Jean-Marc Jancovici

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espoir

2026

Au cœur des Carpates roumaines, la grotte de Scărișoara vient de livrer un trésor biologique qui glace le sang des microbiologistes. En forant à 25 mètres de profondeur, des chercheurs ont extrait une bactérie congelée depuis 5 000 ans, la Psychrobacter SC65A.3. Capable de survivre à des millénaires de sommeil cryogénique, ce micro-organisme possède une arme terrifiante : alors qu’il n’a jamais croisé l’Homme moderne, il est déjà résistant à nos antibiotiques actuels. Cette découverte nous place face à un dilemme historique : puiser dans son génome pour créer les remèdes de demain, ou prier pour qu’elle ne s’échappe jamais de son tombeau de glace.
Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d'hydrogène naturel, possible source d'énergie décarbonée? Les recherches s'intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région. A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d'Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants. La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l'objectif est de creuser encore, jusqu'à 4.000 mètres courant février, à la recherche d'hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.
Environnement : six des neuf limites planétaires ont été dépassées et d’autres signaux s’aggravent. Effondrement en vue ? Difficile à penser. Certains en sont persuadés. D’autres estiment que le pire n’est pas inéluctable. Mais si un sursaut est urgent et crucial, l’inertie politique, économique et sociale complique les choses.

2025

Contre un État qui ne résoudra jamais la crise climatique, et sa violence que la force ne saurait aujourd’hui renverser, que reste-il aux écologistes ? L’anarchisme, historique et présent, plein d’idées pour un autre futur.
Le Kremlin estime que l'Ukraine ne pourra pas mettre fin militairement au conflit, alors que Moscou revendique de nouveaux gains sur le front Est.
Dans une tribune au « Monde », la chercheuse au sein de l’ONG Corporate Europe Observatory Vicky Cann dénonce le lobbying des entreprises chimiques et s’inquiète de voir s’éloigner la possibilité d’une interdiction européenne des polluants éternels.
Une fois de plus, l'écologiste nigérian Nnimmo Bassey, grande figure des luttes environnementales du plus gros producteur de pétrole d'Afrique depuis plusieurs décennies, se rendra à la grand-messe de l'ONU sur le climat, la COP30, qui se tiendra au Brésil le mois prochain. "Malheureusement !", sourit celui qui ne se fait pas beaucoup d'illusions sur les résultats de ce "rituel" auquel participent les Etats "tout en sachant que rien de sérieux n'en sortira". Lui ne participera qu'aux rencontres entre militants environnementaux en marge des négociations officielles.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi que le cessez-le-feu obtenu à Gaza par l'intermédiaire de Donald Trump donnait "davantage d'espoir pour la paix" en Ukraine, où le dirigeant américain ambitionne aussi de jouer un rôle de médiateur avec Moscou.
Donald Trump et les médiateurs des pourparlers indirects entre Israël et le Hamas en Egypte ont annoncé qu’Israël et le Hamas étaient parvenus à un accord sur un échange d’otages et de prisonniers et sur l’arrivée d’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne.
A partir de ce lundi, Israéliens et représentants du Hamas négocieront sur la première phase du plan de paix de Trump, portant sur un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages contre des prisonniers palestiniens.
Depuis l'attaque du 7-Octobre et le déclenchement de la guerre à Gaza, Israël fait face à une émigration accrue. Parmi celles et ceux qui choisissent l'exil, des militants de gauche, las de la guerre, inquiets de la dérive illibérale de leur pays. Ils se sont confiés à France 24.
Lundi, après de nombreuses déclarations croisées sur les réseaux sociaux, le président ukrainien et les leadeurs européens ont reçu un accueil cordial à la Maison Blanche et Trump s’est engagé à organiser une réunion tripartite avec Vladimir Poutine.
Secouristes et habitants fouillent les décombres depuis trois jours après des moussons ayant fait près de 350 morts, a annoncé l’autorité provinciale de gestion des catastrophes.
Alors qu’Elon Musk est en froid avec Donald Trump, au point de vouloir créer son propre parti politique, le milliardaire peut désormais se vanter d’avoir fait naître une nouvelle ville, au sud-est du Texas. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes humains et environnementaux.
Réduire la politique climatique à une cible de températures à ne pas dépasser fait prendre le risque d’une résignation généralisée, relève l’économiste Vincent Escoffier, dans une tribune au « Monde ». Au contraire, raisonner sur le chemin à emprunter redonnerait, selon lui, un sens à l’engagement de chacun.
L’urgence climatique impose des solutions innovantes pour remplacer les énergies fossiles. L’hydrogène, perçu comme une alternative prometteuse, attire l’attention en raison de sa capacité à produire de l’énergie sans émissions directes de gaz à effet de serre. Cependant, des études récentes, notamment celle du MIT, soulignent que les fuites d’hydrogène pourraient compromettre ses avantages environnementaux.
Depuis plusieurs années, les scientifiques alertent sur les conséquences du changement climatique, et l’objectif international majeur a toujours été clair : limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Pourtant, les dernières données publiées par un consortium international réunissant soixante chercheurs, parmi lesquels des experts français de Météo-France, du CNRS, du CEA et de Mercator Ocean International, viennent de jeter un sérieux froid. Selon leur étude récente, le budget carbone restant, c’est-à-dire la quantité maximale de gaz à effet de serre que l’humanité peut encore émettre pour rester sous ce seuil, sera épuisé dans seulement trois ans si les émissions continuent au rythme actuel.
A 80 kilomètres à vol d’oiseau du cercle polaire, l’usine de Stegra devrait produire, fin 2026, de l’acier à partir d’hydrogène « vert », mais les réticences du gouvernement rendent la concrétisation du projet plus difficile que prévu.
Afin de débarrasser l’atmosphère terrestre du CO₂ accumulé sous l’effet de l’action humaine, experts et entreprises veulent augmenter les capacités d’absorption de l’océan. Les océanographes, réunis en amont de la Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC), qui se tiendra à Nice, du 9 au 13 juin, restent très méfiants.
Entreprises, gouvernements... Beaucoup comptent sur l’océan pour absorber le CO2, en rendant l’eau moins acide notamment. Des scientifiques mettent en garde contre les « industriels fous » et des technologies « miraculeuses ».

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi