« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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scientifique
2026
Les signataires du texte, publié dans les colonnes du «Monde» lundi 6 juillet, dénoncent «l’emprise de l’industrie fossile» et «l’inconséquence» «du débat politique».
Pour les scientifiques du World Weather Attribution, qui analysent le rôle du changement climatique dans les phénomènes météorologiques extrêmes, la vague de chaleur actuelle est directement liée au réchauffement causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre. Une nouvelle alerte, qui confirme que ces épisodes extrêmes sont amenés à se multiplier et à s’intensifier avec le dérèglement climatique.
Le 17 mars 2026, le Parlement gallois décidait d’ériger le mensonge politique délibéré en faute sanctionnable. Une innovation démocratique dont la Belgique pourrait s'inspirer.
Entre 1971 et 1982, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs furent immergés par plusieurs pays européens dans l’Atlantique Nord-Est, à des profondeurs atteignant plus de 4 700 mètres. La localisation exacte de ces barils et surtout leurs impacts possibles sur l’environnement des grands fonds restaient à ce jour largement inconnus depuis des études des années 1980. Les campagnes à la mer NODSSUM 2025 et 2026, portées par le CNRS et réalisées avec les moyens de la Flotte océanographique française, ont permis d’identifier plusieurs milliers de ces barils. À l’aide du sous-marin Nautile, nous avons inspecté visuellement plusieurs dizaines de ces fûts, documenté leur degré avancé de dégradation et observé des containers particulièrement corrodés. Le contenu de certains d’entre eux se répand sur le fond marin environnant. Ces fûts sont colonisés par différents organismes, notamment des anémones, des éponges et des crabes.
En marge d’une rencontre avec Giorgia Meloni, Emmanuel Macron a affirmé qu’on ne pouvait pas s’adapter «à un pic [de chaleur] qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui». Vingt-six scientifiques lui répondent. Non seulement ces records étaient prévisibles, mais ils seront battus dans les années à venir, expliquent-ils
Depuis un an, un virus tropical décime des populations d’oiseaux sur l’île d’Arran, en Écosse. Véhiculé par des moustiques, ce virus commence à proliférer de plus en plus au nord en raison du réchauffement climatique. Sans surprise, les scientifiques s’inquiètent d’une telle diffusion puisque d’autres virus plus dangereux pourraient faire leur apparition à l’avenir.
Selon une récente publication, des chercheurs ont étudié une intrigante masse d’eau froide près de Terre-Neuve, au Canada. Il s’agit d’un « blob froid » qui pourrait malheureusement signer la fin de la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), des courants essentiels au maintient d’un climat tempéré en Europe.
Une étude révèle également que l’humidité élevée expose les habitants de centaines de villes au pire stress thermique jamais enregistré.
À chaque canicule, les dirigeants semblent surpris. Mais cela fait des décennies que les chercheurs alertent sur le changement climatique dû aux gaz à effet de serre, et que les États ne réagissent presque pas. Chronologie.
Un collectif rassemblant des écrivains, des élus, ainsi que des scientifiques, dont le sénateur Alexandre Basquin, les écrivains Annie Ernaux et Abel Quentin, dénonce, dans une tribune au « Monde », le développement effréné des mégacentres de données et appelle au boycott des intelligences artificielles génératives « grand public ».



