Uniquement les Articles de la décennie 2020
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technocritique
IA et climat : un même renoncement. Ce discours de la fatalité rappelle la manière dont sont pris en compte aujourd’hui les enjeux du changement climatique et de ses conséquences dramatiques pour l’humanité. Les pouvoirs publics main dans la main avec les intérêts économiques capitalistes ne veulent plus réfléchir aux moyens de freiner le réchauffement global et l’effondrement du vivant (
Une liste non-exhaustive des principaux dangers pour les sociétés humaines et la vie sur Terre du développement de l'intelligence artificielle.L'une de ces études montre que les activités industrielles ont massivement modifié les flux d'eau de surface dans le monde et mis en péril le cycle de l'eau essentiel à des formes de vie aussi variées que les poissons et les forêts. L'autre confirme qu'en de nombreux endroits de la planète, les aquifères et les puits d'eau souterraine sont pompés et exploités plus rapidement qu'ils ne peuvent se reconstituer.
Plusieurs études récentes montrent que la quantité d’eau douce accaparée par le système techno-industriel augmente à un rythme alarmant.L'une de ces études montre que les activités industrielles ont massivement modifié les flux d'eau de surface dans le monde et mis en péril le cycle de l'eau essentiel à des formes de vie aussi variées que les poissons et les forêts. L'autre confirme qu'en de nombreux endroits de la planète, les aquifères et les puits d'eau souterraine sont pompés et exploités plus rapidement qu'ils ne peuvent se reconstituer.
Dans cet article de 2012, le journaliste Steven Kotler, le microbiologiste et généticien Andrew Hessel et l’expert en sécurité Marc Goodman font le point sur les avancées des biotechnologies et dressent un tableau effrayant. Ces armes biologiques d’un nouveau genre peuvent être personnalisées pour cibler précisément certains types d’ADN (dans le but d’éradiquer une population présentant certaines caractéristiques génétiques par exemple) voire un ADN unique (pour tuer une personne spécifique, une célébrité ou une personnalité politique).
Nikiforuk se livre à une description du système technologique – la technosphère – et décrit son fonctionnement. À la fin de l’article, il mentionne explicitement qu’il est impératif de démanteler la technosphère (au moins en partie) pour stopper la sixième extinction et le changement climatique.
Dans le cadre d’une thèse qui vient d’être récemment déposée1, je me suis consacré à étudier la pensée de quatre auteurs du XXe siècle, qui sont aujourd’hui considérés comme des « précurseurs de la décroissance »2. Quand bien même aucun d’entre eux – que ce soit Lewis Mumford (1895-1990), Günther Anders (1902-1992), Jacques Ellul (1912-1994) ou Ivan Illich (1926-2002) – ne se soit réclamé de la décroissance de son vivant, puisque le terme, avec toute sa charge polémique, ne s’est popularisé qu’à partir des années 2000. Mais il est vrai que leur critique radicale de la civilisation industrielle a inspiré des courants écologistes, certains révolutionnaires, tant à leur époque que de nos jours.
Toute critique radicale de la technique n’est pas nécessairement antimoderne. Humaniste et démocratique, celle que formule Lewis Mumford pourrait redevenir très actuelle.
Nicolas Casaux développe un discours écologiste radical et propose une analyse résolument technocritique. Conversation autour du progrès et de ses méfaits, des « exigences des choses plutôt que les intentions des hommes », des écocharlatans, du transhumanisme et du transgenrisme, mais aussi de littérature, de nature et de la quête d’autonomie.
Les études sociales sur l’énergie ont l’habitude de présenter ces enjeux sous la forme d’un trilemme. À ses trois pointes, on trouve (1) la sécurité d’approvisionnement, la réponse aux objectifs climatiques, la distribution sociale ..
Une convergence inédite de mouvements technocritiques ouvre un front de résistance contre la numérisation du monde, sa captation prédatrice et la déréalisation des individus. La conscience aïgue des conséquences d’une technologisation intégrale de nos existences suffira-t-elle à nous extraire d’une techno-passivité béate voire d’une techno-zombification bien avancée générant une dévastation environnementale et sociale sans précédent ?
Tandis que les pouvoirs accentuent la fuite en avant dans le numérique, les initiatives se multiplient pour contrer cette surenchère.
En France, l’astrophysicien et écologiste Aurélien Barrau a sans doute été l’un des premiers à alerter avec efficacité la population quant aux impacts écologiques de la 5G, dans un post publié sur sa page Facebook le 10 mars 2019, intitulé « la 5G tue »1. Selon lui, la 5G tue « en tant que création artificielle d’un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices ».
Qui a mis le feu ? La société thermo-industrielle, en 1784, avec la combustion des énergies fossiles, le perfectionnement des machines à vapeur et autres « pompes à feu ». On pourrait certes remonter au paléolithique et à la domestication du feu, la politique de la terre brûlée ne date pas du Technocène ; mais la responsabilité de la technocratie dirigeante (ingénieurs, entrepreneurs, cadres, scientifiques, etc.) dans l’incendie planétaire est écrasante, démontrée et publiée.
Le nouveau rapport du Groupe international d’experts sur le climat (Giec) alerte avec force sur les conséquences du dérèglement climatique si rien n’est fait. Le silence des élites inquiète le climatologue français Jean Jouzel. Entretien.
pour sortir de la dépendance au sentier vis-à-vis des technologies carbonées, il faudrait mettre en œuvre des politiques incitatives volontaristes. Quatre leviers sont ainsi identifiés pour encourager l’innovation verte : la fiscalité écologique, les subventions à la R&D, la diffusion des technologies vertes couplée à une taxe carbone aux frontières et l’éducation des citoyens. Faut-il prendre pour argent comptant cette thèse simpliste ?
Les auteurs livrent une critique radicale de la transition énergétique, plus particulièrement de l’électrification tous azimuts qu’elle recouvre. Et pour eux, plutôt que révolutionner nos manières de consommer et produire, le numérique installe le vecteur électrique comme hégémonique, étendant plus encore le macrosystème technique et ses emprises
Les gens pensent généralement que lorsque les marchés sont à court d’une ressource ou, dans le cas des baleines, exterminent plusieurs espèces, la civilisation trouvera une nouvelle ressource qui remplacera l’ancienne. De la même manière, les énergies renouvelables sont censées mettre à la retraite les combustibles fossiles, n’est-ce pas ? Mais le massacre passé des baleines raconte une histoire beaucoup plus complexe et nuancée...
Comment la pensée de Jacques Ellul peut-elle nous aider à comprendre la crise actuelle et ses causes ? Pour Jacques Ellul, la technique rend notre avenir impensable. Elle nous condamne à l’impossibilité de prévoir l’avenir. Et est-ce à dire que nous sommes définitivement incapables d’anticiper les autres crises à venir ? Jacques Ellul est connu pour sa critique de la technique. Mais quelles étaient ses analyses concernant la science et les technosciences ?
À la fin des années 1960, tandis que la question écologique s'affirme, les techniques pénètrent de plus en plus dans le champ de la critique sociale et politique. Alors que les oppositions aux grands…
Le texte suivant est paru dans la revue de Télécom Paris Alumni du mois d’avril. Je le publie ici en accès libre. L’idée de cette tribune n’est pas de dire que la technologie n’a pas sa place dans la transition écologique, mais qu’il ne faut pas compter dessus pour échapper à l’impératif de sobriété (et ce d’autant plus au vu des limites de la “croissance verte”, que je ne re-cite pas toutes ici).
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