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Incendies : 27 départements à risque élevé de feux de forêt, 6 toujours en vigilance orange canicule
(20/07) - Libération,Afp,«La semaine qui s’ouvre est une semaine avec un risque assez sévère pour tout le Sud-Ouest et le Sud-Est», a prévenu ce lundi 20 juillet le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, au sujet des incendies. Mardi, quatre départements basculeront même dans le seuil d’alerte maximal.
En plein cœur de l’été, alors que les thermomètres flirtent avec des sommets et que les nuits peinent à rafraîchir nos villes, une question mérite toute notre attention : et si le sol sous nos pieds jouait un rôle bien plus important qu’on ne l’imaginait dans l’intensité des canicules ? Longtemps considéré comme un simple décor passif, terrain qui subit la chaleur sans broncher, il se révèle en réalité un acteur de premier plan. Une analyse scientifique récente vient bouleverser cette vision en établissant un lien direct entre l’assèchement des sols et une hausse mesurable des températures extrêmes locales. Autrement dit, une terre desséchée ne se contente pas d’endurer la fournaise : elle l’entretient et l’amplifie. Comprendre ce mécanisme, c’est se donner une chance d’anticiper les vagues de chaleur qui rythment désormais nos étés.
Le monde entier subit des canicules sans précédent. Un dôme de chaleur couvre le Nord de l’Amérique du Nord, apporte des températures de 46°C , et cette canicule a permis d’immenses feux de forêt au Canada dont la fumée se répand sur la Planète.
La chaleur estivale s’installe durablement ces jours-ci, transformant parfois les espaces de vie en véritables serres. Pour contrer ces températures étouffantes, le premier réflexe consiste bien souvent à allumer l’air conditionné pour retrouver un minimum de confort. Pourtant, rafraîchir un intérieur par des moyens mécaniques représente un coût financier et environnemental considérable. L’évapotranspiration et l’ombrage végétal sont des phénomènes naturels bien plus puissants qu’il n’y paraît. En effet, la végétation possède son propre dispositif de refroidissement, silencieux et autonome. Une stratégie de plantation réfléchie permet d’éviter l’accumulation de chaleur sur les murs et les toitures tout en créant un courant d’air frais. La clé du succès repose sur l’adoption des bonnes espèces végétales pour habiller son terrain. Analysons en détail l’impact spectaculaire que cinq arbres ciblés peuvent avoir sur l’atmosphère globale de la maison.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre grimpe et que certaines régions guettent la moindre averse salvatrice, un acteur invisible tire les ficelles de notre météo bien plus qu’on ne l’imagine. Ce chef d’orchestre s’appelle le jet-stream, un courant d’air d’altitude qui file à toute allure au-dessus de nos têtes. Or, les observations le montrent : ce ruban aérien montre des signes de ralentissement estival, restant figé plus longtemps qu’auparavant. Le résultat ? Des situations bloquées qui s’éternisent, transformant une belle journée en canicule interminable ou une pluie passagère en déluge tenace. Ce phénomène, longtemps soupçonné, se voit désormais confirmé par les données. Et ses effets, nous les vivons déjà en ce moment même.
Des terrasses désertes écrasées par le soleil aux nuits blanches passées à chercher un filet d’air, nos récents étés ont pris des allures de véritables épreuves d’endurance. En cette période estivale où les ventilateurs tournent à plein régime et où la chaleur s’invite jusque dans nos intérieurs, une question brûle toutes les lèvres : allons-nous un jour retrouver les températures douces d’antan ? Si beaucoup espéraient encore que ces épisodes caniculaires resteraient d’étranges anomalies statistiques de courte durée, l’espoir d’un retour à la normale vient de s’évaporer. Le verdict concernant ce qui attend véritablement le vieux continent dévoile une mutation profonde de notre environnement. Au programme : un enchaînement de vagues de chaleur inédites, dont l’intensité et la longueur promettent de métamorphoser notre quotidien. Plongée dans une nouvelle réalité climatique qui redessine silencieusement nos lendemains.
Un thermomètre qui affiche 37 °C sur le fronton d’une pharmacie, des trottoirs qui semblent onduler sous la chaleur, des volets clos en plein après-midi : cette image, beaucoup d’entre nous la vivent en ce moment même. Mais imaginez que cette scène, aujourd’hui perçue comme une alerte, devienne le décor le plus banal d’un été français. Pas une exception, pas un record affolé, simplement une journée « normale ». C’est exactement ce que Météo-France a chiffré pour l’horizon 2050, et les projections sont bien plus déroutantes que ce que notre intuition nous souffle. En pleine vague de chaleur estivale, ces données prennent une résonance particulièrement concrète.
Le gouvernement fédéral a décidé d'élaborer, d'ici l'été 2027, un nouveau plan interfédéral chaleur et santé afin de mieux préparer le pays aux conséquences sanitaires des vagues de chaleur.
En pleine canicule, deux villes peuvent afficher 35 °C au thermomètre et pourtant offrir des conditions radicalement différentes pour l’organisme. La raison ? Un facteur souvent ignoré : l’humidité. Combinée à la température, elle détermine la véritable contrainte imposée au corps humain. Comprendre l’indice de chaleur, c’est mieux anticiper les risques, protéger les plus vulnérables et adapter ses comportements. Voici ce qui se cache derrière ce chiffre invisible qui peut tout changer, alors que l’été bat son plein et que les épisodes de forte chaleur se multiplient sur le territoire.
La chaleur extrême qui a frappé le pays en début d'été a laissé des traces bien au-delà des températures enregistrées. Les dernières données sanitaires révèlent un impact particulièrement marqué, avec de fortes disparités selon les régions.
