Uniquement les Articles de la décennie 2020
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Françoise Vimeux
Cinquante ans plus tard, les derniers jours du mois de mai ressemblent aux premiers jours de l’été 1976, explique la climatologue Françoise Vimeux dans une tribune au « Monde ». Afin de mieux anticiper ces désordres météorologiques appelés à devenir plus réguliers et plus intenses, elle préconise « une adaptation transformative et structurelle ».
Le réchauffement de notre atmosphère est de +1,1°C au niveau planétaire sur la dernière décennie (2011-2020) relativement à la seconde moitié du XIXe siècle (1850-1900). En France, il est déjà de +1,7°C. Ce réchauffement est dû aux émissions de gaz à effet de serre (GES) engendrées par les activités humaines comme la combustion des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon). Il faut remonter 2 à 3 millions d’années en arrière pour retrouver dans notre atmosphère une concentration en dioxyde de carbone comparable à celle d’aujourd’hui. L’ampleur et le rythme des changements récents sortent de la variabilité naturelle de notre climat à l’échelle de plusieurs milliers d’années. Les changements climatiques récents, et leurs impacts, s’intensifient, sont rapides et se généralisent si bien que plus aucun territoire ne peut revendiquer ne pas être concerné. En particulier, les évènements météorologiques extrêmes telles que les vagues de chaleur, les pluies torrentielles et les sécheresses se répètent, s’intensifient,
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