Uniquement les Articles de la décennie 2020
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Imaginez trois ordinateurs séparés par plusieurs mètres, voire davantage, qui parviennent à se transmettre de l’information sans qu’aucune particule matérielle ne fasse le trajet entre eux. Aucune donnée physique expédiée, aucun signal électrique parcourant un câble comme le ferait une lettre glissée dans une enveloppe. Et pourtant, l’information arrive bel et bien à destination. Ce scénario, digne d’un roman de science-fiction, vient de devenir une réalité de laboratoire. Trois processeurs quantiques distants ont réussi à communiquer grâce à un phénomène qui défie l’intuition : la téléportation d’états logiques. Voici comment cette prouesse fonctionne, ce qu’elle signifie concrètement et pourquoi elle pourrait bouleverser notre manière de concevoir les réseaux du futur.
Imaginez deux pierres précieuses posées à chaque extrémité d’un quartier entier, séparées par des routes, des bâtiments et plus d’un kilomètre de vide. Et pourtant, malgré cette distance, elles se comportent comme si elles formaient un tout indissociable. Ce qui ressemble à une scène de science-fiction est désormais une réalité de laboratoire. Des chercheurs sont parvenus à établir un lien invisible, mais bien mesurable, entre deux diamants distants de plusieurs centaines de mètres. Ce phénomène, que la physique appelle intrication quantique, quitte peu à peu les enceintes hermétiques des laboratoires pour affronter le monde réel. Et cette prouesse pourrait bien constituer l’une des premières briques du futur internet quantique. Décryptons ensemble cette avancée fascinante.
Oubliez les heures passées à attendre que votre smartphone ou votre voiture électrique retrouve son autonomie. Une équipe de chercheurs vient de mettre au point le tout premier prototype de batterie quantique miniaturisée au monde. Loin de la chimie traditionnelle de nos batteries au lithium, cette technologie repose sur les lois vertigineuses de la mécanique quantique. Le résultat est une anomalie fascinante : plus cette batterie est grande, plus elle se recharge rapidement, offrant l’espoir d’un stockage d’énergie quasi instantané et d’une durabilité s’étalant sur plusieurs années.
Quantinuum dévoile Helios, un ordinateur quantique à 98 qubits physiques qui serait à ce jour le plus puissant au monde. Il serait capable de résoudre un problème qui nécessiterait une énergie démesurée pour supercalculateur classique. Bien que son nombre de qubits soit inférieur à celui d’autres systèmes existants, leur qualité et leur configuration unique permettraient d’obtenir une puissance de calcul jamais obtenue — une capacité encore inégalée dans leur catégorie.
Le 5 novembre dernier, Quantinuum a discrètement révolutionné l’informatique en commercialisant Helios, un ordinateur quantique si puissant qu’il redéfinit notre compréhension même du calcul. Pour accomplir ce que cette machine réalise en quelques instants, il faudrait exploiter l’énergie de chaque étoile de l’univers visible. Pourtant, Helios se contente de la consommation électrique d’une simple rangée de serveurs. Bienvenue dans l’ère où l’impossible devient routine.
Les ordinateurs quantiques sont les machines les plus puissantes jamais conçues, capables de résoudre en quelques secondes des problèmes qui prendraient des millénaires aux supercalculateurs classiques. Mais ils cachent un défaut majeur : ils ne savent pas communiquer entre eux sur de longues distances. Jusqu’à présent, deux ordinateurs quantiques séparés de plus de quelques kilomètres ne pouvaient tout simplement pas échanger d’informations. Une équipe de l’Université de Chicago vient de pulvériser cette barrière en multipliant par mille la distance maximale de connexion. Cette percée, rapportée dans Nature Communications, ouvre enfin la voie à un véritable internet quantique mondial.
Les chercheurs de Google Quantum AI ont mis au point un nouvel algorithme capable de résoudre des problèmes 13 000 fois plus rapidement que les meilleurs supercalculateurs. Baptisé « Quantum Echoes » et testé sur le processeur quantique Willow de l’entreprise, il s’agirait du premier algorithme à démontrer un avantage quantique vérifiable. Cette avancée rapproche un peu plus la perspective d’ordinateurs quantiques réellement exploitables pour des applications concrètes.
Pendant deux siècles, une règle fondamentale gouvernait l’efficacité de tous les moteurs thermiques de la planète. Puis des physiciens allemands ont découvert que cette loi, établie par le mathématicien français Sadi Carnot, n’était valable que pour le monde macroscopique. À l’échelle atomique, les règles du jeu changent complètement. Les moteurs quantiques peuvent dépasser la limite d’efficacité que nous pensions infranchissable. Cette révélation pourrait transformer notre approche des technologies du futur.
