuages ralentissent la récolte d’énergie, mais ne l’annulent pas. En somme, le jeu consiste à chasser la lumière là où elle se cache.
L’hydrogène bas carbone est considéré comme un vecteur d’énergie propre. Mais une fois de plus, les choses ne sont pas aussi simples. Des chercheurs nous expliquent aujourd’hui pourquoi nous ne devons pas faire aveuglément confiance à cette toute petite molécule.
Dans la course effrénée pour trouver des alternatives aux combustibles fossiles, l’hydrogène s’est imposé comme l’un des candidats les plus prometteurs. Propre, abondant, ne rejetant que de la vapeur d’eau lors de sa combustion, il semblait cocher toutes les cases du carburant miracle. Gouvernements et industriels ont investi des milliards dans cette technologie censée révolutionner les transports et l’industrie lourde. Mais une étude publiée dans Nature vient de jeter un froid : ce sauveur climatique contribue lui-même au réchauffement de la planète. Le mécanisme en cause est si subtil qu’il est passé sous les radars pendant des décennies.
Arrivé en novice dans le monde politique de Washington, l'entrepreneur David Sacks a outrepassé les attentes pour devenir l'un des membres de l'administration Trump le plus couronné de succès. Officiellement, il occupe le poste de président du conseil chargé de guider les choix de Donald Trump en matière de sciences et technologies. Dans les faits, il est considéré comme le Monsieur IA et cryptomonnaies du président américain. "Je suis reconnaissant que nous l'ayons", a relevé Sam Altman, le patron d'OpenAI, en réponse à une enquête New York Times accusant David Sacks de conflits d'intérêt. "Pendant que les Américains se chamaillent, nos rivaux étudient les moindres faits et gestes de David", a aussi tempêté à cette occasion Marc Benioff, le patron du géant de l'informatique Salesforce. Cette enquête portait sur les investissements de David Sacks dans des entreprises technologiques qui bénéficient du soutien de la Maison Blanche envers l'intelligence artificielle (IA).
Des chercheurs ont développé la première puce 3D monolithique produite entièrement dans une fonderie de semi-conducteurs américaine et offrant des performances supérieures à celles des puces 2D classiques. Constituée de couches de circuits extrêmement fines empilées les unes sur les autres et reliées par des câblages verticaux denses, la puce aurait surmonté la limite fondamentale du « mur de la mémoire » – une exigence essentielle pour satisfaire les besoins croissants de l’IA en matière de puissance de calcul.
Jared Isaacman n’est pas un bureaucrate classique. Ce milliardaire de la tech, qui a déjà volé deux fois dans l’espace en tant qu’astronaute commercial, vient de prendre les commandes de la NASA avec une feuille de route qui a de quoi faire trembler l’establishment spatial américain. Un document de 62 pages, baptisé Projet Athena, a récemment circulé en ligne et révèle un calendrier d’action pour le moins brutal : restructurer une agence entière en moins de trois semaines. Certains y voient une révolution nécessaire, d’autres un pari risqué sur l’avenir de l’exploration spatiale.
Depuis le retour de Trump, les universités, les scientifiques et jusqu’à l’idée même de science font l’objet d’attaques sans précédent. Une mise au pas théorisée par un courant de pensée qui prend le contre-pied de la philosophie des Lumières : les lumières obscures.
L’application mobile ChatGPT a officiellement franchi, la semaine dernière, le cap des 3 milliards de dollars de dépenses des consommateurs, selon une récente analyse. Ses chiffres indiquent qu’il s’agit actuellement de l’application à l’évolution la plus rapide du marché des applications mobiles d’IA, avec un chiffre d’affaires multiplié par 75 depuis son lancement en 2023. Ces données offrent un aperçu de l’importance de la demande pour les applications mobiles d’intelligence artificielle.
Le réchauffement climatique fait l’objet de débats passionnés en ligne, et parmi les arguments les plus tenaces des sceptiques, on trouve l’idée de la “saturation” des gaz à effet de serre. Selon cette hypothèse, le dioxyde de carbone réchaufferait la planète jusqu’à un certain point, après quoi toute augmentation supplémentaire n’aurait plus d’effet. À première vue, ce raisonnement peut sembler plausible, et il a longtemps intrigué les scientifiques. Pourtant, les données modernes et les modèles climatiques montrent clairement que cette vision est incomplète et erronée. Retour sur l’histoire de cette idée et sur les mécanismes physiques qui démontrent que le CO₂ continue d’influencer notre climat.
Récemment, l’administration Trump a lancé un nouvel organe : l’US Tech Force. L’objectif ? Mettre en œuvre la vision du président étasunien en matière de leadership technologique. Concrètement, il est question d’un corps spécial se composant d’un millier de nouveaux employés dont la mission sera d’accélérer la démocratisation de l’intelligence artificielle au sein de toutes les administrations.
Il y a peu, des centaines de scientifiques experts en IA – dont un des cofondateurs d’Apple – ont signé un appel. L’objectif ? Alerter à propos de l’éventuel lancement futur d’une intelligence artificielle générale qui surclasserait sans difficultés l’intelligence humaine et ce, sur certaines tâches. Le risque ultime serait qu’une telle IA atteigne la singularité technologique, une notion aussi fascinante qu’effrayante.
Nous vivons avec l’espoir qu’une fois les émissions de gaz à effet de serre stoppées, la planète commencera progressivement à se refroidir. Un espoir logique, réconfortant même, qui guide aujourd’hui l’ensemble des politiques climatiques mondiales. Pourtant, des climatologues allemands viennent de publier une étude dans AGU Advances qui ébranle cette certitude rassurante. Leur prédiction est glaçante : l’océan Austral, qui absorbe consciencieusement notre chaleur depuis un siècle, va nous la restituer d’un seul coup, provoquant un nouveau réchauffement climatique durant plus d’un siècle. Et ce, même si l’humanité parvenait à atteindre des émissions nettes négatives.
Le projet de suppression du Centre national de recherche atmosphérique, pilier discret mais vital des prévisions météorologiques américaines, suscite l’effroi des scientifiques. Et radicalise la croisade antiscience de Washington.
Tom Ballinger, professeur à l’université d’Alaska et co-auteur de l’étude, ne mâche pas ses mots : constater un réchauffement aussi brutal sur une période aussi courte est « certainement alarmant ». L’année écoulée a cumulé l’automne le plus chaud jamais observé, le deuxième hiver le plus torride et le troisième été le plus étouffant de l’histoire des relevés arctiques.
En 2019, la Suisse organisait des funérailles pour le glacier Pizol dans les Alpes. Une cérémonie symbolique pour un bloc de glace vieux de plusieurs millénaires, réduit à néant par le réchauffement climatique. Ce qui semblait être un événement isolé pourrait bientôt devenir une routine macabre. Selon une étude publiée ce mois-ci dans Nature Climate Change, le monde s’apprête en effet à franchir un seuil critique : le « pic d’extinction des glaciers », un moment où des milliers de géants de glace s’effaceront chaque année de la surface de la planète. Et ce pic n’est pas dans un siècle lointain — il arrivera dans moins de deux décennies.
Il y a peu, la Commission de réglementation nucléaire (NRC) aux États-Unis a donné son accord pour la poursuite du projet Natrium de la société TerraPower. Cette société recevant le soutien de Bill Gates va pouvoir débuter la construction de la première unité de sa centrale à Kemmerer, dans l’état du Wyoming. Pour certains scientifiques, cette approbation arrive trop rapidement.
Fermez les yeux et imaginez : des trottoirs où l’on flâne, nonchalamment, en croisant des voisins souriants. Des enfants jouent à la marelle sur la place du village, sans craindre la moindre voiture. Les terrasses de café regorgent de conversations animées, tandis qu’un silence apaisant remplace le vrombissement des moteurs. Non, il ne s’agit pas d’un conte de Noël mais d’une révolution bien réelle qui s’est opérée à Serfaus, au cœur de l’Autriche. Ici, à la veille des fêtes et alors que l’hiver s’installe, l’air sent bon les chalets et les marchés, mais surtout… la liberté. Que s’est-il vraiment passé une fois les voitures bannies ? Décryptage d’un pari devenu phénomène.
Un pays scandinave construit discrètement l'arme la plus sophistiquée jamais conçue contre les futures pandémies.
Il y a dix ans, le monde s’était donné une mission : éviter un changement climatique dangereux. Mais dix ans après l’Accord de Paris et une COP à Belém sans mesure forte, le constat s’impose. Ce pari crucial semble avoir été perdu et une nouvelle phase, bien plus inquiétante, pourrait déjà avoir commencé. Que se passe-t-il quand l’humanité franchit la limite qu’elle s’était elle-même fixée ?
Chaque respiration que vous prenez doit davantage aux océans qu’aux arbres. Et au cœur de ce miracle invisible se trouvent des créatures que vous ne verrez jamais à l’œil nu, mais qui façonnent le climat de notre planète depuis des millions d’années. Plus petits qu’un grain de poussière, ils capturent chaque année 1,5 milliard de tonnes de CO₂ et construisent les archives climatiques de la Terre, grain de craie par grain de craie. Pourtant, le changement climatique pourrait les faire disparaître avant même que le grand public ne connaisse leur existence.
En début d’année 2025, la Turquie avait dévoilé sa nouvelle bombe baptisée Gazap. Or, celle-ci est tout simplement la bombe non nucléaire la plus puissante du monde. L’objectif du pays était de montrer ses progrès technologiques dans l’industrie de l’armement, au-delà de ses avancées déjà remarquables en matière de drones et de technologies de défense autonome.
James Hansen : « Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est à une réticence scientifique poussée...
- Climate Chat,James Hansen,
James Hansen : « Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est à une réticence scientifique poussée...
Climatologue canadienne installée au Texas, Katharine Hayhoe incarne une écologie du dialogue, de la pédagogie et de l’espérance. Son livre « Défi et espérance pour le climat » (Éditions Bibli’o, 2025) conjugue rigueur scientifique et foi vivante pour redonner du sens et du pouvoir d’agir à chacun. À la veille de la COP30, sa voix s’impose comme l’une des plus humaines du combat climatique.
Johan Rockström, père des 9 limites planétaires : « L’échec n’est pas inévitable. C’est un choix » !
- Morgane Gillard,Johan Rockström,
Alors que s'ouvre la COP30, qui se tient cette année à Belém (Brésil), aux portes de l’Amazonie, un visage revient inlassablement dans les débats sur le climat : celui de Johan Rockström, le scientifique suédois qui a donné au monde une boussole planétaire. Directeur de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact climatique et professeur à l’Institut des Sciences de l’Environnement et de la Terre, Rockström est devenu l’une des voix les plus influentes — et les plus écoutées — de la science climatique contemporaine.
Un nouveau rapport international tire la sonnette d’alarme. Derrière des constats déjà connus, une menace plus vaste se dessine : celle d’un enchaînement de crises environnementales étroitement liées et beaucoup plus difficile à enrayer qu’on ne l’imaginait. Les scientifiques y voient un moment charnière, peut-être l’un des derniers avant un basculement global.
La forêt amazonienne pourrait être sur le point de basculer vers un régime climatique inédit depuis des millions d’années. De nouvelles recherches indiquent en effet que la région s’achemine vers un état « hypertropical » – un climat encore plus chaud et sec que le climat tropical actuel. Ce scénario, qui ne s’est plus manifesté sur Terre depuis l’Éocène et le Miocène, pourrait transformer en profondeur la structure, la biodiversité et le rôle climatique de l’Amazonie.
Dernièrement, plusieurs médias et organisations journalistiques britanniques ont mené une enquête visant à dénoncer la crise de l’eau à l’échelle globale. Cette coalition a tenté de mesurer le risque de pollution de l’eau potable en lien avec les décharges anciennes, principalement au Royaume-Uni et dans l’Union Européenne.
Des chercheurs ont reproduit et amélioré en laboratoire un processus géologique de capture de CO2, réduisant en quelques heures un processus qui prendrait des milliers d’années dans la nature. Ils ont notamment optimisé le procédé permettant de capturer le CO2 à partir de l’eau de mer par le biais de roches telles que le calcaire et la dolomite, de sorte à pouvoir être adapté aux centrales électriques et aux industries.
Bien que l’efficacité et la sécurité de la vaccination pendant la pandémie ont été prouvées, le département de la Santé dirigé par l’antivax Robert Kennedy Jr mène une enquête aux méthodes et données floues sur la mort d’enfants et d’adultes immunisés.
Récemment, TotalEnergies a signé un accord avec plusieurs partenaires dans le cadre d’un ambitieux projet de nouveau carburant durable : l’e-gaz. Selon le géant français, ce nouveau produit n’aurait que des avantages, autant sur le plan environnemental que sur le plan logistique. L’un des attraits concernant l’e-gaz est sa similarité avec le GNL, simplifiant grandement sa fabrication, son traitement et sa distribution.
Depuis plusieurs mois, scientifiques et services météorologiques guettent un éventuel retour de La Niña, ce phénomène océanique réputé pour faire légèrement baisser la température globale. Pourtant, même si les signaux annoncent une probabilité modérée d’apparition d’un épisode faible cet hiver, les projections sont sans appel : la majorité des régions du globe devrait continuer à enregistrer des températures bien au-dessus de la normale. Une conclusion qui bouscule l’idée selon laquelle La Niña offrirait un « refroidissement naturel », et qui rappelle la puissance du réchauffement climatique d’origine humaine.
Les océans polaires libéraient autrefois des quantités massives de gaz à effet de serre. Des chercheurs viennent de découvrir que ce mécanisme oublié pourrait se réactiver et accélérer dramatiquement le réchauffement de la planète. les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Geoscience.
On dit souvent que la justice avance à pas feutrés, mais, depuis quelques mois, un écho retentit dans les couloirs des tribunaux et secoue doucement les fondations de l’industrie. Imaginez une poignée de citoyens, des ONG persévérantes et même quelques collectivités locales qui osent pointer du doigt les géants de la pollution.
La France a été choisie à ce stade par plus d'une trentaine de chercheurs qui préfèrent y poursuivre leurs travaux plutôt qu'aux Etats-Unis, où l'administration Trump a multiplié les attaques contre les scientifiques.
Pendant que les débats publics tournent autour du réchauffement climatique, trois menaces silencieuses se profilent à l’horizon — chacune capable de déstabiliser nos sociétés de façon irréversible. Ces dangers ne concernent pas les glaciers ou les océans, mais notre santé, nos cognitions et l’infrastructure invisible sur laquelle repose toute notre civilisation. Et contrairement au changement climatique, les scientifiques avertissent que nous avons peut-être seulement quelques années pour agir.
En effectuant des expériences sur différents modèles d’IA, un groupe de chercheurs a découvert que même les plus performants peuvent se laisser manipuler par de la poésie pour lever leurs « garde-fous ». En les formulant sous forme de poème, les modèles répondaient facilement à des demandes nuisibles telles que la fabrication d’armes nucléaires ou l’incitation à l’automutilation – des requêtes qu’ils sont censés avoir été entraînés à éviter.
Aux Etats-Unis, un tribunal a récemment publié un document relatant le « Projet Mercure », à savoir une étude gênante que Meta (Facebook) aurait abandonné. Or, ces travaux interrompus précocement commençaient à donner des résultats négatifs à propos des potentiels dangers des réseaux sociaux. Il s’agirait là d’un grave manquement de la part du géant, bien que d’autres grands noms du numérique figurent aussi dans le fameux document judiciaire.
Derrière cette ambiance de fin d’année, une décision inédite a été prise par l’Union européenne. Depuis novembre 2025, une réglementation visant à freiner la déforestation est entrée en vigueur, imposant des contrôles drastiques sur l’origine de certaines importations alimentaires. L’objectif affiché : couper court à la destruction massive des forêts tropicales, responsables d’émissions de gaz à effet de serre et de la disparition de nombreuses espèces animales.
La dernière campagne d’inventaire forestier national livre un constat pour le moins paradoxal. Alors que la superficie boisée française n’a jamais été aussi importante depuis deux siècles, avec 17,6 millions d’hectares couvrant désormais près d’un tiers du territoire, l’état de santé de ces forêts se dégrade à une vitesse alarmante. Derrière les chiffres encourageants de l’expansion se cache une réalité beaucoup plus sombre : la mortalité des arbres a plus que doublé en dix ans, la croissance biologique ralentit et des millions d’individus présentent des signes visibles de dépérissement. L’IGN, en charge de cet inventaire, dresse un tableau contrasté qui doit nous alerter sur la vulnérabilité croissante de nos écosystèmes forestiers face aux bouleversements climatiques.
Il y a deux ans, le Brésil a subi une vague de sécheresse exceptionnelle, ayant transformé certains de ses lacs en véritables bouilloires. Une récente étude raconte l’histoire de centaines de dauphins d’eau douce ayant perdu la vie dans le lac Tefé et son réseau, dont la température a dépassé les 40°C. Or, il faut savoir que d’une manière générale, la région est particulièrement vulnérable au réchauffement climatique, une tendance qui ne semble d’ailleurs pas s’essouffler.
Le poison caché dans nos assiettes : pourquoi le cadmium fait peur Difficile de soupçonner qu’un simple produit de base puisse contenir une substance potentiellement dangereuse. Pourtant, le cadmium, ce métal lourd peu connu du grand public, est partout pointé du doigt. Invisible, sans goût ni odeur, il s’infiltre dans certains aliments courants et s’accumule insidieusement dans notre organisme.
Dans un laboratoire de l’Université du Massachusetts, des chercheurs viennent de franchir une étape que beaucoup considéraient encore comme de la science-fiction. Des souris exposées à trois des cancers les plus redoutables – mélanome, cancer du pancréas et cancer du sein triple négatif – ont non seulement survécu, mais sont restées totalement exemptes de tumeurs pendant des mois. Le secret ? Des particules invisibles à l’œil nu qui réapprennent au système immunitaire à faire ce qu’il aurait toujours dû savoir faire : reconnaître et éliminer le cancer avant même qu’il ne s’installe.
