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focusbiodiversité poissons
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
Le petit groupe avance sur des galets secs où coule d’ordinaire la rivière Albarine. Dans ce coin de l’Ain, son lit s’est asséché sur deux kilomètres, et là où il reste de l’eau, elle est trop chaude pour les poissons. "Les arbres font comme nous, ils transpirent. Du coup ils ont besoin d’eau, ils assèchent les sols, ils assèchent les nappes", explique Thibault Datry, directeur de recherche en écologie aquatique à l’Inrae, venu constater les dégâts de la canicule de juin sur la vie aquatique.
En se fondant sur des documents internes à EDF, le réseau Sortir du nucléaire alerte sur les conséquences des systèmes de refroidissement des réacteurs pour les organismes aquatiques. L’électricien tricolore assure que cela n’a pas d’impact sur le maintien des espèces.
Loin des regards, un véritable drame écologique se joue dans les eaux douces de notre planète. Selon une évaluation majeure publiée par l’ONU, les populations de poissons migrateurs sont en chute libre absolue et frôlent l’effondrement total. En l’espace de cinquante ans, la quasi-totalité de ces voyageurs aquatiques a purement et simplement disparu. Ce déclin catastrophique ne condamne pas seulement la biodiversité de nos fleuves, il met en péril l’équilibre alimentaire de populations entières à travers le globe.
Plus du quart des poissons pêchés par les bateaux français proviennent de populations en situation de surpêche, et 7 % d’espèces halieutiques considérées comme effondrées, selon un rapport de l’Ifremer.
Une étude publiée le 25 février dans Nature Ecology & Evolution et relayée par The Guardian met en lumière les conséquences du réchauffement chronique des océans sur la vie marine. Les chercheurs estiment que les populations de poissons diminuent en moyenne de 7,2 % pour chaque hausse de 0,1 °C par décennie de la température des fonds marins dans l’hémisphère nord.
Adopté il y a deux ans par les états membres des Nations Unies, le traité mondial de protection de la haute mer nécessitait la ratification de soixante pays pour enfin entrer en vigueur. C’est désormais chose faite avec la récente signature du Maroc. Que dit ce texte et quelles mesures seront possibles après son application en janvier 2026 ?
L’Organisation mondiale du commerce a reçu, lundi, les dernières acceptations d’Etats nécessaires à l’entrée en vigueur d’un texte limitant les subventions à la pêche pour préserver les populations de poissons.
Chaque année, des centaines de milliards de poissons sauvages et d’élevage sont tués dans le monde pour nourrir les populations. Pourtant, jusqu’à récemment, la question de la douleur qu’ils ressentent lors de leur abattage est restée largement sous-estimée ou méconnue. Une nouvelle étude publiée dans Scientific Reports éclaire cette réalité invisible et propose des pistes concrètes pour améliorer le bien-être des poissons, en particulier de la truite arc-en-ciel, l’une des espèces les plus couramment élevées.
Avez-vous déjà pensé à ce qui se passerait si toute la vie dans l’océan disparaissait ? Une étude récente explore ce scénario extrême pour comprendre comment la biologie océanique façonne le climat passé, présent et futur. L’océan joue un rôle crucial dans la régulation du climat terrestre. Il constitue un immense réservoir de carbone qui absorbe environ 25 % des émissions humaines, contribuant ainsi à maintenir un niveau relativement bas de CO₂ dans l’atmosphère. Mais que se passerait-il si toute la vie marine – du plus petit plancton à la plus grande baleine – disparaissait ? Une étude récente se penche sur ce scénario extrême afin de révéler le rôle essentiel que joue la biologie océanique dans l’atténuation du changement climatique.
La quantité ou la taille des maquereaux, sardines et harengs diminuent ces dernières années dans les mers d’Europe, constatent les chercheurs. En cause, les effets du réchauffement climatique combinés à la surpêche, qui viennent durablement affaiblir ces poissons très plébiscités par les consommateurs.
Merlan pris. Le taux de poissons issus de la pêche durable a légèrement augmenté en 2023, a annoncé l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer mercredi. Une apparente bonne nouvelle qui cache une surpêche toujours trop élevée.
Ces poissons d’eau douce ont rempli le port et les rivières voisines après que les niveaux d’eau ont été gonflés par les inondations de l’année dernière, suivies de mois de grave sécheresse.
Selon des travaux menés récemment au Canada, il est actuellement question d’une surestimation systématique de l’abondance d’une part non négligeable des espèces de poissons. Or, la dérive principale de cette surestimation n’est autre que la surpêche et le potentiel effondrement des pêcheries aux quatre coins du monde.
Saumon, hareng, cabillaud… Les ressources halieutiques de la Baltique sont si faibles que les petits pêcheurs quittent la profession. Une conséquence de la surpèche mais aussi d’une eutrophisation de cette mer semi-fermée en raison des rejets d’eaux usées et des pratiques agricoles intensives.
Omniprésents dans l’environnement, les microplastiques pénètrent profondément dans l’organisme des poissons, jusqu’à se retrouver en grand nombre dans les filets que nous mangeons, révèle une étude canadienne réalisée près de Toronto.
‘Catastrophic’ global decline due to dams, mining, diverting water and pollution threatens humans and ecosystems, study warns
Numéro 3 du syndicat de la pêche française, Bernard Pérez est jugé pour la vente de plusieurs tonnes de poissons dont la commercialisation est interdite. Le tribunal judiciaire de Narbonne rendra sa décision le 20 juin. Narbonne (Aude), reportage « Je n’étais pas là » ; « Je ne savais pas » ; « Je n’étais pas au courant ». Pendant près de quatre heures, sous les néons blafards du tribunal judiciaire de Narbonne (Aude), le numéro trois du syndicat de la pêche française, Bernard Pérez, a nié, inlassablement. Nié (...)
Comment évaluer l’efficacité des aires marines protégées ? Souvent décriées, ces zones dans laquelle les activités humaines sont encadrées pour protéger la biodiversité suscitent des controverses sur lesquelles se penchent des chercheurs dans un article publié ce jeudi 29 février dans la revue Science. L’écologue Tom Letessier a mobilisé plus d’une centaine de caméras et les a disposées dans 17 000 endroits différents dans le monde entier, recueillant ainsi 20 000 heures de vidéo sur lesquelles il a pu identifier 823 849 poissons.
A l’issue d’intenses négociations, les Etats de l’UE ont décidé des quotas de pêche à partir de l’année prochaine. Le lieu jaune était notamment au cœur des discussions.
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