Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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2026

Et si la fameuse compensation carbone, celle que l’on nous vend comme une baguette magique pour effacer nos émissions, n’était en réalité qu’un pari perdu d’avance ?
L'année 2026 est en passe d'être l'année la plus chaude (probabilité d'environ 35 %) ou la deuxième plus chaude (probabilité d'environ 63 %) jamais enregistrée, tandis que 2027 a de très fortes chances (probabilité de 92 %) d'être l'année la plus chaude jamais enregistrée, en raison d'un phénomène « super El Niño » qui prend de l'ampleur. Actuellement, 2027 serait juste au-dessus des +1,7°C ! La quantité de malheurs et de souffrances qui vont accompagner ce niveau de réchauffement est très important. Courage à toutes et à tous pour les années à venir
Il existe une différence subtile mais capitale entre un navire qui voyage et un navire qui attend. Le premier fend les flots, sa coque balayée en permanence par l’eau, l’air et le mouvement. Le second, immobile pendant des semaines, devient tout autre chose : un refuge silencieux où la vie marine s’invite, s’accroche et prolifère. Cette distinction, presque anodine en apparence, se trouve aujourd’hui au cœur d’une inquiétude scientifique majeure. Lorsque plus de 1 500 navires commerciaux se sont retrouvés bloqués au mouillage dans le détroit d’Ormuz, personne ne s’attendait à ce que cette paralysie logistique se transforme en une menace écologique d’une ampleur inédite. Sous la ligne de flottaison, loin des regards, une véritable bombe biologique à retardement s’est mise en place. Et le compte à rebours commence dès que ces géants reprennent la mer.
Répartition géographique et évolution des émissions de GES
Direction l’Antarctique pour perdre quelques degrés… en compagnie de Claude Lorius. Aventurier et pionnier des forages glaciaires, il est un spécialiste du climat. En étudiant les glaces, grâce à une méthode pour le moins surprenante, il démontre le lien entre l’augmentation du CO₂ et la hausse de la température de la Terre. Ses découvertes font de lui l’un des premiers scientifiques à alerter sur le réchauffement climatique. Dans cette archive, Claude Lorius retrace son incroyable parcours, de sa première mission en Antarctique aux découvertes qui ont révolutionné notre compréhension du climat. De quoi se rafraîchir les idées !
Sous nos pieds, un trésor s’évapore en silence. Loin des projecteurs braqués sur les cheminées d’usine et les pots d’échappement, un phénomène discret mais colossal se joue dans les entrailles de notre continent. Nos sols, ces sentinelles brunes que nous foulons sans y prêter attention, relâchent depuis des décennies plus de carbone qu’ils n’en emmagasinent. Le constat, longtemps soupçonné, se précise désormais avec une netteté troublante : le bilan net de carbone des sols agricoles européens est négatif sur le long terme. Autrement dit, la terre nourricière se vide peu à peu de sa substance, et avec elle, s’échappe une partie de notre capacité à contenir le dérèglement climatique. Voici pourquoi cette hémorragie invisible mérite toute notre attention.
Dix ans après l’Accord de Paris, le Haut Conseil pour le climat (HCC) a jugé jeudi les politiques françaises toujours "insuffisantes" face à un réchauffement aux effets de plus en plus dangereux. L'organisme indépendant appelle à accélérer la baisse des émissions, à mieux financer l’adaptation et à éviter que les retards climatiques n’aggravent les inégalités sociales.
Alors que l’est des États-Unis subit une vague de chaleur intense pendant le week-end du 4 juillet et que l’Europe a enregistré plus de 1 000 morts en quatre jours fin juin, des experts expliquent comment la chaleur extrême affecte chaque organe vital — du cœur au cerveau en passant par les reins — et pourquoi l’humidité transforme ce risque en urgence médicale.
D'après le baromètre du CITEPA, les émissions de gaz à effet de serre ont reculé de 4,8 % au premier trimestre. C'est nettement plus rapide que la baisse de 2,1 % observée en 2025, et proche du rythme d'un peu plus de 5 % qu'il faudrait tenir d'ici 2030 pour respecter nos engagements climatiques. Enfin une bonne nouvelle pour le climat ? Ce résultat tient beaucoup aux aléas de la météo, mais recouvre des évolutions positives dans l'industrie et les transports.
Sur un an, les rejets nationaux de gaz réchauffant l’atmosphère ont reculé de 4,8 %, à la faveur d’un hiver doux et donc d’un recul des consommations de chauffage.