Uniquement les Articles de la décennie 2020
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urbaine
Des trottoirs qui renvoient la chaleur comme un four, des façades qui emmagasinent le soleil du matin au soir, et pas un seul coin d’ombre à l’horizon. Voilà à quoi ressemble une rue parisienne en pleine canicule, l’un de ces épisodes brûlants qui rythment désormais nos étés. Derrière cette image familière se cache pourtant une réalité bien plus sombre : selon une étude publiée en 2023, Paris est la ville d’Europe où le risque de mourir de chaleur est le plus élevé. Un triste record que la capitale française doit à un déficit invisible, enfoui sous le bitume et le béton. Et si ce que nous ignorons sous nos pieds était en train de nous coûter des milliers de vies ?
L’agriculture verticale a longtemps été présentée comme une solution miracle pour nourrir les mégapoles tout en réduisant leur empreinte environnementale. Mais derrière les promesses high-tech, la réalité est contrastée. Entre des succès spectaculaires en Asie et des faillites retentissantes en Europe et aux États-Unis, le modèle cherche encore sa voie.
La promesse d’un air plus respirable et de métropoles apaisées semblait à portée de main. Sur fond d’interdictions graduelles, les véhicules les plus polluants s’effaçaient des rues sous le regard parfois résigné, parfois soulagé des riverains. Pourtant, en mai dernier, l’Assemblée nationale a tranché : la suppression ou l’assouplissement des ZFE est votée. En une session mouvementée, des années de petites victoires sur la pollution urbaine s’évanouissent.
La Métropole de Lyon a inauguré officiellement sa ferme urbaine cet automne. L’exploitation agricole assure l’approvisionnement en légumes bio des cantines de 38 collèges métropolitains, avec des variétés anciennes et locales.
En pleine révolution industrielle, la Britannique Octavia Hill s’est battue pour que les plus pauvres aient accès à une nature non détériorée, pour que les villes se végétalisent, et contre la pollution atmosphérique urbaine.
Seulement 43 centrales de production et distribution de froid urbaines étaient répertoriées en 2023 en France. Le gouvernement veut tripler ces infrastructures jugées plus vertueuses que la climatisation. De nombreux projets sont à l’étude.
Une étude publiée mercredi 21 mai, ausculte le phénomène de surchauffe urbaine. Plus de cinq millions de Français sont particulièrement exposés, dont 1,7 million à Paris.
De loin, les montagnes de câbles enchevêtrés ressemblent presque aux terrils du nord de la France, tout proches. On est bien dans un pays minier, mais une "mine urbaine". [...] L'an passé, 18.000 tonnes de cuivre ou d'aluminium sous forme de grenailles, et 13.000 tonnes de copeaux de plastique qui vont refabriquer notamment des dalles de parking, ont été récupérés.
La France pourrait mieux exploiter ses "mines urbaines" de métaux, c'est-à-dire le recyclage de ses déchets métalliques, en particulier le cuivre issu du démantèlement de réseaux électriques, de démolition de bâtiments ou d'épaves de voitures, selon un rapport publié mercredi.
L'éolienne domestique Liam F1 est d'ores et déjà disponible en vente. Son prix oscille de 3 500 à 4 000 euros.
Les Etats-Unis suffoque sous la chaleur et met à rude épreuves les hommes et les infrastructures, comme ce pont de New York à l'arrêt.
Paris, Bordeaux, Montpellier, Grenoble ou Lyon travaillent sur des forêts urbaines adaptées, alors que 71 % des espèces d’arbres seront en situation de risque sanitaire d’ici à 2050.
La Bergerie urbaine, qui fait paître ses 45 bêtes dans la métropole, fait depuis cinq ans le pari que la ville n’est pas l’ennemie de l’agriculture. Rencontre.
La mairie de Paris porte plusieurs projets de création de forêts urbaines dans la capitale. Objectif : rafraichir la ville, de plus en plus touchée par des épisodes de fortes chaleur. Mais certains militants associatifs sont sceptiques, prédisant l'échec de ces initiatives et souhaitent la préservation des arbres existants.
Selon une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet, si la couverture végétale d’une ville pouvait atteindre 30% de sa surface, cela pourrait réduire d’un tiers le nombre de décès prématurés liés aux canicules estivales.
L’accélération du réchauffement climatique menace deux tiers des espèces d’arbres et d’arbustes dans les centres urbains du monde entier. Avec des conséquences désastreuses pour les citadins.
Imaginons qu’en 2050 nous ayons pris en compte les aspirations des individus, notamment à ralentir, et pris au sérieux les enjeux environnementaux, à quoi ressemblerait la France devenue le modèle à suivre pour les pays de l’Union européenne ?
Les grandes métropoles ont tout intérêt à partager leurs expériences afin d’élaborer une vision à long terme contre le dérèglement du climat, estime la paléoclimatologue et coprésidente du groupe de travail 1 du GIEC.
Si le déclin de la forêt amazonienne est un phénomène bien connu, les forêts urbaines subissent aussi bien des dommages. Une équipe internationale de chercheurs a étudié pas moins de 3 129 espèces d’arbres et arbustes présents dans 164 villes à travers le globe pour prendre le pouls des plantes ligneuses en ville. Les résultats ont été publiés le 19 septembre dans la revue Nature Climate Change et ils sont ahurissants : entre 56 et 65% des espèces dans les forêts urbaines, à échelle mondiale, sont déjà dans une situation critique à cause des températures grimpantes et des précipitations qui se font désirer de plus en plus. Et ce chiffre pourrait monter entre 68 et 76% d’ici la date fatidique de 2050.
Pour citer ce rapport : De Muynck, S. et Ragot, A. 2022. Perspectives climatiques et diagnostic des risques et vulnérabilités de Forest face aux changements climatiques. Rapport réalisé pour le compte de l’Administration communale de Forest. Plan d’Action Climat Forestois. Bruxelles, 67p Contact : simdemuynck@gmail.com
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