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Patrice
À chaque crise énergétique revient la tentation d’annoncer un tournant historique. Le blocage du détroit d’Ormuz, devenu, depuis la fin février, le point de rupture d’une guerre ouverte, n’échappe pas à cet audit. Une fois les marchés apaisés et les tankers de retour, la crise d’Ormuz aura peut-être moins changé le monde de l’énergie qu’elle n’en aura révélé les failles quasi sismiques.
Le 28 avril 2026, les Émirats arabes unis (EAU) ont annoncé leur retrait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec effet dès le 1er mai. Ce départ est le plus lourd de conséquences depuis la création du cartel en 1960. Cette décision invite aussi à creuser une problématique qui monte en intensité depuis une décennie : l’Opep est-elle encore viable comme instrument de régulation collective du marché pétrolier mondial ? Membres de l’Opep depuis 1967, les Émirats ont longtemps compté parmi les piliers de l’organisation. En annonçant leur retrait, les autorités émiriennes ont invoqué une vision de long terme et l’évolution de leur profil énergétique.
En annonçant qu’ils quittaient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Opep, les Émirats arabes unis ont-ils porté le coup de grâce à cette structure née en septembre 1960 ? Ou n’ont-ils fait qu’entériner un changement de cadre géopolitique, rendant ce cartel moins efficient que par le passé ? Cette décision intervient dans un contexte où le marché pétrolier est ébranlé par les attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, et où la circulation par le détroit d’Ormuz reste incertaine…
Un an s’est écoulé depuis que Donald Trump a prêté serment pour son second mandat. Sa campagne de 2024 s’était construite sur la promesse du « retour de l’abondance ». L’un des engagements était de diviser par deux les factures énergétiques des Américains en douze à dix-huit mois, en « libérant » les hydrocarbures des réglementations de l’administration Biden. Un an après, le bilan d’étape de cette politique énergétique révèle un contraste saisissant entre promesses et réalités.
Un an s’est écoulé depuis que Donald Trump a prêté serment pour son second mandat. Sa campagne de 2024 s’était construite sur la promesse du « retour de l’abondance ». L’un des engagements était de diviser par deux les factures énergétiques des Américains en douze à dix-huit mois, en « libérant » les hydrocarbures des réglementations de l’administration Biden. Un an après, le bilan d’étape de cette politique énergétique révèle un contraste saisissant entre promesses et réalités. L’exploitation massive des énergies fossiles a effectivement battu des records, faisant des États-Unis le premier producteur et exportateur mondial de pétrole et de gaz. Mais cette « domination énergétique » se construit aux dépens des ménages et des entreprises américaines, qui font face à des coûts en nette hausse, à rebours des espoirs suscités. Analyse d’un piège économique qui se referme sur la base électorale du président républicain et résonne mal avec les promesses de l’America First.
Le nouveau bras droit du président du RN, Jordan Bardella, fut l’un des poissons-pilotes du parti d’extrême droite en Russie. Il a notamment cherché à se rapprocher de Konstantin Malofeïev, un oligarque ultraconservateur qui finance des opérations d’ingérence pour le compte du Kremlin.
Dans son ouvrage Moins ! la décroissance est une philosophie, Kohei Saito en donne un bel exemple : Marx soulignait que le capitalisme invisibilise ses propres contradictions en les déplaçant, mais que ce déplacement conduirait inévitablement à un enrayement qui aggraverait davantage ces contradictions...
Hérauts de la colère agricole européenne, les paysans polonais mobilisés depuis le printemps 2023, multiplient les blocages à la frontière pour s’opposer à la surpression des droits de douane sur les produits ukrainiens.
La journaliste et essayiste Pascale d’Erm est spécialiste des mouvements écologistes menés par des femmes à travers le monde.
Comment faire changer la trajectoire de modèles d’infrastructures économiques, sociales, politiques, non seulement vectrices d’inégalités mais qui détruisent l’habitabilité du monde ? Et où ? Le défi serait d’arriver à une écologie des milieux impurs impulsée par les pays du Nord où la France donnerait l’exemple d’un pays qui prendrait des mesures à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui.
(Québec) Le Canada compte 12 « bombes carbones » qui pourraient faire échouer tous les efforts en vue de limiter les dérèglements climatiques dans les prochaines années.
Pour garantir l’accès aux informations qui font défaut sur le sujet du démantèlement des installations, une « implication parlementaire » est indispensable, estiment le directeur de l’Observatoire des armements, Patrice Bouveret, et le porte-parole d’ICAN France, Jean-Marie Collin, dans une tribune au « Monde ».
Le marché européen de l'énergie est très tendu. En plein hiver, l'Allemagne ferme des centrales nucléaires et des centrales thermiques. Les prix grimpent. Au milieu d’un prix record de l'électricité en Europe, l'Allemagne ne changera pas ses plans et fermera trois réacteurs nucléaires et 11 centrales électriques au charbon en décembre. Le pays perdra 6,4 GW de capacité de production.
Une note en trois points : six raisons de réduire les inégalités salariales dans une visée sociale-écologique radicale, quelques repères quantitatifs sur la hausse du Smic et son financement, les politiques publiques et les gestions d’entreprise réduisant les inégalités salariales.
La saga judiciaire de l’ordonnance condamnant la Stib est devenue le symbole d’une Belgique confuse, sur le point de renoncer à l’absolu principe de la neutralité de l’Etat sous le fallacieux prétexte : du respect de la « diversité ».
Cinq mille nouvelles piscines en 2021. Le secteur se réjouit de ce nouvel engouement des Belges. Le confinement, avec le désir d’améliorer son chez-soi, est passé par là. Mais cette tendance - "symbole d’une discrimination écologique et sociale" - est dénoncée ailleurs.
Le gouvernement polonais vient d’autoriser la reprise des coupes forestières à Bialowieza, dans la dernière forêt primaire de plaine en Europe. De quoi raviver les craintes des écologistes, qui gardent en mémoire l’épisode de déforestation amorcé en 2016.
L'hydrogène est aujourd'hui présenté comme une solution aux enjeux écologiques, celui-ci n'émettant pas de dioxyde de carbone lors de sa combustion. L'hydrogène est dit "propre" lorsqu'il est produit par une électrolyse alimentée par des énergies renouvelables (hydrogène "vert") ou lorsque sa production est combinée à des mesures limitant les émissions de carbone (hydrogène "bleu"). Il s'oppose ainsi à l'hydrogène dit "gris" qui est produit à base de combustibles fossiles qui génèrent du dioxyde de carbone. L'hydrogène propre réduit donc les émissions de CO2, tant lors de sa production que lors de son utilisation.
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La pollution atmosphérique urbaine tend, en valeur absolue, à diminuer dans les pays occidentaux. En aval de la pollution directement émise dans l’atmosphère dite « primaire » se développe celle, plus pernicieuse, que l’on appelle « secondaire ». À l’origine de la majorité des épisodes de particules fines, ce type de pollution est le résultat des réactions chimiques multiples qui se déroulent dans l’environnement atmosphérique.
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