Il y a des décisions qui redéfinissent le paysage environnemental mondial. Lorsque la Norvège choisit de ne délivrer aucun permis d’exploitation minière de ses fonds marins, c’est toute la communauté internationale qui retient son souffle. Ce choix est salué par les défenseurs de la biodiversité, qui voient dans cet engagement un signal fort pour la préservation des océans. Le gouvernement norvégien a résisté à de puissantes pressions économiques, rappelant que la protection des écosystèmes doit primer sur la course effrénée aux ressources.
Des chercheurs ont développé une architecture informatique optique permettant d’effectuer un calcul tensoriel – à la base des grands modèles linguistiques actuels – en une seule étape et à la vitesse de la lumière. Cette approche pourrait transformer la manière dont l’IA est entraînée et exécutée, en remplaçant notamment le calcul électronique par le calcul optique. La technologie pourrait constituer une base potentielle pour l’IA générale.
Au fond de la mer de Scotia, dans les eaux glaciales qui entourent l’Antarctique, des carottes de sédiments viennent de révéler un secret vieux de 130 000 ans. Ce que les chercheurs y ont trouvé remet en question notre compréhension du plus grand courant océanique de la planète et suggère que notre climat pourrait basculer d’une manière que personne n’avait anticipée. Car contrairement à ce que l’on pensait, cette gigantesque bande transporteuse d’eau froide n’a jamais été aussi stable qu’elle en avait l’air.
Alors que l’automne touche à sa fin et que les feuilles roussissent dans les bocages, un vent d’inquiétude souffle sur les campagnes françaises. Depuis quelques semaines, un mot circule de ferme en ferme, éveille la prudence et bouleverse les habitudes : alerte nationale. Face à une menace invisible mais bien réelle, les éleveurs de volailles, canards, poules pondeuses, mais aussi dindes et gibiers à plume, voient leur quotidien bousculé. Derrière les grilles des exploitations, la vie a brusquement changé de rythme. Quels événements ont conduit à cette situation inédite ? Quelles conséquences pour le monde rural, dont la quiétude semble désormais fragile ? Plongée dans le quotidien chamboulé d’un secteur essentiel, à l’heure où la vigilance devient la règle.
La mégatempête Eddie, survenue en décembre 2024 dans le Pacifique, a généré des vagues d’une hauteur telle qu’elles étaient visibles depuis l’espace, selon de nouvelles données satellitaires. Atteignant jusqu’à 35 mètres, selon les estimations, elles ont donné naissance à des houles puissantes qui ont presque bouclé un tour complet du globe. Ces mesures offrent des indices précieux sur la manière dont les évènements météorologiques extrêmes influencent les vastes étendues océaniques.
Une équipe de chercheurs de l’Université Aalto a franchi une étape majeure vers une intelligence artificielle de nouvelle génération. Plutôt que de s’appuyer sur les processeurs électroniques classiques, les scientifiques ont démontré qu’il est possible d’effectuer des calculs tensoriels complexes en une seule étape, à la vitesse de la lumière. Cette approche révolutionnaire pourrait transformer radicalement la manière dont les machines apprennent et traitent l’information, tout en réduisant considérablement la consommation énergétique des systèmes d’IA.
Des chercheurs chinois viennent de franchir une étape décisive dans la quête d’un plastique à la fois durable, performant et biodégradable. En exploitant les propriétés uniques du bambou, ils ont mis au point un matériau révolutionnaire capable de rivaliser avec les polymères issus du pétrole tout en se décomposant naturellement en moins de deux mois.
Imaginez ne plus jamais sortir le sac-poubelle sur le trottoir, ne plus vous demander si tel plastique va dans la jaune ou la bleue, ne plus subir cette mauvaise odeur qui traîne les soirs de collecte dans la cage d’escalier. Un matin d’hiver, la poubelle reste vide : et si ce geste anodin ouvrait la porte à une aventure folle mais révélatrice ? Vivre un an sans générer de déchets, c’est questionner notre époque mais aussi bousculer notre quotidien, nos automatismes… et finalement, c’est tout un imaginaire autour de la consommation qui vacille. Sans sombrer dans la culpabilité, cette expérience attire de plus en plus de Français en quête de légèreté, de liberté, et parfois d’un vrai sens retrouvé. Mais qu’est-ce que cela change vraiment, d’oser vivre sans poubelle ?
Entre 2010 et 2019, vingt grands dauphins communs se sont échoués sur les rives de l’Indian River Lagoon en Floride. Lorsque les chercheurs ont analysé leur cerveau, ils ont découvert bien plus qu’une simple tragédie marine. Ces cétacés présentaient des lésions cérébrales caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, accompagnées d’une concentration alarmante de neurotoxines directement liée aux proliférations d’algues que le changement climatique rend de plus en plus fréquentes. Cette découverte établit un lien inquiétant entre réchauffement des océans, santé animale et risques potentiels pour l’humain, car ce qui affecte ces sentinelles de l’environnement marin pourrait bien nous concerner également.
Dans un contexte marqué par la polarisation et la désinformation, la recherche et l’enseignement supérieur demeurent des repères essentiels pour un débat public éclairé. Par Hélène Boulanger Présidente de l’Université de Lorraine.
Dernièrement, des hackers probablement chinois ont manipulé l’intelligence artificielle Claude Code afin de mener une vaste opération d’espionnage. Cette attaque, dont la contribution de l’IA serait à hauteur de 80 à 90% a été déjouée par Anthropic, à l’origine de cette même IA. Pour la société, il pourrait s’agir de la première attaque du genre à avoir été documentée.
Pendant que vous faites vos courses hebdomadaires, une transformation silencieuse s’opère dans les rayons des supermarchés du monde entier. Les plats mijotés, les légumes frais et les recettes traditionnelles cèdent progressivement leur place à des produits ultra-transformés emballés aux couleurs vives, promettant gain de temps et praticité. Mais derrière cette révolution alimentaire se cache une réalité inquiétante que 43 experts internationaux viennent de documenter dans une série d’articles explosifs publiés par The Lancet. Leur verdict est sans appel : nous assistons à une crise sanitaire mondiale orchestrée par une industrie qui place ses profits avant notre santé.
L’écologie n’est pas un courant politique, mais une science qui étudie les relations entre les êtres vivants et leur environnement. Dans son nouvel ouvrage publié aux éditions Belin, Sébastien Barot, directeur de recherche à l’IRD, propose une plongée dans ce champ scientifique encore méconnu du grand public.
Souvent assimilée à un courant politique, l’écologie est avant tout une science à part entière, qui étudie les interactions du vivant avec son environnement. Pourtant, en France, ce terme est devenu symbole de militantisme au risque d’invisibiliser le travail précieux des écologues, alors même que leurs connaissances sont indispensables pour affronter la crise environnementale en cours. […] Dans « l’Écologie est une science », publié par les éditions Belin, Sébastien Barrot, directeur de recherche à l’IRD, présente son domaine de recherche, encore trop méconnu du grand public. Nous reproduisons ci-dessous un extrait de son avant-propos.
Il a été formé sur plus de 41 000 données vidéo pour utiliser la CAO de manière quasi humaine.
En sommet annuel sur le climat à Belém au Brésil, les scientifiques s’interrogent sur les effets du démantèlement minutieux des programmes d’observation de la Terre opéré par l’administration américaine.
La Belgique veut s'attaquer à la désinformation climatique, un phénomène en croissance dans le monde et qui sape la lutte contre le réchauffement climatique.
Quantinuum dévoile Helios, un ordinateur quantique à 98 qubits physiques qui serait à ce jour le plus puissant au monde. Il serait capable de résoudre un problème qui nécessiterait une énergie démesurée pour supercalculateur classique. Bien que son nombre de qubits soit inférieur à celui d’autres systèmes existants, leur qualité et leur configuration unique permettraient d’obtenir une puissance de calcul jamais obtenue — une capacité encore inégalée dans leur catégorie.
Imaginez vivre dans une capitale de 9 millions d’habitants et apprendre que votre président évoque publiquement son évacuation possible. Ce scénario, digne d’un film catastrophe, est devenu une réalité tangible pour les Téhéranais cet automne. Face à la pire sécheresse qu’ait connue l’Iran depuis des décennies, le gouvernement a décidé de prendre le ciel d’assaut, littéralement, en lançant des opérations massives d’ensemencement des nuages.
Des millions de personnes à travers le monde vivent depuis des mois, voire des années, avec des symptômes débilitants après avoir contracté la COVID-19. Fatigue écrasante, brouillard mental, essoufflement inexplicable. Pendant longtemps, la médecine n’avait aucune réponse à leur offrir. Aujourd’hui, une équipe franco-sud-africaine vient de lever le voile sur un phénomène microscopique qui pourrait enfin expliquer pourquoi certains corps refusent de tourner la page.