Chaque été, la même question revient hanter les esprits : cette saison sera-t-elle encore plus chaude que la précédente ? En ce moment, alors que les thermomètres grimpent et que les alertes canicule rythment l’actualité, un phénomène lointain refait surface dans les discussions scientifiques. Son nom : El Niño. Longtemps perçu comme une bizarrerie océanique cantonnée au Pacifique, il vient de faire l’objet d’une avancée qui pourrait bouleverser notre façon d’anticiper les vagues de chaleur. Car pour la première fois, un chiffre précis relie désormais ce mécanisme à la probabilité de connaître des canicules régionales. Et ce chiffre, franchement, ne laisse personne indifférent.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre s’affole une fois de plus, un constat s’impose : la chaleur ne fait plus que passer. Elle s’incruste. Là où nos grands-parents évoquaient quelques journées suffocantes vite balayées par un orage salvateur, nous vivons désormais des épisodes qui s’étirent sur des semaines. Cette transformation, discrète mais implacable, redéfinit notre manière d’appréhender la belle saison. Les vagues de chaleur ne se contentent plus de frapper fort : elles s’installent, avec une ténacité qui interroge autant qu’elle inquiète. Comprendre ce phénomène, c’est se donner les moyens d’anticiper les étés qui nous attendent et de repenser en profondeur nos modes de vie.
Ils se disent « démotivés », « éprouvés », « angoissés ». Les agriculteurs luttent comme ils peuvent pour sauver leurs légumes ou refroidir leur bétail. Installés dans l’Essonne, le Loir-et-Cher ou l’Ille-et-Vilaine, ils témoignent.
Des trottoirs qui renvoient la chaleur comme un four, des façades qui emmagasinent le soleil du matin au soir, et pas un seul coin d’ombre à l’horizon. Voilà à quoi ressemble une rue parisienne en pleine canicule, l’un de ces épisodes brûlants qui rythment désormais nos étés. Derrière cette image familière se cache pourtant une réalité bien plus sombre : selon une étude publiée en 2023, Paris est la ville d’Europe où le risque de mourir de chaleur est le plus élevé. Un triste record que la capitale française doit à un déficit invisible, enfoui sous le bitume et le béton. Et si ce que nous ignorons sous nos pieds était en train de nous coûter des milliers de vies ?
Au moins 12.000 décès excédentaires ont été enregistrés dans une dizaine de pays européens au coeur de la vague de chaleur exceptionnelle de juin, selon une compilation de données nationales réalisée par l'AFP - un bilan partiel qui risque de s'alourdir au fil des remontées statistiques.
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
La canicule de juin a fait d'importants dégâts dans les élevages wallons, qui font de leur mieux pour anticiper les prochaines vagues de chaleur.
Cultures en souffrance, rivières à sec, restrictions d'usages de l'eau : avec la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, couplés à un déficit de pluies depuis avril, la France connait une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante". Elle pourrait encore s'aggraver, a alerté mercredi la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.
Alors que la troisième canicule de l'été se poursuit mardi en France, le niveau des nappes phréatiques est en baisse, ce qui entraîne des restrictions d'usage de l'eau dans des dizaines de départements. Une situation qui rapproche l'Hexagone des sécheresses historiques de 1976 et 2022, constate Yves Tramblay, directeur de recherche en hydrologie à l’Institut de recherche pour le développement.
Près de 25 000 hectares brûlés, des morts et blessés graves chez les humains, des milliards de non humains tués ou déplacés, des habitations et cultures dévastées, des pompiers aux corps déjà usés… Nous ne sommes que début juillet et le bilan des incendies de l’été 2026 en France est déjà particulièrement inquiétant. En cause : les records de chaleur et les deux canicules de mai et juin qui ont contribué à une sécheresse précoce et intense ainsi qu’à un dessèchement des végétaux.
L’activation du nouveau dispositif par Séoul, dimanche, signale « un risque considérablement accru de graves problèmes de santé ».
Les températures très supérieures aux normales saisonnières dans les Rocheuses, les plaines du Nord et le Sud-Est vont ensuite s’étendre dans l’ouest et le centre du pays, menaçant d’entraver la lutte contre les incendies.
La canicule fait grimper la consommation d’eau et met les réseaux d’approvisionnement à rude épreuve
(12/07) - Léa Sanchez,Les volumes consommés ont progressé de 10 % à 50 % en juin par rapport à la même période en 2025, contraignant les infrastructures fragilisées à tourner à plein régime, tandis que les réserves souterraines et les rivières s’affaiblissent.
Il fut un temps où l’été tenait une promesse simple : après la lourdeur des après-midi brûlants, la nuit venait tout remettre en ordre. On ouvrait grand les fenêtres, l’air redevenait respirable, et le sommeil reprenait ses droits. Mais cette mécanique rassurante se grippe. En plein cœur de la saison chaude, de plus en plus d’habitants du continent constatent la même chose : la fraîcheur nocturne n’arrive plus. Une analyse européenne récente vient confirmer ce ressenti diffus par des données solides. Le phénomène des « nuits tropicales », ces nuits où le mercure ne descend jamais sous les 20 °C, gagne du terrain à une vitesse qui interpelle. Et si nos nuits d’été racontaient, mieux que nos journées, la transformation profonde du climat ?
L'intensification de la canicule se poursuit avec 37 départements de France métropolitaine placés en vigilance rouge par Météo-France, tandis que presque tout le reste du pays est en vigilance orange. Les feux de forêt se multiplient, tandis que le tourisme et les rendez-vous festifs pâtissent de cette situation.
La France va une nouvelle fois suffoquer ce week-end avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 39°C voire 40°C "localement", selon Météo-France. Au total, 24 départements sont placés samedi en vigilance rouge et 59 autres en vigilance orange.
Nous venons de vivre, fin juin, un épisode caniculaire européen majeur, précoce et très étendu. L'heure ne peut plus être ni au report, ni au déni. Nous en appelons à l'éthique des décideurs politiques de tous les pays européens.
Le sud-est de l'Espagne est frappé par l'un des incendies les plus meurtriers de ces dernières années.
Le violent incendie qui s'est déclenché à Almería dans le sud de l'Espagne a fait au moins 11 morts et 19 personnes sont portées disparues, a annoncé vendredi le président du gouvernement régional andalou, Juan Manuel Moreno Bonilla. Un bilan dramatique qui dépasse celui de l’ensemble de 2025. Les autorités régionales parlent de "catastrophe sans précédent".
A quelques mois de la présidentielle, les débats n’auront de sens que s’ils permettent au pays de se préparer à affronter le changement climatique et notamment la hausse des températures.
Face à la nouvelle canicule qui frappe la France, le gouvernement annonce déclencher un plan Orsec "chaleurs extrêmes" "qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés en vigilance rouge. Il a pour objectif de protéger "les personnes les plus vulnérables", en particulier les personnes âgées vivant seules.
Le drame, qui a eu lieu dans la province d’Almeria, jeudi, survient au début d’un été à haut risque pour l’Espagne. Le pays est confronté, ces dernières années, à des vagues de chaleur de plus en plus longues, qui favorisent des incendies destructeurs.
L’incendie s’est déclenché en fin de journée jeudi dans le sud du pays. Dramatique, le bilan dépasse celui de l’ensemble de 2025.
Alors que l’est des États-Unis subit une vague de chaleur intense pendant le week-end du 4 juillet et que l’Europe a enregistré plus de 1 000 morts en quatre jours fin juin, des experts expliquent comment la chaleur extrême affecte chaque organe vital — du cœur au cerveau en passant par les reins — et pourquoi l’humidité transforme ce risque en urgence médicale.
EDF a dû stopper ce réacteur pour ne pas réchauffer le fleuve Garonne, où elle rejette les eaux de refroidissement du réacteur.
Des millions de volailles mortes de chaud, un risque accru d’incendie pendant les moissons, des fruits cuits sur pied… Depuis dimanche 5 juillet, la France est traversée par une nouvelle vague de chaleur, la troisième, déjà, depuis le début de la canicule mi-mai. Ces épisodes précoces et rapprochés fragilisent élevages et cultures, forçant les agriculteurs à trouver des solutions d'urgence pour s’adapter.
L’Allemagne a enregistré environ 5100 décès liés à la chaleur lors de la canicule qui a frappé l’Europe occidentale fin juin, selon les chiffres dévoilés jeudi par l’Institut Robert Koch (RKI). Les journées caniculaires comprises entre le 22 et le 28 juin ont été particulièrement meurtrières, avec 4310 décès.
La dernière vague de chaleur a entraîné une surmortalité inédite en Belgique, 1700 morts de plus. La Wallonie et Bruxelles sont particulièrement touchées. Plus que prévu…
Record en Europe de l'Ouest, surmortalité en Belgique et océans plus chauds : Copernicus détaille les marqueurs d'un mois de juin hors norme.
Des milliers de décès ont été liés à cette envolée des températures, principalement en France, en Espagne et en Belgique, et plus des deux tiers des Européens – soit 410 millions de personnes – ont subi des températures dépassant les 35 °C pendant la vague de chaleur du 15 au 30 juin.
Les dernières canicules en Europe ont pris de court les populations et les pouvoirs publics, mais pas les scientifiques qui alertent depuis des décennies sur le réchauffement climatique. Pourquoi, dès lors, n’ont-ils pas été plus écoutés ?
Provoquée par un anticyclone au large du Portugal et des îles britanniques, la chaleur s’est installée lundi dans une large partie du territoire, avec des valeurs allant jusqu’à 38 °C, voire 40 °C, dans le Sud-Ouest et le Languedoc. Le troisième épisode caniculaire de l’année s’annonce intense et durable, probablement autour d’une douzaine de jours.
Les fortes chaleurs s'étendent en France, 67 départements en vigilance orange "canicule" - France 24
(08/07) - France24,Quelques jours seulement après une vague de chaleur historique, Météo-France place de nouveau mardi 67 départements en vigilance orange "canicule". Seuls les Hauts-de-France, les côtes de la Manche et la façade est du pays vont rester sous le seuil des 35 °C.
Les mesures nécessaires ont été prises en Région bruxelloise pour renforcer la vigilance ces prochains jours face à un nouvel épisode de fortes chaleurs, ont assuré mercredi les ministres de l'Action sociale et de la Santé, Ahmed Laaouej et Dirk De Smedt.
"Un épisode caniculaire sévère et durable" se profile pour la France, annonce Météo-France. Les températures en hausse concernent désormais 67 départements en vigilance orange. Dans ce contexte, les autorités ont mis en garde contre les risques "très sévères" d'incendies.
Une semaine de canicule, tel que nous l’avons vécue, inquiète. Mais projetons-nous en 2036, dans dix ans. Deux mois de canicule extrême feraient basculer le pays dans une réalité tout autre. Ce ne serait plus un simple épisode météo, ni même une anomalie saisonnière. Ce serait une crise générale, lente et implacable : sanitaire, urbaine, énergétique, forestière, agricole et sociale. La chaleur deviendrait une contrainte permanente, une pression continue exercée sur les corps, les bâtiments, les transports, les hôpitaux, les forêts et l’ensemble des infrastructures.
La vague de chaleur de juin a engendré une surmortalité de 47,8%, selon les données de Sciensano publiées mercredi. Il y a eu 1.747 décès en plus que d'habitude à cette période de l'année.
Quelque 1 747 décès supplémentaires ont été enregistrés, soit une surmortalité de 47,8 % pour l'ensemble du pays, selon Sciensano. Ce chiffre monte à 76 % en Région wallonne.
