Uniquement les Articles de la décennie 2020
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Sur 854 villes européennes passées au crible par une équipe internationale de chercheurs, Paris arrive en tête du classement le plus sinistre qui soit : celui des métropoles où l’on risque le plus de mourir de chaleur. Publiée dans The Lancet Planetary Health en 2023 par Pierre Masselot et ses collègues, cette étude couvrant deux décennies de données (2000-2019) ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Amsterdam et Zagreb suivent dans ce palmarès funèbre, mais Paris les devance nettement.
La contamination de l’eau potable aux PFAS met les communes en grande difficulté : elles doivent gérer une pollution dont elles ne sont pas à l’origine. Une situation qui relance le débat sur le principe du pollueur-payeur et sur la protection sanitaire des populations exposées.
Huit degrés. C’est l’écart de température qui peut séparer le centre de Paris d’une zone rurale à quelques dizaines de kilomètres, lors d’une même nuit d’été. Pas un écart climatique entre deux régions, ni deux saisons différentes. La même nuit, le même ciel, mais deux réalités thermiques radicalement opposées. Le phénomène d’îlot de chaleur urbain (ICU) se manifeste par des températures plus élevées en milieu urbain que dans les zones rurales environnantes, surtout la nuit et pendant les épisodes de canicule. Et Paris, avec sa densité de pierre, de béton et d’asphalte, en est l’illustration la plus documentée de France.
Dans leur baromètre, 29 experts de 14 pays avertissent que les systèmes dont les scientifiques dépendent pour surveiller l'océan sont menacés.
Grâce aux actions prises depuis 15 ans, la trajectoire d'un réchauffement catastrophique de 3,3 à 5,7 °C d'ici à 2100 est devenue improbable. Mais dans le même temps, le scénario le plus optimiste, dans lequel la Terre ne se réchaufferait que de 1,5 °C d'ici à la fin du siècle, est désormais irréalisable. Explications avec Wim Thiery, auteur du Giec et climatologue belge.
Actuellement, trois quarts des modèles de simulation climatique prévoient pour l'indice océanique El Nino une anomalie d'environ +2 °C, ce qui signifie donc un "super El Nino". L'Organisation météo mondiale invite à se préparer.
Si les images d’îles de déchets flottant à la surface des océans ont fait le tour du monde, une autre forme de pollution plastique, totalement invisible, est en train de s’infiltrer dans notre organisme. Pour la première fois en Allemagne, une équipe de chercheurs de Leipzig a réussi à quantifier les micro et nanoplastiques que nous respirons au quotidien. Leurs conclusions sont alarmantes : non seulement l’air urbain est saturé de polymères, mais la transition vers les véhicules électriques ne suffira absolument pas à régler le problème.
Bruits, consommation d'eau, émissions de gaz à effet de serre, îlots de chaleur, instabilité du réseau électrique… Les effets des centres de données sur leur environnement suscitent des craintes, alors que ces installations sont en train de se multiplier.
Les initiatives citoyennes contre les centres de données se multiplient, de l'Utah à la Belgique, en passant par l'Espagne. L'Union européenne entend tripler la capacité des centres de données au cours des cinq prochaines années.
Les prévisions du GIEC sur la montée des eaux d’ici 2100 sont peut-être encore trop optimistes. Une étude majeure de l’Université du Maryland, publiée dans Nature Geoscience, révèle que les modèles climatiques actuels ignorent un facteur crucial : le système circulatoire des océans. En fondant, les plateformes de glace de l’Antarctique libèrent de l’eau douce qui modifie les courants marins et déclenche une réaction en chaîne auto-entretenue. Cette boucle de rétroaction dynamique pourrait contribuer autant à l’élévation du niveau de la mer que le réchauffement atmosphérique direct, menaçant plus de 680 millions d’habitants dans les zones côtières.
Une étude inédite vient faire mentir l'idée selon laquelle les citoyens se reposeraient sur les efforts faits par les collectivités en matière de politiques climatiques.
Imaginez une métropole de 22 millions d’habitants s’enfonçant inexorablement dans les entrailles de la Terre. Ce n’est pas le scénario d’un film catastrophe, mais la réalité glaçante de Mexico. Selon de nouvelles données satellitaires dévoilées par la NASA, la capitale mexicaine s’affaisse à un rythme ahurissant de 25 centimètres par an. Bâtie sur le lit d’un ancien lac, la ville paie aujourd’hui le prix de son développement frénétique. Face à ce naufrage terrestre qui disloque les rues et les monuments historiques, l’espace offre désormais le seul point de vue capable de mesurer l’ampleur du désastre.
Comme le disait le psychologue Paul Watzlawick, l’une des plus évidentes caractéristiques de la folie est l’obstination à faire « plus de la même chose qui ne fonctionne pas » . En voici une excellente illustration : en un bref article sur le site de France3 Aquitaine, nous lisons d’abord l’impasse dans laquelle l’agriculture industrielle se dirige, et ensuite nous constatons l’aveuglement de celles et ceux qui la dirigent et la représentent, qui refusent de comprendre ce qui se passe et qui, au lieu d’accepter un changement de modèle agricole (qui arrivera de toutes façons !), s’acharnent à le maintenir sous perfusion, quitte à ce qu’il soit encore plus déconnecté de la réalité physique et écologique, encore plus insoutenable, et encore plus destructeur.
Les records actuels de températures s'expliquent par l'inertie de l'océan, réchauffé par trois années extrêmes successives.
Seules 14 % des villes dans le monde respirent un air considéré comme sûr, contre 17 % l’année précédente.
Au moins 175 personnes ont été blessées par des missiles et drones iraniens dans ces deux villes du centre d’Israël, bombardées durant la nuit du 21 au 22 mars.
Transportées dans l’atmosphère parfois sur de longues distances, les poussières atmosphériques (particules en suspension dans l’air) constituent une source de pollution encore trop peu prise en compte, au regard des polluants classiques. Une analyse menée sur quinze ans de données satellitaires montre l’ampleur du risque pour les populations des mégapoles urbaines.
New Delhi n'a pas condamné les bombardements ni le torpillage d'une frégate iranienne dans sa zone d'influence. Cette posture fait grincer des dents dans un pays attaché au non-alignement.
Selon l’enquête menée par deux ONG, Tenke Fungurume Mining n’a pas respecté les normes d’émissions relatives au dioxyde de soufre, rejeté lors des opérations de traitement du minerai utilisé pour les batteries des véhicules électriques.
"Tu détruis. Tu répares". L'ex-Premier ministre français Dominique de Villepin a plaidé dimanche pour un mécanisme onusien qui obligerait les pays à l'origine de guerres "illégales" à verser des réparations financières, à la lumière des hostilités engagées par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran.
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