« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
filtre:
trains
2026
Les réseaux ferroviaires, routiers, portuaires et aéroportuaires européens ont été conçus pour un climat qui disparaît progressivement. Une étude menée par la VUB montre que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations exposent déjà les infrastructures à des risques majeurs. Les coûts se chiffrent en milliards d’euros et les stratégies d’adaptation restent largement insuffisantes.
À mesure que le dérèglement du climat s'intensifie, le réseau ferroviaire apprend à résister aux canicules, aux incendies, aux inondations et aux épisodes de gel. Un défi majeur pour la SNCF, qui ne manque pas d’idées mais qui se heurte à l'ampleur des investissements nécessaires.
Quarante pour cent des lignes ferroviaires françaises ne sont pas électrifiées. Sur ces tronçons, les TER roulent au diesel depuis des décennies, consommant jusqu’à 200 litres de gasoil pour 100 kilomètres. La rupture est en marche : un train français conçu pour ne rejeter que de l’eau est actuellement en phase d’essais sur le réseau national, avant ses premières circulations commerciales. Son nom, le Régiolis H2, n’évoque peut-être pas grand-chose pour le grand public. Mais ce qu’il promet est limpide.
Alors qu’en 2025 la Russie a mené plus de frappes contre les chemins de fer ukrainiens qu’en 2023 et 2024 réunies, la compagnie ferroviaire nationale a décidé de renforcer le blindage des locomotives, de s’équiper d’outils de brouillage antidrone et de faire circuler davantage de rames la nuit.
Après des mois de frappes concentrées sur le secteur énergétique, l'armée russe cible également de plus en plus souvent les infrastructures de transport de l'Ukraine.
Alors que la police multiplie les investigations, les similitudes avec des sabotages survenus lors de grands événements sportifs auparavant ravivent les inquiétudes autour de la sécurité ferroviaire italienne.
2025
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas grâce aux véhicules électriques, mais par le développement des trains à grande vitesse que les Chinois ont réussi à limiter leur consommation de pétrole, constate dans sa chronique au « Monde » Jean-Baptiste Fressoz.
Depuis le lundi 31 mars 2025, les voyageurs peuvent de nouveau traverser en train la frontière franco-italienne. Pendant un an et demi, la ligne Paris-Milan a été interrompue en raison d’un impressionnant éboulement survenu sur ses voies en août 2023. Loin d’être un événement isolé, ce type d’incidents se multiplie au fur et à mesure que les effets du réchauffement climatique s’intensifient. Face à cette situation, il est urgent que l’ensemble des acteurs de la filière ferroviaire (entreprises, collectivités, États…) se mobilise pour adapter les infrastructures à des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles et violentes. Et ce, à une période où le nombre de voyageurs ne cesse de croître. Si certains pays européens se sont déjà engagés dans cette voie, la France tarde à passer à l’action.
La SNCF a indiqué mardi après-midi que la circulation des trains est interrompue au départ et à l'arrivée de la gare de Marseille-Saint-Charles en raison d'un incendie qui a atteint la cité phocéenne. Plus tôt, l'aéroport de Marseille-Provence, situé sur la commune de Marignane, a été fermé pour la même raison. Les pompiers sont mobilisés pour mettre fin aux flammes qui se propagent à une vitesse "très rapide".
Selon une note de la SNCF que Reporterre a consultée, il faut trouver au minimum 1 milliard d’euros d’argent public pour empêcher le « décrochage » du réseau ferré. 4 000 km de lignes sont concernées, dès 2028-2030, avec « un impact sur plus de 2 000 trains par jour ».