En utilisant des impulsions lumineuses ultrarapides, des chercheurs sont, pour la première fois, parvenus à contrôler en temps réel l’incertitude quantique — un principe selon lequel il est impossible de mesurer simultanément et avec précision deux propriétés d’une particule. S’appuyant sur les caractéristiques physiques uniques de la lumière comprimée, ces travaux pourraient ouvrir la voie à des systèmes de communication quantique ultrarapides et sécurisés.
Ce mardi 10 octobre, l’Académie royale des sciences de Suède a dévoilé les lauréats du 119e prix Nobel de physique. John Clarke, Michel H. Devoret et John M. Martinis ont reçu cette distinction suprême pour une découverte qui semblait relever de la science-fiction : ils ont réussi à observer des phénomènes quantiques non pas à l’échelle microscopique habituelle, mais dans un circuit électrique suffisamment grand pour tenir dans une main. Une prouesse scientifique dont les retombées révolutionnent déjà notre quotidien, des smartphones aux futurs ordinateurs quantiques.
Dans les laboratoires du monde entier, une course contre la montre se joue en secret. Des physiciens tentent de résoudre l’énigme la plus profonde de la science moderne : comment réconcilier les deux piliers de la physique que tout semble opposer. Cette quête, qui dure depuis un siècle, touche aujourd’hui à son dénouement. Et ses implications pourraient redéfinir notre compréhension même de la réalité.
Ou à le réinventer. Mais alors, faites extrêmement vite.
Une découverte scientifique majeure vient de rapprocher l’humanité d’une révolution technologique sans précédent. Des chercheurs chinois ont franchi un cap décisif dans la construction du futur Internet quantique, cette technologie mystérieuse qui promet de transformer radicalement nos communications numériques.
Pendant vingt ans, elle est restée dans le domaine de la théorie pure. Aujourd’hui, cette technique mystérieuse aux allures de science-fiction vient de franchir une étape décisive qui pourrait bien changer la face de l’informatique mondiale. La « distillation d’états magiques » n’est plus un rêve de physicien : elle est devenue réalité dans les laboratoires de QuEra.
L’informatique quantique, longtemps cantonnée aux laboratoires et aux démonstrations théoriques, se rapproche chaque jour un peu plus de nos usages quotidiens. Une avancée récente, réalisée par une équipe de chercheurs de l’Université de Sydney, pourrait bien marquer un tournant majeur dans cette course technologique. Ils ont en effet conçu une puce électronique capable de fonctionner à seulement quelques millièmes de degré au-dessus du zéro absolu, au plus proche des qubits, ces briques élémentaires de l’ordinateur quantique. Cette prouesse ouvre la voie à la fabrication d’ordinateurs quantiques beaucoup plus stables, accessibles et économes en énergie.
En développant une technique d’informatique quantique permettant d’exécuter des algorithmes d’apprentissage automatique basés sur le noyau, des chercheurs ont démontré un gain d’efficacité et de rapidité significatif par rapport aux meilleurs supercalculateurs classiques. La technique repose sur un circuit photonique quantique combiné à un algorithme d’apprentissage automatique sur mesure, permettant des gains de performance notables.
Et si l’ordinateur quantique que l’on vous promet depuis 30 ans devenait enfin une réalité ? C’est exactement ce qu’affirme IBM cette semaine, en annonçant une percée qui pourrait tout changer. Selon ses chercheurs, ils viennent de franchir un cap scientifique majeur : la résolution du plus gros goulot d’étranglement de l’informatique quantique, la gestion des erreurs.
(Yorktown Heights) IBM a présenté mardi de nouvelles avancées techniques qui doivent lui permettre de mettre au point, d’ici 2029, le premier ordinateur quantique commercial, machine à la puissance de calcul inédite utilisable pour des applications concrètes.
Imagine une machine capable de deviner en un instant ce que nos meilleurs supercalculateurs mettent des siècles à estimer. Une machine qui ne pense pas plus vite, mais autrement – qui ne suit pas les règles du jeu, mais les réécrit. Bienvenue dans l’ère des ordinateurs quantiques. Encore embryonnaire, souvent mal compris, cet objet technologique à peine croyable pourrait déverrouiller des problèmes considérés aujourd’hui comme inabordables. Dans cet article, on explore trois promesses vertigineuses qui entourent cette technologie : casser la cybersécurité, guérir des maladies complexes, et redéfinir notre rapport à la réalité.
Grâce à une IA conçue pour l’optique quantique, des physiciens ont mis au jour une technique inédite pour simplifier l’intrication quantique et ainsi faciliter le développement des technologies quantiques.
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