Alimentation

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« Ce que nous mangeons et les méthodes de production alimentaire ont une incidence sur notre santé ainsi que sur l’environnement. Les aliments doivent être cultivés et transformés, transportés, distribués, préparés, consommés puis, parfois, éliminés. Chacune de ces étapes génère des gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur du soleil et contribuent au changement climatique. Plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre imputables aux activités humaines sont liées à l’alimentation. »
Source : Nations Unies

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Anthropocène

2026

While the term “Anthropocene” is well established across scientific disciplines and social spheres, interpretations are diverse. Taking account of the 2024 rejection by a geological commission to accept the Anthropocene as a geological epoch and the related scientific debate, here we offer a future-oriented perspective from the viewpoint of Earth system science. We describe different pathways in the Anthropocene up to the year 3,000, systematically characterizing them according to impacts and causes. We discuss the enormous global consequences of anthropogenic pressures on the Earth system and quantify the corresponding long-term commitment to change. Regarding the causes, we conservatively explore best-case and middle-of-the road emission scenarios, in combination with climate sensitivities drawn from within the IPCC likely range. We also discuss implications for Earth system resilience that could result in what we call worst case scenarios for Anthropocene outcomes. We conclude that, beyond the slow pace of
Quarante milliards de tonnes d’eau. C’est le poids retenu par le barrage des Trois Gorges derrière ses 2 335 mètres de béton. Une masse si colossale qu’elle a suffi à modifier la dynamique rotationnelle de la Terre elle-même. En 2005, les scientifiques de la NASA Benjamin Fong Chao et Richard Gross ont calculé que le remplissage du réservoir avait allongé la durée d’une journée de 0,06 microseconde. Soixante milliardièmes de seconde, imperceptible pour n’importe quel être humain, mais réel, mesurable, et révélateur d’une vérité que l’on préfère souvent ignorer : l’humanité est désormais une force géophysique.
How Cynicism Became the New Psychological Performance
La Terre peut être vue comme une machine thermique, à la fois par son énergie interne et par le flux solaire. Sans cette énergie, disponible en quantité suffisante – sans être excessive – et correctement distribuée sur la planète, et ce sur une durée extrêmement longue, la vie n’aurait pu émerger ni évoluer. Nous ne serions pas là ! Mais cette machine thermique a elle-même profondément évolué comme nous allons le voir, et en particulier depuis la révolution thermo-industrielle. L’espèce humaine est au pied du mur en la matière : après l’avoir déstabilisée elle doit la reconfigurer. C’est ce que nous allons voir dans la suite.
L’Anthropocène, période « caractérisée par le rôle que l’être humain joue dans la transformation des conditions de la vie sur terre » (dans sa définition large), a suscité de nombreux débats entre scientifiques jusqu’en mars 2024. Après 15 ans de débats portant entre autre sur la datation i, un lieu symbolique nommé « clou »ii, le débat officiel est clos. Depuis, malgré la décision du Congrès géologique international de rejeter la notion iii, cette Cène reste un concept fréquemment utilisé et commenté.
L’azote est un paradoxe planétaire. Il domine l’atmosphère terrestre — environ 4 × 10⁶ Gt sous forme de N₂, soit près de 75 % de sa masse et 78 % de son volume. Il a toujours été très abondant mais, chimiquement inerte, il est resté longtemps indisponible pour la vie. Aujourd’hui, le problème s’est inversé : ce n’est plus le manque d’azote qui contraint la biosphère, mais l’excès d’azote réactif1 que les activités humaines injectent dans les sols, les eaux et l’atmosphère.
Et s'il existait une alternative à la fin catastrophique de l'histoire et au progrès illimité du « bon Anthropocène » ? Jean-Baptiste Vuillerod propose de prendre l'histoire à contre-sens pour surmonter la crise écologique contemporaine en s'inspirant des rapports passés ou non modernes à la nature. La crise écologique a donné un nouveau souffle à la philosophie de l'histoire. Alors que l'on pensait actée la « fin des grands récits », les bouleversements socio-environnementaux de notre (…)
Liste des « formats courts » de ObsAnt.eu
L’Anthropocène : une distraction idéologique ou comment un concept bien-pensant permet de ne rien changer. Le terme « Anthropocène » s’est imposé dans le débat public comme le cadre privilégié pour penser la crise écologique. Ce qui est déjà suspect, non ? Quand un concept devient privilégié dans le débat public, c’est généralement qu’il arrange quelqu’un quelque part. Et ce n’est pas les ours polaires.
Pour saisir ce que la présence du moustique révèle de nos manières de vivre et de gouverner le vivant, il est utile de se tourner vers les sciences sociales.