Barcelone a enregistré mercredi un record absolu de température, à 40,5°C dans les hauteurs de la ville, ont annoncé les services météorologiques régionaux, battant le précédent record de 40°C enregistré en juillet 2024.
Les fortes chaleurs, qui fragilisent le matériel ferroviaire, contraignent une nouvelle fois la compagnie à revoir à la baisse son trafic jusqu’à jeudi.
La Belgique a compté 1747 décès de plus qu’attendu entre le jeudi 18 juin et mercredi 1er juillet 2026. C’est 47,8% de plus que la normale. La faute à la vague de chaleur que nous avons connue. La Wallonie a été la région la plus durement touchée, avec une surmortalité de 76%. Et cette vague de chaleur n’a pas touché que les personnes âgées : on constate une surmortalité de 61,3% chez les personnes âgées de 15 à 64 ans.
La Conférence interministérielle (CIM) Santé, réunie ce mercredi, "tire les leçons" de la dernière vague de chaleur qu’a connue la Belgique et propose de nouvelles mesures prioritaires pour mieux affronter les futurs épisodes de ce type. L’instance qui rassemble les différents ministres de la Santé l’a annoncé mercredi dans un communiqué.
Pour le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters, les chiffres de surmortalité pendant la vague de chaleur de fin juin publiés mercredi par Sciensano sont "préoccupants".
Nathanaël Wallenhorst : «Les pics caniculaires iront jusqu’à 55 degrés en 2049 si on ne change rien»
(07/07) - Nathanaël Wallenhorst,Le chercheur en sciences de l’environnement appelle à mettre en place de toute urgence des mesures d’«atténuation» du réchauffement climatique au lieu de parler de capacités d’«adaptation». […] Conclusion : sans un changement radical de nos modes de production et de consommation, l’horizon qu’il décrit est tout simplement apocalyptique.
Une hausse de 30 % de la mortalité en une semaine : c’est le bilan provisoire de la canicule survenue fin juin. Entre l’augmentation des risques d’AVC et l’aggravation des maladies chroniques, il pourrait encore s’alourdir dans les prochaines semaines.
Le nombre de décès en France a augmenté de presque 30 % au cours des jours de canicule record des semaines dernières qui ont frappé l’Europe, selon les autorités sanitaires. Plus de 2 000 décès supplémentaires ont notamment été enregistrés, les personnes âgées de 65 ans et plus étant les plus touchées. Ces chiffres soulignent la manière dont le réchauffement climatique affecte directement les populations européennes dans ce qui pourrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée sur le continent.
Les signataires du texte, publié dans les colonnes du «Monde» lundi 6 juillet, dénoncent «l’emprise de l’industrie fossile» et «l’inconséquence» «du débat politique».
Alors que le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré en France hexagonale, les fortes températures sont de retour cette semaine. La chaleur persistante et le vent ont créé des conditions propices à de puissants incendies dans le sud du territoire.
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
Les records de température tombent les uns après les autres. En Belgique comme dans une grande partie de l'Europe, la canicule s'installe plus tôt, plus longtemps et plus intensément. Face à cette nouvelle réalité, nous sommes appelés à adapter nos bâtiments, nos habitudes… et parfois nos équipements.
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…
Pour les scientifiques du World Weather Attribution, qui analysent le rôle du changement climatique dans les phénomènes météorologiques extrêmes, la vague de chaleur actuelle est directement liée au réchauffement causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre. Une nouvelle alerte, qui confirme que ces épisodes extrêmes sont amenés à se multiplier et à s’intensifier avec le dérèglement climatique.
Les maximales atteindront « 36 °C à 39 °C sur un grand quart sud-ouest du pays, et 33 °C à 36 °C sur le reste de la moitié sud, jusqu’au Val de Loire, au sud de la Bretagne, et à l’Ile-de-France », a détaillé l’institut météorologique, selon lequel une extension de la vigilance orange à d’autres départements est très probable.
Alors que l'été ne fait que commencer, la quasi-totalité des départements français est désormais en vigilance "sécheresse". En cause, un déficit de pluies au printemps, les canicules qui ont marqué l'Hexagone fin mai et début juin et plus largement, le dérèglement climatique.
La température a frôlé les 40 °C à New York, Philadelphie et Washington, jeudi et vendredi, entraînant de nombreuses coupures de courant et incitant les organisateurs à retarder le début des festivités du 4-Juillet.
Le bâti hospitalier, dont 60 % des locaux sont considérés comme vétustes, n’est pas adapté aux fortes températures. Des médecins alertent sur des cas de patients dont l’état s’est aggravé après leur prise en charge aux urgences. Un phénomène déjà étudié lors de l’épisode caniculaire de l’été 2003.
Cultures brûlées, élevages décimés, baisse de production à deux chiffres pour certaines filières : les exploitants dressent le bilan des très fortes chaleurs de la fin juin et redoutent déjà les suivantes.
1.222 décès liés à la chaleur: les citoyens "abandonnés à leur sort", selon Paul Magnette - La Libre
(03/07) - Belga,Le président du PS, Paul Magnette, a vivement critiqué jeudi soir l'absence de réaction des autorités face à la vague de chaleur de la semaine dernière, après l'annonce de 1.222 décès supplémentaires du 18 au 29 juin.
D’après l’agence, cette hausse correspond à 2 025 morts supplémentaires. Un chiffre qui reste toutefois probablement sous-estimé, puisqu’il ne se base que sur les certificats électroniques de décès.
La canicule qui a frappé la France la dernière semaine de juin a provoqué au moins 2 025 décès de plus que la semaine précédente, soit une hausse de près de 30 % à l'échelle nationale, a annoncé vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, en citant un bilan encore partiel de Santé publique France. À Paris, le taux de surmortalité est d'au moins 62 %.
La clim' n'est pas la seule solution contre les canicules. Ces habitants d'une résidence à Montpellier ont presque froid alors qu'il fait plus de 30 degrés dehors. Pourtant, aucun n'a de climatiseur. Façades ondulées pour accentuer le vent, balcons inspirés de l'architecture arabe... les adaptations climatiques sont efficaces contre les fortes chaleurs, et bien plus durables.
La tendance est particulièrement frappante en Ile-de-France, avec une hausse de plus de 62 % des décès sur la semaine dernière. Une progression semblable a été signalée dans les Pays de la Loire.
L'Espagne, voisine de la France, a connu elle aussi des températures record en juin. Avec au moins 1 029 décès, le mois dernier a enregistré le plus grand nombre de décès attribués à la chaleur depuis onze ans dans ce pays pourtant habitué aux températures extrêmes.
Le premier ministre Sébastien Lecornu préside une cellule de crise sur la canicule et la situation des incendies à Marseille, alors que les températures devraient être à nouveau très élevées ce week-end.
Le pic de mortalité quotidienne atteint pendant la vague de chaleur est le plus élevé observé en Belgique depuis la première vague de Covid-19.
Le Pacifique tropical ou la Méditerranée viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé et pourraient battre de nouveaux records en 2026, sous l’effet combiné d’El Niño et du réchauffement climatique, a annoncé ce mercredi l’observatoire européen Copernicus Marine.
Alors que le pays accueille la Coupe du monde de football et s’apprête à célébrer les 250 ans de la Déclaration d’indépendance, de nombreux records de température pourraient être battus jusqu’à la fin de la semaine.
Deux associations ont mis en ligne ce mercredi 1er juillet un outil interactif permettant d’évaluer la dégradation des conditions d’assurance provoquée pour les communes par la multiplication des événements climatiques extrêmes.
Des dizaines de millions d'Américains étouffent sous des températures écrasantes mardi 1ᵉʳ juillet, alors que les villes du centre et de l'est se préparent à affronter cette vague de chaleur qui devrait se maintenir jusqu'aux célébrations du 4 juillet.
Avec la récente canicule, l’établissement géré par la Ligue pour la protection des oiseaux à Audenge (Gironde) a enregistré, à l’instar de nombreux autres sites, un nombre record d’arrivées d’animaux victimes des chaleurs extrêmes.
Plans insuffisants, réactions politiques limitées, moyens dispersés : la Belgique peine à structurer une réponse efficace aux effets concrets du dérèglement climatique, alors que les risques augmentent et que les vulnérabilités sont connues.
En marge d’une rencontre avec Giorgia Meloni, Emmanuel Macron a affirmé qu’on ne pouvait pas s’adapter «à un pic [de chaleur] qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui». Vingt-six scientifiques lui répondent. Non seulement ces records étaient prévisibles, mais ils seront battus dans les années à venir, expliquent-ils
La Province de Namur vient d'annoncer avoir débloqué un budget de 350.000 euros, via la Fondation René Close, afin de lancer un projet ambitieux visant à développer des modèles d'ilots de fraîcheur. À terme, ces modèles devraient être implantés dans les 38 communes de la province de Namur.
5 000 tonnes d’animaux morts de chaleur et désormais enfouis un peu partout en Bretagne. Dans cette région de France qui concentre le plus d’élevages pour la viande, la canicule de juin a été un véritable carnage pour les bêtes.
Le 29 juin 2026 marque le « Jour de la fonte des glaciers » suisses — le moment de l’année à partir duquel toute fonte érode directement leur masse. La vague de chaleur actuelle place 2026 sur la trajectoire du record catastrophique de 2022, qui avait déjà détruit 6 % de la masse glaciaire suisse en une seule année.
Le 23 juin 2026, vers 21 heures, une explosion au poste électrique de Squividan près de Quimper, prive de courant jusqu'à 120 000 foyers du sud-ouest du Finistère. La préfecture attribue l'incident aux fortes chaleurs. La France traverse alors une canicule d'une sévérité exceptionnelle : le 25 juin deviendra la journée la plus chaude jamais relevée à l'échelle nationale depuis 1947.
Les conséquences de la vague de chaleur se font ressentir dans les hôpitaux. Avec des services d'urgences toujours sous tension. Ils ont dû prendre en charge des personnes âgées, des malades aussi ces derniers jours. A la clé, il y a malheureusement pas mal de décès. Et des entreprises de pompes funèbres qui sont particulièrement sollicitées.
La majorité de ces morts en excès observés en cinq jours lors de cet épisode de chaleur inédit étaient âgés de plus de 75 ans, précise ce mardi Santé publique France. Il s’agit à ce stade de morts toute cause confondue, celles attribuables à la chaleur seront connues dans quelques mois.
Sous le dôme de chaleur : les appels au 112 ont doublé et nos soins intensifs ont refroidi des patients à la poche de glace. Nos hôpitaux n’ont pas été conçus pour la chaleur. Protéger se décide avant la vague, pas pendant.
Élevages de poulets décimés, vaches suffocantes, poissons asphyxiés dans les cours d’eau… Au-delà de la tragédie humaine – au moins un millier de décès supplémentaires depuis mercredi 24 juin par rapport aux mois précédents, selon les premières estimations de Santé Publique France publiées ce dimanche –, l’épisode caniculaire extrême de ce mois de juin a provoqué des scènes d’horreur dans le monde animal. Une hécatombe encore difficile à estimer précisément, mais dont on sait qu’elle se chiffre a minima à des millions de décès.
Santé publique France fait état d’environ 1 000 décès supplémentaires. Médecins et infirmiers mobilisés sur le terrain continuent d’être sous forte pression et redoutent davantage de morts ces prochains jours.
Le petit groupe avance sur des galets secs où coule d’ordinaire la rivière Albarine. Dans ce coin de l’Ain, son lit s’est asséché sur deux kilomètres, et là où il reste de l’eau, elle est trop chaude pour les poissons. "Les arbres font comme nous, ils transpirent. Du coup ils ont besoin d’eau, ils assèchent les sols, ils assèchent les nappes", explique Thibault Datry, directeur de recherche en écologie aquatique à l’Inrae, venu constater les dégâts de la canicule de juin sur la vie aquatique.
Il faut arrêter de se faire des illusions. Il n'est pas possible de décarboner nos sociétés sans réduire drastiquement notre niveau de vie. Ni l'État ni l'industrie ne supporteront l'effort à notre place. […] En supprimant la voiture, l'avion, les produits d'origine animale dans son alimentation, les services de streaming, les réseaux sociaux, les loisirs (festivals, parcs d'attractions, compétitions sportives…), on fait seulement la moitié du chemin. Quel politicien proposant des mesures aussi drastiques serait élu ou réélu ? Les services publics que nous utilisons représentent déjà 2 tonnes par an et par citoyen, ce qui ne laisse aucune place pour la consommation individuelle. Alors, que faire ?
Cette fin juin 2026, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, la Tchéquie, la Pologne vivent leur deuxième canicule de l’année. La température a dépassé de nombreux records. La canicule a fait plus d’un millier de victimes en France. Des centaines de milliers d’animaux d’élevage ont péri dans les exploitations agricoles (lien Brut) et sont enterrés sur place, les vaches souffrent de la chaleur, les animaux domestiques meurent aussi, des oiseaux s’écrasent au sol. Les incendies se multiplient. Les sirènes des pompiers et des ambulances traversent la torpeur des après-midi étouffants. La sécheresse menace, certaines récoltes sont déjà brûlées par le soleil (Serge Zaka agroclimatologue).
La canicule et des orages successifs ont fragilisé le réseau électrique, provoquant des pannes localisées touchant des milliers de foyers, notamment à Paris et dans le Nord, selon Enedis ce lundi soir.
Les températures commencent à peine à redescendre et Santé Publique France donne ce dimanche un premier bilan du nombre de morts recensés pendant l’épisode caniculaire. Il est voué à s’alourdir.
Les deux canicules que nous avons connues d'affilée, en mai et cette semaine, montrent ce que notre impréparation coûte à nos économies, en baisses de productivité, en dégâts matériels, et donc en compétitivité. Un enjeu aujourd'hui absent des débats.
Le gouverneur de la province de Liège appelle la population à faire preuve de responsabilité afin de préserver la capacité de réponse des services d'urgence, confrontés à une activité exceptionnellement élevée en raison de la canicule, a indiqué dimanche après-midi Hervé Jamar dans un communiqué.
150 millions de personne dans le monde vivent sous une chaleur extrême a estimé le directeur général de l'OMS.
Le ministre Coppieters a également dénoncé l'inaction du Premier ministre Bart De Wever.
L'opposition, tout comme une partie de la presse, a fustigé ces derniers jours l'inaction des autorités publiques face au défi, celles-ci se bornant à formuler quelques mesures de bon sens, comme bien s'hydrater ou éviter tout effort aux heures les plus chaudes.
À l’heure où Bruxelles connaît des épisodes de chaleur de plus en plus intenses, Bonsoir Bruxelles a consacré son débat de ce vendredi à l’aménagement urbain face aux canicules. Simon De Muynck, coordinateur au centre d’écologie urbaine à l’ULB, Jean-Philippe De Visscher, professeur à l’Institut de recherche architecture et environnement à l’UCLouvain et Leo Van Broeck, président du Comité d’Experts Climat, ont confronté leurs analyses sur les leviers permettant de rendre la capitale plus résiliente.
Deux tiers de la France restent écrasés vendredi par une canicule d'ampleur exceptionnelle, mais quelques départements sortent du niveau d'alerte maximale et une baisse progressive des températures pointe à l'horizon. Le pays déplore 55 décès par noyade, majoritairement survenus sur des points de baignade non surveillés.
Le directeur de recherche CNRS au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier tient une chronique écologique pour «Libération» : «l’Albatros hurleur».
L’Etat a prouvé, à de nombreuses reprises, qu’il savait mobiliser les ressources nécessaires dans les moments graves et cruciaux. Mais il serait préférable de les éviter en prenant les décisions adéquates en amont, y compris quand elles sont impopulaires.
L’été 2026 en Belgique affiche déjà des records de chaleur attendus seulement en 2040, selon certains climatologues. Une accélération du réchauffement bien au-delà des prévisions initiales ?
La vague de chaleur qui accable l'Europe depuis plusieurs jours aurait été "quasiment impossible" il y a 50 ans et le changement climatique en est "incontestablement" la cause, affirme le World Weather Attribution (WWA) dans une analyse "rapide" publiée vendredi.
Cette situation tend à se normaliser. Mais ce qui se profile devant nous va encore bien au-delà. Si nous avions 42 degrés tous les quinze jours, ce ne serait pas vraiment le cœur du sujet. Les chercheurs ne passeraient pas leur temps à alerter l'opinion publique. Le problème est bien plus profond. Lorsque les températures s'élèvent puis redescendent, elles empêchent de produire ce dont nous avons besoin pour vivre. Elles affectent notre capacité à nous nourrir, à disposer d'eau, à produire un hamburger ou un jean.
La canicule actuelle aurait été provoquée par une manipulation du climat : un dôme de chaleur aurait été créé artificiellement au-dessus de la France. C’est ce que prétendent des internautes qui estiment que l’Hexagone ferait l’objet d’une “attaque” climatique. Un dôme de chaleur n'est en fait qu'un phénomène météo amplifié par le réchauffement climatique expliquent les experts.
Une partie de la Belgique rougit face aux fortes chaleurs, avec un mercure pouvant dépasser les 40 degrés, principalement dans l'est du territoire, annonce vendredi l'Institut royal météorologique (IRM) dans ses prévisions de la mi-journée.
