« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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Donbass
2025
Le président ukrainien ouvre la porte à la création d’une zone démilitarisée supervisée par des « forces internationales » dans la partie du Donbass contrôlée par Kiev, en conditionnant le retrait des troupes ukrainiennes à celui de l’armée russe.
La Russie a rejeté vendredi la proposition de Volodymyr Zelensky de laisser la population ukrainienne décider, par référendum ou des élections, d'éventuelles concessions territoriales dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine. "Cette zone est un territoire russe", a déclaré le conseiller diplomatique du président Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, a rapporté vendredi l'agence de presse Interfax-Ukraine.
Ce dispositif défensif sans équivalent, qui s’étend du nord au sud sur une cinquantaine de kilomètres, protège notamment Sloviansk et Kramatorsk, les dernières grandes agglomérations de l’oblast aux mains des forces ukrainiennes.
Reçu à la Maison Blanche la semaine dernière, le président ukrainien a non seulement dû renoncer aux missiles tomahawks qu’il espérait obtenir de Trump, mais il a en plus été enjoint à répondre à l’une des principales exigences de Poutine, selon un haut responsable ukrainien.
"Les Ukrainiens sont très résilients. Ils se battent pour leur liberté, leur indépendance, leur pays. Ils ne peuvent pas simplement capituler", a affirmé lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, à son arrivée à une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg.
L’armée russe progresse dans la région de Dnipropetrovsk, qui ne fait pourtant pas partie des revendications territoriales de Vladimir Poutine en Ukraine. La bataille pour deux villages militairement sans importance illustre l’intérêt de cette offensive et le risque pour Kiev.
A Donetsk et dans une partie du Donbass occupé par la Russie depuis 2014, les habitants souffrent d’une pénurie menaçant de dégénérer en catastrophe humanitaire.
Donald Trump voudrait pousser Kiev à céder la région à Moscou, y compris les zones toujours sous contrôle ukrainien. Volodymyr Zelensky affiche un refus prudent, de peur de braquer le président américain.
A la veille de sa réunion avec Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé le refus de la Russie d'appliquer un cessez-le-feu, qui selon lui "complique la situation" pour aboutir un accord de paix global. Une déclaration qui intervient alors que plusieurs sources font état du soutien du président américain à un plan russe qui imposerait le retrait des forces ukrainiennes de la région du Donbass.
La ville ukrainienne Pokrovsk, située au cœur du Donbass, est désormais dans la ligne de mire de Moscou. Les forces russes multiplient les offensives pour couper les voies d’approvisionnement de cette ville stratégique, au risque de lourdes pertes, espérant ainsi faire basculer l’équilibre du front oriental.