2025

Nathanaël Wallenhorst est chercheur en sciences de l’environnement, professeur à l’Université catholique de l’Ouest, et membre de l’Anthropocene Working Group. Avec «Qui sauvera la planète?» (Actes Sud, 2023), il nous exhortait à une législation forte et urgente en matière d’environnement. Il nous revient avec «2049: Ce que le climat va faire à l’Europe» (Seuil), qui explore de manière très concrète à quoi pourrait ressembler notre vie quotidienne dans 25 ans, quand les principaux «points de basculement» auront été franchis.
Le premier quart du XXIième siècle arrive à sa fin et le bilan est catastrophique. Les avertissements des scientifiques sur les risques systémiques ne sont toujours pas à l’ordre du jour des débats…
Une analyse magistrale de 5 000 ans de civilisation soutient qu’un effondrement mondial est imminent si les inégalités ne sont pas éliminées. […] Nous ne pouvons pas fixer une date pour la fin du monde, mais en examinant les 5.000 ans de [civilisation], nous pouvons comprendre les trajectoires auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui et l’autodestruction est la plus probable », déclare le Dr Luke Kemp du Centre for the Study of Existential Risk (Centre d’étude des risques existentiels) de l’université de Cambridge (*).
« L’avenir n’est pas un destin écrit, c’est une décision collective. » L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
Notre planète sera-t-elle encore vivable dans quelques décennies? Y aura-t-il encore des saisons ? À quoi ressembleront nos vies sous l'effet du changement climatique, quand les vagues de chaleur extrêmes, les mégafeux et la disparition de nombreuses espèces seront notre quotidien ? On en parle avec Nathanaël Wallenhorst, docteur en sciences de l'environnement et en sciences de l'éducation, spécialiste de l'anthropocène et auteur de "2049, ce que le climat va faire à l'Europe".
Alors que beaucoup croient que notre développement biologique s’est arrêté, une étude récente de l’Université du Maine révèle une vérité saisissante : nous sommes actuellement au cœur d’une transformation évolutive sans précédent. Mais cette fois, ce ne sont pas nos gènes qui changent, c’est quelque chose de beaucoup plus puissant.
Les discours politiques sont imperméables aux idées de rupture, alors que la Terre atteint ses points de bascule, selon le chercheur Nathanaël Wallenhorst. Il en va pourtant de notre survie, explique-t-il.
L’humanité est devenue la première force altérant la planète Terre, surpassant la nature. Nous déplaçons les montagnes bien plus rapidement que les séismes, reconfigurons les rivières plus efficacement que les inondations, acidifions l’océan, déréglons le climat, décidons quels animaux survivent et quels écosystèmes disparaissent… Ce cataclysme est l’enjeu politique majeur du XXIe siècle, car il conditionne la survie de l’humanité.
Au moment de saluer son ami et camarade, mort quelques jours plus tôt, Pierre Kropotkine a ces mots pénétrants : c’était « l’un de ceux qui avaient le mieux senti et vécu la liaison qui rattache l’homme à la Terre entière, ainsi qu’au coin du globe où il lutte et jouit de la vie1 ». Tout est dit. Des premiers articles publiés dans la Revue des Deux Mondes jusqu’à L’Homme et la Terre, en passant par La Terre et les dix-neuf volumes de la Nouvelle géographie universelle, Élisée Reclus n’aura de cesse de répéter, préciser, démontrer que les actions humaines sur la planète ne sont pas sans effets et, dès lors, qu’elles impliquent des responsabilités2.
« Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons. » Cette phrase dit la vérité d’un temps, celui où le fascisme commence à exister vraiment. C’est le temps où les masques tombent, le temps des ralliements et des dîners en ville, où l’extrême droite devient fréquentable parce qu’on commence à la fréquenter. C’est aussi le temps des accomodements, des ambiguïtés et des changements de pieds. C’est surtout le temps où des hommes et des femmes responsables, dirigeants politiques, intellectuels, patrons, éditorialistes s’emploient à rendre la promesse fasciste raisonnable. Ce temps-là, c’est le temps des salauds. Le temps des salauds de Hugues Jallon