Le mercure est monté jusqu'à 35,3°C à Uccle vendredi après-midi, faisant de cette journée la plus chaude de l'année, a annoncé le météorologue de l'Institut royal météorologique (IRM) David Dehenauw sur HLN.
La Belgique doit s'adapter au réchauffement climatique, en plus de continuer à en atténuer les effets. Et en la matière, notre pays n’est absolument pas prêt. C'est en effet l'un des constats du Centre d’analyse des risques du changement climatique dans son Évaluation des risques climatiques belges, un rapport qui détaille 28 principaux risques liés au climat et à la dégradation des écosystèmes en Belgique. Nous analyserons les conclusions de ce rapport avec Karim Sheikh Hassan, directeur adjoint au Centre d'analyse des risques du changement climatique (CERAC).
Une étude révèle également que l’humidité élevée expose les habitants de centaines de villes au pire stress thermique jamais enregistré.
La canicule tue. Il y aura des milliers de morts cet été. Le résultat d’inaction climatique, de décisions politiques pour maintenir la consommation d’énergies fossiles, et de médias comme Quotidien qui invitent les patrons du CAC40 tout sourire sans jamais les questionner concrètement sur ce qu’ils font pour la transition écologique.
Les nuits resteront également très difficiles, le mercure ne descendant parfois pas sous les 25 à 27°C.
Dans un article paru mi-juin, «Politico» révèle que le lobby des centres de données appelle l’Union européenne à prioriser l’intelligence artificielle plutôt que la lutte contre le changement climatique. En pleine canicule historique, l’info donne forcément un coup de chaud.
Les écologistes font partie du paysage associatif et politique depuis une cinquantaine d'années. Pourquoi n'ont-ils jamais rien dit ? Pourquoi n'ont-ils pas averti des risques de vagues de chaleur ?
Une étude de l'Institut de santé Carlos III indique que la canicule en Espagne a entraîné plus de 200 morts en quelques jours.
Le mercure a grimpé jusqu'à 34,2 degrés jeudi à Uccle, battant ainsi le record de 33,6 degrés enregistré le 25 juin 1976, indique David Dehenauw, météorologue à l'IRM, sur X. C'est déjà le deuxième jour d'affilée qu'un record quotidien, vieux de 50 ans, est battu.
La vague de chaleur qui accable la Belgique est clairement visible depuis l’espace, comme le révèlent de nouvelles images satellites montrant les écarts de température enregistrés mercredi. Bruxelles se démarque particulièrement avec parfois une température au sol dépassant les 47°C.
Note éditoriale : Cet article, publié en septembre 2025, a été remis à jour le 24 juin 2026. Pour la deuxième fois...
Les pays voisins de la France traversent eux aussi une période de chaleur record. Si certains, au Sud, sont plus habitués, le constat global est celui d’une adaptation insuffisante au changement climatique sur un continent pourtant très exposé.
En raison du réchauffement climatique, les épisodes de chaleur sont plus nombreux décennie après décennie, commencent plus tôt et se prolongent davantage.
Mardi a été la journée "la plus chaude enregistrée en France" depuis le début des mesures en 1947, alors que de nombreux records absolus de température ont été battus dans l'ouest du pays, a indiqué Météo-France. Les Français ont passé une journée entre suée et ruée sur la climatisation.
Au lendemain de la journée la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1947, 58 départements restent placés mercredi en vigilance rouge canicule. Cette vague de chaleur historique, favorisée par le changement climatique, perturbe les écoles, les hôpitaux et l'activité économique.
Sixième jour de canicule en Belgique. Le pire est encore à venir dans les prochains jours, et le politique reste largement aux abonnés absents. Entre déni et fuite en avant, l'adaptation reste le grand absent des priorités gouvernementales et du débat public.
Loin d'être une fatalité, les canicules sont le résultat de choix : ceux des dirigeants qui balaient les objectifs climatiques, obnubilés par la sacro-sainte croissance. Cette élite capitaliste hors sol est criminelle, détaille cet éditorial.
Mardi était la journée la plus chaude que la France hexagonale ait jamais connue : un record qui n’aura duré que vingt-quatre heures. Avec 30°C en moyenne sur le territoire, ce mercredi devient historique sur le plan météorologique. Et la canicule inédite qui frappe la France n’est pas terminée.
Seul 1,2 % du globe a plus chauffé que l’Hexagone, lundi. Avec une extension de la vigilance rouge canicule et des minimales à des niveaux jamais vus, ça ne devrait pas aller en s’améliorant.
Plusieurs pays subissent également une vague de chaleur : alertes rouges, morts par noyade, records historiques..., les voisins de la France souffrent aussi.
Alors que de nombreuses personnes auront sûrement, à la fin de cet épisode caniculaire, perdu la vie ou subi de graves complications de santé, il est urgent de ne pas détourner le regard et de s’adapter au réchauffement climatique.
À 17 heures, la moyenne nationale des températures a atteint 29,8°C, a relevé Météo-France. Cela fait de ce mardi la journée la plus chaude jamais enregistrée en France hexagonale, tous mois confondus.
La vague de chaleur exceptionnelle que connaît notre pays va durer au moins jusqu’à la fin de la semaine. Face aux impacts potentiels et à la préoccupation de la population, le silence politique règne.
Alors que des températures atteignent dans certaines villes des niveaux jamais mesurés, l’Ademe a publié le 17 juin un avis « pour rafraîchir durablement nos villes et villages ». Elle y alerte sur le besoin de « faire évoluer durablement les stratégies d’adaptation pour préserver nos cadres de vie ».
Dessèchement des végétaux en un temps éclair, hausse brutale de la température en pleine nuit… Déjà éprouvée par la vague de chaleur, la France pourrait connaître de brutaux pics de température, à la faveur de conditions atmosphériques caniculaires particulièrement propices.