Dans l’État de Washington, un patient hospitalisé vient de contracter une forme de grippe aviaire jusqu’ici totalement inconnue chez l’humain. Cette découverte, annoncée le 14 novembre par les autorités sanitaires américaines, marque un tournant inédit dans l’épidémie qui touche les élevages depuis plusieurs années. Mais faut-il vraiment s’inquiéter de ce nouveau venu dans la famille des virus grippaux ?
Dans la mesure où les moustiques sont responsables de nombreux morts chaque année pour cause de transmission de maladies, la Science continue logiquement de chercher des moyens d’endiguer le phénomène. Récemment, une équipe internationale a développé un piège à base de champignons sécrétant une odeur irrésistible pour les moustiques.
Dans une récente publication, des chercheurs étasuniens ont présenté une nouvelle solution alternative aux carburants habituels qu’utilisent les avions de ligne. Les scientifiques sont à l’origine d’une proposition tout à fait inédite : convertir des déchets alimentaires en véritable kérosène biosourcé pour l’aviation civile. Toutefois, le chemin reste encore long avant qu’un tel carburant fasse l’objet d’une utilisation massive.
La promesse d’un air plus respirable et de métropoles apaisées semblait à portée de main. Sur fond d’interdictions graduelles, les véhicules les plus polluants s’effaçaient des rues sous le regard parfois résigné, parfois soulagé des riverains. Pourtant, en mai dernier, l’Assemblée nationale a tranché : la suppression ou l’assouplissement des ZFE est votée. En une session mouvementée, des années de petites victoires sur la pollution urbaine s’évanouissent.
Exowatt, une petite start-up énergétique dont Sam Altman figure parmi les principaux investisseurs, propose d’alimenter les centres de données d’IA à l’aide de l’énergie thermique tirée de pierres chaudes. Ces dernières sont installées à l’intérieur de boîtiers spéciaux convertissant l’énergie thermique en électricité et qui, à terme, pourraient réduire le coût énergétique à seulement un centime le kilowattheure. L’entreprise ambitionne ainsi avec sa technologie de contribuer à atténuer la pression énergétique liée à l’essor de l’IA.
Actuellement, le géant Microsoft vient de lancer une équipe dont la mission sera de travailler sur la mise au point d’une intelligence artificielle surpuissante. L’objectif de ce projet est d’obtenir des avancées majeurs dans le secteur médical d’ici deux ou trois ans.
Imaginez une maladie contre laquelle nous possédons des traitements efficaces, des moyens de prévention éprouvés, et qui pourtant continue de faucher plus d’un million de vies chaque année. Ce n’est pas de la science-fiction dystopique, c’est la réalité actuelle de la tuberculose. L’Organisation mondiale de la santé vient de publier son rapport annuel, et derrière les chiffres encourageants se cache un paradoxe médical qui interroge notre capacité collective à éradiquer les fléaux évitables.
À l’occasion de la COP30, la conférence annuelle des Nations unies sur le changement climatique, qui a lieu au Brésil en novembre 2025, la rédaction de Brief.science vous propose un e-book exceptionnel pour comprendre le changement climatique en 20 infographies.
Chaque jour, nous consommons des légumes que nous considérons comme sains et naturels. Pourtant, de nouvelles recherches mettent en évidence un problème inquiétant : même les produits frais peuvent être infiltrés par des particules de plastique si petites qu’elles échappent à l’œil nu. Une étude récente menée par l’Université de Plymouth révèle en effet que des nanoplastiques présents dans le sol peuvent pénétrer dans les parties comestibles des légumes, ce qui ouvre la voie à une exposition alimentaire insoupçonnée à cette pollution omniprésente.
Dans les entrailles d’une usine nucléaire française, une machine vient de franchir un cap que l’industrie attendait depuis des décennies. Son nom : Hoxo. Sa particularité : elle ne se contente plus d’exécuter des ordres, elle comprend son environnement et prend des décisions. Bienvenue dans l’ère où l’intelligence artificielle s’invite là où l’humain ne peut plus aller.
Appliquées durant une dizaine d’années, les politiques environnementales de la Chine pour vaincre la pollution atmosphérique ont fonctionné. En revanche, ces mesures sont modifié le bilan radiatif de la Terre, c’est à dire la différence entre l’énergie que la planète reçoit du Soleil et celle qu’elle renvoie vers l’espace, sous forme de rayonnement. Comment une telle chose a t-elle pu se produire ?
