« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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2026
Alors que des forces terrestres américaines convergent vers le golfe Arabo-Persique sans que leurs objectifs aient été divulgués, le président américain doit résister à la tentation d’une spirale guerrière s’il ne veut pas plonger la région dans l’inconnu. D’autant que les répercussions ne se limiteraient pas au Moyen-Orient.
Le président des Etats-Unis ne semble pas avoir anticipé qu’en déclenchant un conflit au Moyen-Orient les cours des hydrocarbures s’envoleraient au point de pénaliser les Américains à la pompe. Un mauvais calcul à l’approche des élections de mi-mandat.
Nous constatons aujourd'hui, un peu partout sur le globe, le recul assumé du multilatéralisme, l'abandon des règles du droit international et la violation généralisée des droits humains. Voilà pourquoi je soutiens que si l'ONU n'existait pas, il faudrait l'inventer.
L’attaque massive contre le régime iranien met en évidence les conséquences de la pratique du pouvoir par le président américain, notamment la politisation à outrance de l’appareil militaire. Le faible soutien de l’opinion publique, y compris celui de la base trumpiste, constitue un avertissement.
Le chef du Kremlin se retrouve embourbé dans une guerre de position, faisant des ravages en vies humaines pour des gains territoriaux limités.
Le constat d’éloignement durable entre les Etats-Unis et l’Union européenne, qui ressort du discours de Marco Rubio prononcé samedi en Allemagne, impose en retour la nécessité aux Européens de ne pas se montrer divisés.
La mobilisation du 15 janvier visait les modalités du zonage des captages, et non les ambitions environnementales.
Depuis la présentation du plan en 20 points pour Gaza de Donald Trump, en octobre 2025, l’immobilisme l’a emporté. Le rapatriement du dernier corps d’otage israélien, capturé lors des massacres du 7-Octobre perpétrés par le Hamas, doit pourtant permettre le passage à une phase marquée par un retrait militaire israélien partiel.
Donald Trump a revu les ambitions du comité initialement conçu pour orchestrer la reconstruction de Gaza. Mais un « conseil de la paix » organisé autour d’un homme qui ne connaît comme seule limite que sa « moralité », selon ses propres termes, apparaît à ce stade comme la pire des alternatives à l’ONU.
Iran, États-Unis, Russie… L’accumulation des dénis moraux criminels sera-t-elle en mesure de faire basculer l’opinion ? En ce qui concerne les États-Unis, les signaux en ce sens se multiplient.