La canicule qui touche actuellement plusieurs pays européens, dont la Belgique, s'accompagne d'un nouvel avertissement de l'Organisation mondiale de la santé.
Il y a plus de 20 ans, l’épisode de deux semaines en plein été était inédit et avait surpris le pays alors que personne n’y était préparé, entraînant plus de 15 000 morts, notamment des personnes âgées.
Si de plus en plus de Français s’équipent, cette technologie reste associée à l’idée qu’elle constituerait une « maladaptation » au réchauffement climatique. Un argument remis en cause par certains experts, alors que la France affronte des températures exceptionnelles.
Nouveau record de température pour un 19 juin à Uccle: 32 degrés ont été mesurés.
Le spécialiste du climat détaille ce vendredi 19 juin sur BFMTV-RMC que le réchauffement climatique et ses conséquences sont "en ligne avec des prévisions qui ont été faites il y a maintenant des décennies" et que les Français vont devoir "apprendre à vivre avec un climat qui aura changé".
Les canicules se répètent. Les articles aussi. Dans les rédactions, une phrase revient, souvent : "on l'a déjà fait". Et si le véritable danger n'était pas seulement le déni climatique, mais l'accoutumance qui conduit peu à peu à ne plus voir, ne plus proposer, ne plus raconter ?
Quarante degrés à la mi-juin. Pas en juillet, pas lors du traditionnel pic de l’été, mais cette semaine, à quelques jours du solstice. Ce mercredi 17 juin, l’indicateur thermique national, la température moyenne calculée sur l’ensemble du pays, a atteint 23,8 °C, signant le début officiel d’une vague de chaleur. Il s’agit de la 52e vague de chaleur recensée en France depuis 1947. Et derrière la montée du mercure, un mécanisme précis que les météorologues appellent « dôme de chaleur » : non pas une simple chaleur estivale, mais un piège atmosphérique.
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
Comment rendre la chaleur à l’intérieur des bâtiments plus tolérable ? On pense volontiers d’abord à la climatisation, mais d’autres approches, à la consommation d’énergie réduite, voire nulle, peuvent également être mobilisées. On parle alors de rafraîchissement passif.
Face à des canicules toujours plus précoces, la paléoclimatologue critique un « déni de responsabilité » de la part des politiques et s’inquiète d’une « trumpisation » en France, entre coupes budgétaires et licenciement de scientifiques.
La Terre accumule de la chaleur à un rythme sans précédent. Pour la quatrième année consécutive, un consortium international de 73 chercheurs, impliquant en France des scientifiques principalement de Météo-France, du CEA, du CNRS et de Mercator Ocean International, a actualisé les indicateurs clés du changement climatique et de l’influence humaine, à l’échelle planétaire. Leurs résultats, publiés dans la revue scientifique Earth System Science Data, indiquent que la planète accumule de la chaleur à un rythme qui s’accélère, et que le niveau de réchauffement planétaire dû aux activités humaines atteint désormais 1,37°C. L’étude inclut cette année un nouvel indicateur sur les vagues de chaleur marine.
Les fortes températures, de plus en plus précoces, provoquent chaque année 5 398 décès en France, selon Oxfam. Elles affectent en priorité les personnes précaires, âgées et les femmes.
Les fortes chaleurs sont de retour dans l’Hexagone, deux semaines après l’épisode exceptionnel du mois de mai. À ce stade, les températures attendues ne sont pas inédites mais leur apparition précoce est rendue «de plus en plus probable dans un climat qui change», estime Météo-France.
Une nouvelle alerte sur l’ampleur du dérèglement climatique. Les phénomènes extrêmes sont en train de devenir «la norme», selon l’institut Copernicus, dans son bilan mensuel du climat mondial, publié ce mercredi 10 juin. Une démonstration appuyée par «la vague de chaleur inhabituellement précoce et intense» en Europe, affirme une climatologue de l’institut, Samantha Burgess, citée dans le rapport. Le mois de mai 2026 se classe ainsi deuxième après le record de chaleur observé en mai 2024, relève l’observatoire climatique. Avec de nombreux nouveaux records mensuels sur le continent, le mois de mai a engendré des situations «particulièrement difficiles» en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, indique Copernicus.
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font sentir sur les marchés pétroliers depuis un moment déjà. La question de la durée de cette crise et de ses impacts à long terme se posant avec toujours plus d’acuité. Et, les dernières informations ne sont pas rassurantes :
El Niño est à nos portes et l’ONU appelle à se préparer à cet accélérateur du dérèglement climatique
(02/06) - Audrey Garric,Le phénomène a désormais 80 % de chances de survenir cet été, selon l’Organisation météorologique mondiale. D’une durée de neuf mois et un an, il tire vers le haut la température moyenne mondiale et favorise la survenue d’événements extrêmes.
Actuellement, trois quarts des modèles de simulation climatique prévoient pour l'indice océanique El Nino une anomalie d'environ +2 °C, ce qui signifie donc un "super El Nino". L'Organisation météo mondiale invite à se préparer.
L’Organisation météorologique mondiale confirme ce mardi 2 juin que le phénomène climatique naturel va très probablement se déclencher entre juin et août. Son intensité pourrait causer chaleur, sécheresses ou intempéries monstres dans de nombreuses zones du globe.
Nous sommes en train de vivre le septième été le plus chaud de l'histoire de la Belgique depuis l’enregistrement des températures en 1833. Avec un record : celui du mois de juin, le plus ardent de tous. Et que dire de l’été 2022 ? Le mois d’août de cette année-là dépassait également tous les relevés. De record en record, une question se pose : notre pays est-il adapté à ces fortes chaleurs qui deviendront à l’avenir plus longues, plus fréquentes et plus intenses ? Qui paye le prix de ce changement climatique indiscutable ?
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