Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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2026

Alors que notre système climatique évolue actuellement d’un effet La Niña vers un régime neutre, les prévisions suggèrent qu’il y a 70 % de chances de voir le retour d’El Niño d’ici le mois de juin. Les estimations semblent indiquer qu’il pourrait s’agir d’un « super El Niño », potentiellement l’un des plus intenses depuis la fin du XIXe siècle. Les vagues de chaleur et les inondations risqueraient donc d’être encore plus dévastatrices dans certaines régions du globe.
Ce mercredi, l'observatoire européen Copernicus dévoile son rapport sur l’état du climat sur le continent en 2025. Voici ce qu’il faut en retenir.
Selon le rapport Copernicus portant sur l'année 2025 publié mercredi, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale", avec une multiplication des records de chaleur qui favorisent les situations climatiques extrêmes telles que les incendies, la fonte des glaces et les inondations
Ces dernières années ont apporté une succession de catastrophes dans de nombreux pays, des vagues de chaleur extrêmes, des graves inondations, des tempêtes et des glissements de terrain. Ces événements dépassent parfois les prévisions formulées dans le rapport du GIEC. Les chiffres qui y dont cités proviennent des calculs de plusieurs modèles climatiques. Et lors de la préparation du rapport, les scientifiques ont choisi de citer la médiane (valeur proche de la moyenne) des résultats de tous ces programmes.
Des précipitations très intenses ont touché le Daghestan, dans le sud du pays, ce week-end. De nouvelles pluies y sont attendues.
Des pluies de plusieurs heures se sont abattues sur l’Angola, dimanche 5 avril, causant la mort d’au moins 15 personnes et inondant plus de 4 000 habitations, dont la plupart des résidents ont dû être déplacés, ont annoncé les services d’urgence du pays.
Aucune technologie ne saurait compenser l'effondrement de la biodiversité. Sa préservation exige des changements systémiques, explique la biologiste Tatiana Giraud. Une vérité radicale, qui entraîne déni et contestation.
L’été 2025 a apporté la mousson la plus destructrice des dernières décennies dans l’Himalaya occidental. Entre la fin juin et la mi-septembre, une succession de pluies extrêmes, de crues soudaines et de glissements de terrain a frappé l’Inde et le Pakistan, causant des milliers de victimes.
En pleine saison des pluies, l’Afrique de l’Est a connu des précipitations torrentielles meurtrières ces derniers jours.
Selon les ​scientifiques, le réchauffement climatique aggrave les inondations et les sécheresses en Afrique de l’Est, en concentrant les précipitations en des averses plus courtes et plus intenses.