« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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2026
L’humanité peut améliorer les niveaux de vie, réduire les inégalités et maintenir le réchauffement climatique en dessous d’une hausse de 2 °C, selon une vision ambitieuse de la survie de la planète rapportée la semaine dernière par The Guardian. À une époque marquée par l’angoisse écologique, c’est une affirmation remarquablement optimiste. Cet optimisme provient du Global Justice Report, élaboré par le World Inequality Lab de Thomas Piketty. […] Ce rapport va à contre-courant de l’époque actuelle. La démagogie anti-immigration, le retour en grâce des combustibles fossiles, les attaques contre le multilatéralisme et la captation du pouvoir par les milliardaires s’opposent tous à la capacité redistributive de l’État que le rapport juge nécessaire. Pourtant, l’équipe du professeur Piketty affirme que la décarbonation, la « sobriété » et l’égalité peuvent permettre à la majorité de mener une vie agréable.
Même si l’humanité cessait d’émettre du CO₂ demain, la planète resterait piégée dans un état de réchauffement pendant des centaines, voire des milliers d’années. Une nouvelle étude publiée dans Earth’s Future dessine trois futurs possibles — et révèle qu’il suffit des seules émissions du secteur alimentaire pour maintenir le réchauffement indéfiniment. Le moment d’agir est maintenant, pas demain.
Pendant des décennies, on a vendu l’Amazonie comme le poumon de la planète, le grand régulateur, l’assurance-vie verte de l’humanité face au dérèglement climatique. Cette certitude a volé en éclats en 2021 avec la publication d’une étude de Luciana Gatti et ses collègues dans la revue Nature : une grande partie de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de CO2 qu’elle n’en absorbe, un basculement qui transforme ce qui était le plus grand allié naturel de l’humanité en un contributeur net au réchauffement climatique. Ce n’est pas une projection. C’est un constat mesuré dans l’air, à 4 500 mètres d’altitude, au-dessus de la canopée.
Ces dernières années ont apporté une succession de catastrophes dans de nombreux pays, des vagues de chaleur extrêmes, des graves inondations, des tempêtes et des glissements de terrain. Ces événements dépassent parfois les prévisions formulées dans le rapport du GIEC. Les chiffres qui y dont cités proviennent des calculs de plusieurs modèles climatiques. Et lors de la préparation du rapport, les scientifiques ont choisi de citer la médiane (valeur proche de la moyenne) des résultats de tous ces programmes.
Sommes-nous tirés d'affaire si nous arrivons à limiter le réchauffement climatique à un niveau considéré comme acceptable ? C’est la question à laquelle ont voulu répondre des chercheurs européens.
Dix ans après l’accord de Paris qui fixait l’objectif de réduire drastiquement les émissions mondiales de CO2, la Terre a atteint un réchauffement de 1,5 °C, soit exactement l’augmentation qu’il s’était engagé à éviter. Avant même le dépassement de cette limite (overshoot), les catastrophes climatiques ont frappé avec une force toujours plus dévastatrice, tandis que l’industrie des combustibles fossiles enregistrait les plus gros profits jamais réalisés. Et pourtant, l’idée s’est imposée que la cause était désormais perdue : l’intolérable est devenu inévitable. Nous fonçons désormais vers un réchauffement de 2° C et le mieux à faire serait d’essayer de refroidir la Terre, vers la fin du siècle, à l’aide de technologies qui sont très loin d’avoir fait leurs preuves… Telle est la logique folle de l’idéologie du dépassement dont Andreas Malm et Wim Carton, à la manière d’historiens du présent, montrent comment elle a affecté tous ceux qui travaillent sur le changement climatique, des décideurs politiques aux jou
Entre réchauffement des océans, fonte accélérée des glaces et déséquilibre énergétique croissant, les scientifiques pointent une aggravation rapide et durable du dérèglement climatique.
« La Terre est poussée au-delà de ses limites. Tous les indicateurs climatiques-clés sont dans le rouge », a averti le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à l’occasion de la publication du rapport annuel de l’Organisation météorologique mondiale.
La quantité de chaleur accumulée par la planète a atteint un niveau inégalé l’an passé, pointe ce lundi 23 mars l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence onusienne.
Le réchauffement climatique continu pourrait engager une trajectoire irréversible en déclenchant des points de bascule climatiques, mais la plupart des gens n’en ont pas conscience. Le monde est plus proche qu’on ne le pensait d’un « point de non-retour » au-delà duquel un emballement du réchauffement climatique ne pourrait plus être arrêté, ont averti des scientifiques.



