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énergies extractivisme
2026
La compagnie canadienne Sherritt a annoncé mardi dans un communiqué "suspendre ses activités minières à Cuba" en raison des "contraintes d'approvisionnement en carburant affectant le pays". Sherritt exploite du nickel et du cobalt dans la mine de Moa, située dans la province d'Holguin (est), et est engagée depuis 1991 dans la coentreprise Moa Nickel S.A. avec l'Etat cubain. Le nickel est un des principaux produits d'exportation de Cuba, confrontée à une grave crise énergétique depuis la fin des livraisons de pétrole par le Venezuela après la chute de Nicolas Maduro et face aux menaces de Washington d'imposer des droits de douane aux pays qui vendent du pétrole à l'île.
Le géant minier anglo-australien Rio Tinto est en négociations pour racheter son concurrent suisse Glencore et donner naissance au plus gros groupe du secteur, sur fond d'envolée des prix du cuivre. Voici les enjeux du projet, avant une date-butoir fixée ce jeudi. Reprise de pourparlers Glencore, basé en Suisse mais coté à Londres, est actif dans le cuivre, le nickel, le cobalt ou encore le charbon. C'est aussi un poids-lourd du négoce de matières premières. Rio Tinto, coté à Londres et Sydney, extrait minerai de fer, cuivre, aluminium ou encore lithium.
Cette fois, ils jouent le jeu des alliances: les Etats-Unis ont réuni une cinquantaine de pays mercredi à Washington pour assurer un accès équitable aux minerais critiques, face à la dépendance vis-à-vis de la Chine. "Nous savons désormais que le marché international des minéraux critiques est défaillant", a déclaré le vice-président des Etats-Unis, JD Vance, à l'ouverture de la conférence, en dénonçant notamment l'instabilité des marchés.
Pune série intéressante pour bien comprendre le monde actuel : notre niveau de vie, notre consommation n'est pas magique, mais est rendu possible grâce à une production industrielle mondiale très importante.
2025
Il faudra 500 milliards de dollars d'investissement dans les infrastructures minières d'ici 2040 pour répondre aux besoins attendus en cuivre, lithium, nickel, graphite et terres rares, a déclaré un représentant de la Banque mondiale vendredi lors d'une conférence à Paris.
L'Union européenne doit dévoiler mercredi de nouvelles mesures pour réduire sa dépendance à l'égard de la Chine concernant les terres rares et autres matières premières critiques, au coeur de tensions géopolitiques grandissantes. Néodyme, terbium, yttrium... Les terres rares sont des éléments métalliques devenus essentiels pour des pans entiers de l'économie, en particulier l'industrie automobile, les énergies renouvelables, le numérique ou la défense.
Les ministres de l'Énergie du G7 ont annoncé jeudi au Canada le lancement d'une "alliance" pour contrer la mainmise chinoise sur les minéraux critiques, afin de garantir un accès plus fiable à ces ressources indispensables aux technologies du futur. Cette réunion de deux jours des sept pays s'est ouverte à Toronto quelques heures après la signature d'un accord entre le président des Etats-Unis Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping sur l'approvisionnement en terres rares, utilisées dans nombre de produits, des panneaux solaires aux missiles de précision. "Un bon signe", selon la ministre allemande de l'Économie et de l'Énergie Katherina Reiche, qui a souligné devant la presse à Toronto la dépendance de son pays aux exportations chinoises de minéraux critiques.
Les discours sur la transition sont des leurres : celle-ci n’a pas été amorcée, explique l’historien Jean-Baptiste Fressoz. Au lieu de « fantasmer sur un monde zéro carbone en 2050 », il faudrait une décroissance matérielle.
Alors que la transition énergétique accélère en Europe, une idée semble s’être imposée dans le débat public. Notre dépendance aux énergies fossiles aurait glissé vers une nouvelle dépendance, cette fois aux matières premières critiques, comme le lithium ou les terres rares. […] Si cette analogie alerte, à juste titre, sur la vulnérabilité européenne des approvisionnements en métaux – pour une large part envers la Chine, elle repose sur une vision simpliste et trompeuse des chaînes d’approvisionnement mondiales, de la nature physique de ces ressources et des rapports de force géoéconomiques. Elle participe à véhiculer de fausses croyances non seulement sur la nature du commerce international de ces matières premières critiques, mais aussi, plus globalement, sur la nature de la transition énergétique.Peut-on vraiment comparer le lithium au gaz russe ? Le cobalt au baril de Brent ? La réponse est : non. Pour plusieurs raisons.
Le gouvernement suédois veut réautoriser l'extraction d'uranium sur son sol, pour répondre à la demande croissante de métaux critiques et réduire sa dépendance aux importations, a déclaré mercredi la ministre de l'Environnement. L'uranium est le principal combustible utilisé dans les réacteurs nucléaires, une énergie que le gouvernement en place veut relancer. Interdite en 2018 par le gouvernement social-démocrate pour des raisons environnementales --risques de contamination des cours d'eau, radioactivité-- et économique --coût d'exploitation trop élevé et accès à l'uranium sur le marché mondial--, l'extraction de ce métal, qui se trouve en Suède dans la roche, est de nouveau envisagé par l'actuel gouvernement de droite.





