– Outil de recherche de références documentaires –
Uniquement les Articles
Les champs auteur(e)s & mots-clés sont cliquables. Pour revenir à la page, utilisez le bouton refresh ci-dessous.
filtre:
Déchets
Dans un communiqué diffusé ce vendredi 4 septembre, l’Etat annonce avoir finalement décidé de ne pas imposer une consigne contre laquelle les collectivités étaient vent debout.
Quarante-quatre mille tonnes de déchets industriels extrêmement toxiques, ensevelies à plus de 500 mètres sous le sol alsacien : c’est le bilan du site StocaMine, à Wittelsheim, que l’État avait pourtant vendu comme un stockage réversible. Deux décennies de procédures plus tard, la justice a tranché en faveur du confinement définitif. Les déchets ne remonteront pas à la surface. Ils resteront scellés derrière des barrières de béton, sous l’une des plus grandes réserves d’eau souterraine du continent.
Une bouteille d’eau en plastique recyclée, affichant un bilan carbone bas, passe pour un choix écologiquement raisonnable par rapport à son homologue en verre. Pourtant, cette même bouteille plastique figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Et plus des trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus ces objets – dans des décennies, voire des siècles. Ce paradoxe révèle un angle mort de nos décisions environnementales. Aujourd’hui, la pollution plastique s’évalue presque toujours sous le prisme du bilan carbone et des analyses de cycle de vie (ACV).
Chaque semaine, la même routine s’installe : rincer les bouteilles, écraser les emballages, remplir le bac jaune avec la satisfaction du devoir accompli. Ce geste, des millions de Français le répètent scrupuleusement, persuadés de participer activement à la protection de la planète. Pourtant, la réalité du recyclage en France est bien loin de cette image rassurante que l’on se fait du tri sélectif. Entre les promesses affichées sur les emballages et le parcours réel des déchets plastiques, il existe un fossé que peu de consommateurs soupçonnent. Où finissent réellement ces bouteilles une fois collectées ? Traversent-elles vraiment nos frontières ? Et surtout, que révèlent les chiffres officiels sur l’efficacité de notre système de tri ? La rentrée est souvent l’occasion de reprendre de bonnes habitudes écologiques, mais encore faut-il comprendre ce qui se cache derrière ce geste devenu automatique.
Depuis la Station spatiale internationale, les astronautes les repèrent sans jumelles : de vastes taches sombres et rectangulaires, étalées sur des dizaines de kilomètres carrés au nord de l’Alberta. Ce ne sont pas des lacs naturels. Ce sont des bassins de résidus miniers, sous-produits de l’extraction du pétrole issu des sables bitumineux, et ils s’accumulent sans discontinuer depuis l’exploitation industrielle lancée en 1967 avec l’usine de Great Canadian Oil Sands, ancêtre de Suncor. Soixante ans plus tard, aucun de ces bassins n’a jamais été refermé ni rendu à la forêt boréale qu’il a remplacée.
Des containers métalliques rongés par cinquante ans de pression et de sel, filmés en direct par un sous-marin habité à près de 4 700 mètres sous la surface : c’est l’image que ramène la seconde campagne de la mission Nodssum, menée par le CNRS dans les abysses de l’Atlantique Nord-Est. Vingt plongées du sous-marin Nautile ont permis d’observer directement plusieurs fûts dégradés, confirmant ce que les scientifiques redoutaient depuis des décennies sans jamais avoir pu le vérifier sur place.
Les opposants aux déchets radioactifs se retrouvent près de Bure lors d’un weekend placé sous haute surveillance. L’occasion de redire non à Cigéo, dont les problèmes risquent de devenir le lot de ce siècle.
L’ex-ministre grecque de l’Environnement Elisavet Papazoi dénonce «la croissance sans limite de l’offre touristique», qui pèse notamment sur les ressources en eau du pays, placé en alerte maximale en raison des risques d’incendie.
Sous l’océan Pacifique, à moins de 15 kilomètres des côtes de Los Angeles, 48 000 fûts métalliques rouillent depuis plus de 70 ans dans les profondeurs marines. Entre 1946 et 1970, l’armée américaine et plusieurs agences de recherche ont déversé à cet endroit des déchets radioactifs, des pesticides et des solvants industriels, sans jamais réellement informer les millions d’habitants vivant à quelques encablures de là. En cet été 2026, alors que la Californie affiche ses plages bondées et son ciel dégagé, une cartographie précise de ce désastre sous-marin refait surface, et elle a de quoi glacer le sang.
De nombreux projets de data centers sont lancés ou en phase de construction en France. Étant donné leurs impacts sur l’environnement et les populations locales, leur localisation mérite d’être débattue, d’autant que certains projets pourraient être intégrés dans des réseaux préexistants ou en développement : ils participeraient ainsi à la mise en commun et à la réutilisation des ressources que sont la chaleur, l’eau et l’électricité.
La Science sait depuis plusieurs années que les microplastiques jouent un rôle dans le réchauffement de la planète. Cependant, une récente étude menée par des chercheurs chinois et étasuniens démontre que ce rôle est beaucoup plus significatif que ce que les précédentes études affirmaient. Selon les chercheurs, leurs résultats pourraient justifier pleinement une décision radicale concernant la production de plastique.
