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2026

En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétés.
La surmortalité dans les élevages lors de la vague de chaleur de la fin juin a provoqué un embouteillage des usines chargées de leur traitement, créant des nuisances olfactives qui ont fini par exaspérer les habitants.
Imaginez une journée d’été particulièrement lourde, de celles où l’air semble coller à la peau. Vous êtes à l’ombre, un verre d’eau fraîche à la main, immobile, et pourtant la sueur ruisselle sans jamais vous soulager. Cette sensation d’étouffement, loin d’être anodine, touche à l’une des vérités les plus déroutantes de notre biologie. Pendant longtemps, on a cru que le corps humain pouvait supporter des chaleurs allant jusqu’à 45 °C avant de flancher. Mais les physiologistes ont récemment revu leur copie, et le verdict est saisissant : la véritable limite se situe bien plus bas qu’on ne l’imaginait. Pour comprendre ce paradoxe, il faut cesser de regarder le seul thermomètre et s’intéresser à un facteur souvent négligé : l’humidité.
Les marchés financiers ne font, au fond, que deux choses : anticiper et négocier l’avenir. Ils convertissent des espérances, des craintes et des probabilités en prix actuels. Or, ce futur ne peut désormais plus être dissocié du dérèglement climatique. Celui-ci n’est plus une lointaine externalité écologique : il devient une variable économique, monétaire et financière qu’il faudra tarifer.
Durant la pandémie, chaque décès alimentait les statistiques et provoquait des décisions politiques majeures. Face aux milliers de victimes directes et indirectes du dérèglement climatique, une étrange accoutumance semble aujourd'hui s'installer.
Le sommeil se dérobe dès que la chambre reste étouffante, et la cause tient en une donnée simple : la nuit ne redescend plus sous 20 °C. Ce seuil, autrefois exceptionnel, s’invite désormais chaque été. Depuis les années 1950, le nombre de ces nuits tropicales a littéralement changé d’échelle en France, et l’été que nous traversons le rappelle avec force.
Après un été marqué par les canicules et les feux, l’arrivée d’un El Niño très fort pourrait modifier la météo des prochains mois. Si son influence sur l’Europe reste incertaine, le phénomène pourrait favoriser un automne et un hiver plus doux et plus pluvieux. Mais la chaleur exceptionnelle des océans, notamment en Méditerranée, fait aussi craindre des épisodes de précipitations torrentielles et d’inondations.
Et si se baigner dans une eau à 28 degrés n’était pas ce petit plaisir estival qu’on croit savourer sans arrière-pensée ? Sous cette caresse tiède qui donne l’impression de nager dans un bain, la mer Méditerranée joue en réalité un tout autre rôle : elle stocke, elle accumule, elle patiente. Et ce qu’elle engrange consciencieusement depuis le début de l’été n’a pas vocation à rester sagement au fond de l’eau. En ce mois d’août, alors que les plages de la Côte d’Azur et de Corse affichent des températures dignes des Caraïbes, cette chaleur emmagasinée prépare silencieusement le terrain pour les premières véritables secousses météorologiques de l’automne.
Dès le mois de mai, les températures ont atteint les 36 °C à l’intérieur des terres et des plaines varoises. Depuis, les périodes d’accalmie ont été aussi rares que brèves. Une persistance qui pousse la population à bout.
Un violent feu de forêt a fait au moins 36 blessés depuis jeudi, dans la cité balnéaire croate d'Omis, sur la côte adriatique. Environ un millier de personnes ont été évacuées.
Avec 35,9°C relevés à Uccle, vendredi devient la journée la plus chaude de l'année et égale le record mensuel d'août établi en 2020.
Canicule en Europe : les températures devraient dépasser 35°C pour plus de 135 millions de personnes ce jeudi
Pour l'économiste de la filiale belge de BNP Paribas, l'enjeu est mondial et l'Europe n'a pas toutes les cartes en main. Et d'agiter le spectre d'une croissance négative à partir de 2040, à défaut d'une mobilisation générale sur le plan climatique.
L’épisode que subit actuellement la France est devenu ce jeudi 13 août le troisième plus long jamais enregistré dans le pays, derrière ceux de 2006 et 1983. Et il se poursuit encore ce week-end.
Nuits sans sommeil, crises d’angoisse, sensation d’étouffer… Depuis mai, elles et ils suffoquent dans leurs logements transformés en bouilloires. Et puisque les étés seront toujours plus chauds, leur décision est prise : partir. Témoignages.
La France est-elle vraiment bloquée devant à un « mur d’investissements » en matière d’adaptation au changement climatique, comme l’affirmait, fin juin 2026, la ministre de la transition écologique Monique Barbut ? Cette déclaration doit être forcément nuancée : le montant de la facture dépendra avant tout des arbitrages que nous réaliserons, tant aux niveaux national que local. […] Tant que ceux-ci ne seront pas débattus publiquement, parler du coût de l’adaptation climatique en France reviendra à discuter de l’addition salée d’un repas dont on n’aurait même pas encore commandé les plats.
Plusieurs cultures de légumes, dont les tomates, les brocolis et les courgettes, sont lourdement affectées par la chaleur excessive, alerte la marque ce lundi 10 août. Elle demande aux autorités des mesures d’urgence.
Un scénario d’émissions élevées de gaz à effet de serre pourrait entraîner, à l’échelle mondiale, plus de quatre heures supplémentaires de chaleur extrême par jour d’ici à la fin du siècle, selon de nouvelles modélisations. Les données horaires mondiales mettent notamment en évidence une tendance selon laquelle les populations, en particulier celles des pays à revenu faible ou intermédiaire, sont de plus en plus exposées aux vagues de chaleur extrêmes — un phénomène qui risque de s’aggraver à mesure que le climat se réchauffe.
En pleine canicule du mois d’août, le parc nucléaire français a atteint un record d’indisponibilités dimanche après-midi. Lundi, quatre nouveaux réacteurs ont été affectés à Gravelines (Nord) du fait de la présence de méduses dans les stations de pompage d’eau de mer, en plus des neuf déjà impactés par les fortes chaleurs.




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