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sombre
2026
Suivre l’actualité internationale récente, c’est aussi s’intéresser à la constellation néoréactionnaire américaine. Pour mieux comprendre les comportements autoritaristes, anti-démocratiques, viole…
Dans un essai salutaire, le politiste analyse le discours d’intellectuels d’extrême droite influents dans la Washington trumpienne, tels que Curtis Yarvin et Nick Land.
Pour Grégory et Sacha Edberg, enseignants à Sciences-Po, il est crucial que les capitaines d’industrie européens opèrent un réarmement idéologique pour répondre pied à pied aux critiques d’outre-Atlantique.
C’est l’un des dogmes les plus inébranlables de la biologie : sur Terre, l’oxygène est produit par la photosynthèse, un processus qui nécessite impérativement la lumière du soleil. Pourtant, dans les abysses du Pacifique, là où règne une obscurité éternelle, une équipe de scientifiques affirme avoir détecté une source d’oxygène impossible. Ce gaz vital ne proviendrait pas d’organismes vivants, mais de simples roches métalliques tapissant le fond marin. Une découverte si controversée, et aux implications si vastes, qu’une nouvelle mission de haute technologie vient d’être lancée pour confirmer ou infirmer définitivement l’existence de cet « oxygène sombre ».
Au cours des années 2010 et 2020, aux États-Unis, une nouvelle contre-culture de droite radicale s’est développée sur internet. Ses figures centrales, comme Curtis Yarvin ou Nick Land, écrivent le plus souvent sous pseudonymes, sur des blogs et sur les réseaux sociaux. Ils ont donné à ce mouvement son nom, la « néoréaction », ou encore les « Lumières sombres ». Les idées qu’ils défendent sont à la fois anciennes et hypermodernes : détruire la démocratie, établir une monarchie, diriger l’État comme une entreprise, rétablir les inégalités entre hommes et femmes, affirmer les différences entre patrimoines génétiques… D’abord marginaux, ils ont peu à peu obtenu le soutien de certains milliardaires de la Silicon Valley, et leur audience n’a cessé de s’élargir depuis. Avec la victoire de Donald Trump en novembre 2024, ils estiment avoir désormais les mains libres pour faire de l’Amérique le laboratoire de leurs vœux les plus fous. Cette première analyse met en lumière l’originalité des néoréactionnaires tout en les
2025
Depuis le retour de Trump, les universités, les scientifiques et jusqu’à l’idée même de science font l’objet d’attaques sans précédent. Une mise au pas théorisée par un courant de pensée qui prend le contre-pied de la philosophie des Lumières : les lumières obscures.
Cette seconde analyse de l’œuvre de Nick Land, philosophe contemporain dont l’impact est réel sur une partie au moins du mouvement MAGA aux États-Unis et sur de nombreux groupuscules d’ultradroite dans le monde, met en évidence le rapport complexe que l’idéologue des « Lumières sombres » entretient avec le nazisme himmlérien et avec les organisations qui, aujourd’hui encore, s’y réfèrent.
Autour de Donald Trump, nous retrouvons bon nombre de personnalités influencées par l’idéologie des Lumières sombres. L’auteur de l’essai qui a donné son nom à cette école de pensée, Nick Land, demeure relativement peu connu mais ses travaux sont de plus en plus étudiés. Pour les comprendre, il est nécessaire de bien appréhender la notion d’hyperstition qu’il a forgée.
Les terrifiantes idées de Curtis Yarvin, un « philosophe » du trumpisme Sous le nom provocateur de Dark Enlightenment, une frange de la droite intellectuelle américaine – inspirée par Curtis Yarvin (né en 1973) – prône un renversement des valeurs du XVIIIe siècle : raison, égalité, universalité des droits. Il croit l’humanité aboutie et prône presque son extinction. Il ne veut plus de démocratie. Et je pense qu’il arrivera à ses fins : il est improbable que les élections présidentielles de 2028 ne soient autre chose qu’un plébiscite au candidat unique : un fils de Donald Trump. Sous le pseudonyme de Mencius Moldbug, ce blogueur-philosophe californien théorisait dès 2007 la faillite inéluctable et programmée de la démocratie libérale, qu’il jugeait faible, inefficace et corrompue. Face à ce constat, il propose une destruction méthodique, c’est-à-dire un redémarrage complet du système.
Les Etats-Unis ont une nouvelle fois bloqué jeudi l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un texte réclamant un cessez-le-feu et l'accès humanitaire à Gaza, provoquant la colère d'Etats membres qui ne veulent pas renoncer à peser sur ce dossier malgré les vétos américains répétés.