Une montagne de vêtements grande comme plusieurs centaines de terrains de football pousse depuis des années dans l’un des endroits les plus arides de la planète. Dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, près de la ville d’Alto Hospicio, s’entassent aujourd’hui environ 60 000 tonnes de textiles invendus ou jetés, arrivés d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Le dernier chiffre en date s’élève à plus de 60’000 tonnes et la décharge a pris de telles proportions qu’elle est visible sur des images satellites prises depuis l’espace. Face à ce constat, les Nations Unies ont qualifié la situation d’«urgence environnementale et sociale pour la planète».
Douze ans de fonctionnement. Cinquante-cinq ans pour effacer les traces. La centrale nucléaire de Brennilis, plantée au cœur des tourbières du Finistère, illustre à elle seule le gouffre entre la promesse du nucléaire propre et la réalité de son démantèlement. Arrêtée en 1985, elle ne rendra son terrain à la lande bretonne qu’aux alentours de 2040, pour une facture qui a explosé au fil des décennies jusqu’à atteindre près de 850 millions d’euros.
Dix-huit ans de fonctionnement, cinquante-cinq ans de démantèlement : la centrale nucléaire de Brennilis, nichée au cœur des monts d’Arrée dans le Finistère, incarne à elle seule tout le paradoxe du nucléaire français. De 1967 à 1985, la centrale est exploitée conjointement par Électricité de France et le CEA, produisant 6,235 TWh pendant 106 000 heures de fonctionnement, soit environ douze ans. Arrêtée en 1985, elle ne sera totalement démantelée qu’en 2040, selon les dernières estimations de la Commission locale d’information (CLI) du Finistère. Trois fois la durée de son exploitation pour effacer ses traces. De quoi interroger sur ce que signifie réellement « sortir » du nucléaire.
Entre 1971 et 1982, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs furent immergés par plusieurs pays européens dans l'Atlantique Nord-Est, à des profondeurs atteignant plus de 4 700 mètres. La localisation exacte de ces barils et surtout leurs impacts possibles sur l'environnement des grands fonds restaient à ce jour largement inconnus depuis des études des années 1980. Les campagnes à la mer NODSSUM 2025 et 2026, portées par le CNRS et réalisées avec les moyens de la Flotte océanographique française, ont permis d'identifier plusieurs milliers de ces barils. À l'aide du sous-marin Nautile, nous avons inspecté visuellement plusieurs dizaines de ces fûts, documenté leur degré avancé de dégradation et observé des containers particulièrement corrodés. Le contenu de certains d'entre eux se répand sur le fond marin environnant. Ces fûts sont colonisés par différents organismes, notamment des anémones, des éponges et des crabes.
Entre 1971 et 1982, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs furent immergés par plusieurs pays européens dans l’Atlantique Nord-Est, à des profondeurs atteignant plus de 4 700 mètres. La localisation exacte de ces barils et surtout leurs impacts possibles sur l’environnement des grands fonds restaient à ce jour largement inconnus depuis des études des années 1980. Les campagnes à la mer NODSSUM 2025 et 2026, portées par le CNRS et réalisées avec les moyens de la Flotte océanographique française, ont permis d’identifier plusieurs milliers de ces barils. À l’aide du sous-marin Nautile, nous avons inspecté visuellement plusieurs dizaines de ces fûts, documenté leur degré avancé de dégradation et observé des containers particulièrement corrodés. Le contenu de certains d’entre eux se répand sur le fond marin environnant. Ces fûts sont colonisés par différents organismes, notamment des anémones, des éponges et des crabes.
Le lancement par Emmanuel Macron de «concertations» pour accélérer sur la consigne des bouteilles en plastique, annoncé mi-mai, n’a pas convaincu les ONG spécialistes du sujet. Dans cette tribune à Vert, elles proposent des solutions pour réduire l’utilisation des emballages en polymère, lutter contre cette pollution et prévenir les conséquences sanitaires.
Le bac jaune. Ce conteneur couleur soleil que des millions de Français remplissent consciencieusement depuis vingt ans, convaincu de faire le bon geste. Rincer le pot de yaourt, aplatir la bouteille, trier la barquette : le rituel est ancré. La réalité industrielle qui suit, beaucoup moins. En 2023, le taux de recyclage effectif des emballages plastiques en France atteignait seulement 24,5 %, loin derrière le verre (86 %) ou l’acier (86 %). les trois quarts de ce qu’on dépose dans le bac jaune ne redevient jamais du plastique. Pas parce qu’on trie mal (enfin, pas seulement), mais parce que le système en aval ne peut tout simplement pas suivre.
Subventions exorbitantes, pollution de l’air, risques pour les riverains… les nouveaux incinérateurs CSR, vantés comme vertueux, sont en réalité un scandale économique, écologique et sanitaire.
On parle beaucoup du prix de ce rachat. C'est pourtant ce que l'État achèterait qui compte. Or trois faits, tous documentés, disent la même chose : rien de chiffrable, rien de valeur, rien que la Belgique soit prête à gérer.
![]()

