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Jean-Marc Jancovici
Document source : FB Jean-Marc Jancovici Pic de pétrole par Adrien Couzinier – 10/01/2026 Deux éléments ont permis d'éviter un pic mondial de pétrole total depuis 2008 (et donc une crise économique qui ferait passer 1929, 2008 et 2020 pour de la rigolade) : le pétrole de schiste (donc le pétrole US) et le NGL mondial (sous produit liquide de la production de gaz)
« Lorsqu’on parle de transport routier, le chiffre qui fait généralement la une est la part des ventes de voitures électriques (et hybrides) et son évolution d’une année sur l’autre. En 2024, environ 17,5 millions de voitures (100 % électriques et hybrides rechargeables) ont été vendues dans le monde. Cela représentait environ 22 % des ventes mondiales de voitures, contre seulement 4 % en 2020 (https://ourworldindata.org/electric-car-sales). Cette part varie fortement selon les pays : de 92 % en Norvège à 21 % en Europe, où elle stagne, ou encore 48 % en Chine.
Un petit pas de côté sur le pétrole : les années se suivent et confirment le déclin de la production "conventionnelle" (bleu foncé + bleu clair + vert foncé sur ce graphique). Les taux de déclin sont rapides, et liés à l'épuisement géologique des puits. D'après l'AIE, auteur d'un rapport très complet, 90% des investissements dans l'exploration-production du pétrole et du gaz depuis 2019 ont été consacrés à compenser la baisse de production plutôt qu'à répondre à la croissance de la demande !
De façon très inattendue dans un document émanant d’une instance “officielle”, l’EEA affirme qu’il n’est pas possible d’augmenter la taille de l’économie (la croissance) et de faire baisser les consommations de ressources et les émissions de gaz à effet de serre. On y lit aussi qu’une économie 100% circulaire n’existe pas. Il n’y aura pas, donc, de croissance verte, pas plus dans le Green Deal (explicitement cité) qu’ailleurs.
La marche persistante d’un climat en réchauffement se manifeste par une multitude de changements continus et progressifs. Les niveaux de CO2 dans l’atmosphère. La teneur en chaleur des océans. L’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale. Chacune s’élève d’année en année, alimentée par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Et si les records climatiques sont régulièrement battus, l’impact cumulatif de ces changements pourrait également entraîner des changements radicaux et irréversibles dans des parties fondamentales du système terrestre.
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L'impact réel des gestes individuels...
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Emissions de gaz à effet de serre, économie, intensité énergétique, population… Il y aurait un lien entre ces diverses grandeurs, que chacun – physiciens, économistes ou politiques, ingénieurs, démographes – aime à utiliser dans son coin ? Une équation, géniale parce que si simple ...
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Pour tous les individus plongés dans l'énergie au quotidien, le kWh est aussi familier, en apparence, que le litre d'eau l'est au jardinier ou le kg de farine au boulanger. Pourtant, sur le fond, personne ne sait vraiment ce que représente un kWh, pas même moi ! L'énergie, cela ne se touche pas, c'est juste un chiffre abstrait sur un bout de papier, quelques fois le préalable à une facture, et pour en appréhender la signification, il faudra toujours on n' échappe pas à ses sens mettre en face d'une consommation une action du monde physique qui l'illustre de manière parlante pour tous.
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En 1970, les réserves de pétrole, publiées par les compagnies pétrolières (y compris les compagnies d’état, voire plus bas), représentaient 30 fois la consommation annuelle du moment, laquelle était de l’ordre de 2,4 milliards de tonnes d’or noir par an. Les réserves publiées valaient donc environ 72 milliards de tonnes de pétrole cette année-là (ou encore 530 milliards de barils).
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