Transition énergétique ?

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Sols

2026

Sous nos pieds, un trésor s’évapore en silence. Loin des projecteurs braqués sur les cheminées d’usine et les pots d’échappement, un phénomène discret mais colossal se joue dans les entrailles de notre continent. Nos sols, ces sentinelles brunes que nous foulons sans y prêter attention, relâchent depuis des décennies plus de carbone qu’ils n’en emmagasinent. Le constat, longtemps soupçonné, se précise désormais avec une netteté troublante : le bilan net de carbone des sols agricoles européens est négatif sur le long terme. Autrement dit, la terre nourricière se vide peu à peu de sa substance, et avec elle, s’échappe une partie de notre capacité à contenir le dérèglement climatique. Voici pourquoi cette hémorragie invisible mérite toute notre attention.
Récemment, une équipe a élaboré la toute première cartographie mondiale interactive des réseaux de champignons mycorhiziens arbusculaires. Il s’agit là d’un projet titanesque révélant l’étendue et la biomasse d’une infrastructure fongique souterraine essentielle à la vie terrestre et à la régulation du climat, entre autres. Les scientifiques devraient présenter leur carte lors des prochains sommets de l’ONU avec l’objectif de modifier les actuelles politiques de conservation mondiale des sols.
Connu pour ses vertus énergétiques, le miscanthus géant est testé depuis 2023 en Ukraine pour revitaliser les sols contaminés en raison de la guerre. Le projet, parrainé par l'Otan et piloté par une université tchèque, vise à vérifier la capacité de cette plante originaire d'Asie à absorber les polluants et à capter et stocker le carbone.
En 2025, plusieurs maraîchers wallons ont dû détruire leurs cultures car elles ne respectaient pas la norme en cadmium. Présent naturellement dans le sol, le niveau dans l’environnement de ce métal lourd cancérogène augmente avec les activités humaines. Si la Wallonie est historiquement contaminée par les anciennes retombées industrielles, cette enquête révèle que les engrais phosphatés, principalement issus du Maroc, sont désormais la première source de pollution de nos sols.
Vagues de chaleur marines en hausse, fonte du budget carbone... Ces indicateurs qui explosent témoignent du rythme sans précédent atteint par le réchauffement planétaire, estiment 73 chercheurs dans un rapport publié le 11 juin.
Les controverses autour des pollutions des sols disparaissent aussi rapidement qu’elles émergent. Une alerte suscitera de fortes inquiétudes sur le moment, auxquelles la science offrira souvent une réponse plus tardive, en décalage avec l’expérience locale vécue par les habitants. Le cas du site Kodak, à Vincennes, dans le Val-de-Marne, offre un exemple de cette disparition progressive de la mémoire des sols.
Une carte blanche des associations et collectifs actifs pour la défense de la nature à Bruxelles.
Forêts, terres agricoles, espaces naturels… Reporterre a répertorié les sols concernés par les installations photovoltaïques. Malgré des projets contestés, leur part dans la consommation électrique française ne cesse d’augmenter.
La pollution des sols par les métaux toxiques est omniprésente, mais sa répartition mondiale restait inconnue. Des chercheurs ont analysé une base de données mondiale sur la pollution des sols par l'arsenic, le cadmium, le cobalt, le chrome, le cuivre, le nickel et le plomb, à partir de 796 084 points d'échantillonnage issus de 1 493 études régionales. Grâce à des techniques d'apprentissage automatique, ils ont cartographié les zones où les seuils sanitaires et agricoles sont dépassés. Les résultats révèlent l'existence, jusqu'alors insoupçonnée, d'une zone à haut risque et enrichie en métaux dans les basses latitudes d'Eurasie, attribuée à des facteurs climatiques, topographiques et anthropiques importants. Cette zone peut être considérée comme un indicateur de l'ère de l'Anthropocène.
L’azote est un paradoxe planétaire. Il domine l’atmosphère terrestre — environ 4 × 10⁶ Gt sous forme de N₂, soit près de 75 % de sa masse et 78 % de son volume. Il a toujours été très abondant mais, chimiquement inerte, il est resté longtemps indisponible pour la vie. Aujourd’hui, le problème s’est inversé : ce n’est plus le manque d’azote qui contraint la biosphère, mais l’excès d’azote réactif1 que les activités humaines injectent dans les sols, les eaux et l’atmosphère.



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