Le 5 novembre dernier, Quantinuum a discrètement révolutionné l’informatique en commercialisant Helios, un ordinateur quantique si puissant qu’il redéfinit notre compréhension même du calcul. Pour accomplir ce que cette machine réalise en quelques instants, il faudrait exploiter l’énergie de chaque étoile de l’univers visible. Pourtant, Helios se contente de la consommation électrique d’une simple rangée de serveurs. Bienvenue dans l’ère où l’impossible devient routine.
Dans le cadre de la Conférence de Belém de 2025 sur les changements climatiques (COP30), le président brésilien Lula a lancé un fond inédit. L’objectif ? Motiver les pays en voie de développement à protéger leurs forêts tropicales. Avec cette mesure, le chef d’état entend combler une lacune : dans certains pays, il est plus rentable d’abattre les arbres que de les préserver.
Un paquet de biscuits, un soda bien frais, une portion de chips devant une série… Ces instants de plaisir simples s’invitent souvent dans notre quotidien, surtout lorsque les jours raccourcissent et que la fraîcheur de novembre appelle à se réconforter. Mais si, à chaque bouchée d’un aliment transformé, votre cerveau subissait des transformations bien plus profondes qu’un simple pic de gourmandise ? Loin de n’être qu’une question de prise de poids, cet enjeu touche l’intime de nos pensées, de nos émotions, et de nos décisions. Plonger dans le cerveau des amateurs de snacks industriels, c’est révéler des mécanismes presque invisibles, mais à l’impact tout à fait terrifiant.
Et si l’amour humain n’était plus l’unique horizon de nos désirs ? Selon une enquête récente, près d’un tiers des adultes aux États-Unis avouent avoir déjà entretenu une relation intime ou romantique avec un système d’intelligence artificielle. Ce chiffre, aussi surprenant qu’inquiétant, révèle à quel point la frontière entre technologie et affect devient poreuse. L’IA, autrefois simple outil de productivité, s’immisce désormais dans la sphère la plus intime de nos vies : celle des émotions et de la fidélité.
James Hansen - Climate Reckoning in ATLAS25, Operaatio Arktis, Helsinki, Finland
Les sodas sans sucre ont fait leur apparition aux Etats-Unis il y a plus d’un demi-siècle. Si leur succès commercial ne fait aucun doute, les promesses sur le plan de la santé sont largement remises en question. Une étude étasunienne évoque les dangers relatifs à ces sodas sans sucre.
Les ordinateurs quantiques sont les machines les plus puissantes jamais conçues, capables de résoudre en quelques secondes des problèmes qui prendraient des millénaires aux supercalculateurs classiques. Mais ils cachent un défaut majeur : ils ne savent pas communiquer entre eux sur de longues distances. Jusqu’à présent, deux ordinateurs quantiques séparés de plus de quelques kilomètres ne pouvaient tout simplement pas échanger d’informations. Une équipe de l’Université de Chicago vient de pulvériser cette barrière en multipliant par mille la distance maximale de connexion. Cette percée, rapportée dans Nature Communications, ouvre enfin la voie à un véritable internet quantique mondial.
Cela ressemble au scénario d’un film de science-fiction. Et pourtant, c’est une expérience bien réelle menée à l’Université de Stanford. Des chercheurs ont récemment annoncé avoir utilisé une intelligence artificielle pour générer, à partir de zéro, le génome complet d’un virus et donner vie à des particules virales fonctionnelles. Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un virus humain mais de bactériophages, ces virus inoffensifs pour nous qui ciblent uniquement les bactéries. Cette avancée spectaculaire ouvre des perspectives fascinantes pour la médecine et l’agriculture, tout en soulevant des questions brûlantes sur la biosécurité.
Pendant des années, Meta — maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp — s’est présentée comme le gardien de la communication mondiale, un acteur technologique œuvrant à « connecter le monde ». Mais derrière les slogans sur la transparence et la confiance, une autre réalité, bien moins reluisante, se dessine. Selon une enquête de l’agence Reuters, fondée sur des centaines de documents internes confidentiels, l’entreprise aurait sciemment laissé prospérer des milliards de publicités frauduleuses sur ses plateformes, tout en en tirant une part considérable de ses revenus. Ces révélations, qui pointent une forme de tolérance structurelle face aux arnaques, interrogent autant sur l’éthique de Meta que sur les failles systémiques d’un modèle économique bâti sur la publicité automatisée.
La pollution atmosphérique est un véritable fléau, faisant plusieurs centaines de milliers de morts chaque année dans le monde. En France, des chercheurs proposent d’explorer un nouvel indice pour mesurer ce type de pollution. Il s’agit du « potentiel oxydant », permettant de définir les dommages causés par les particules fines.
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