Jean-Marc Jancovici

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2026

Des modèles économiques défaillants pourraient faire s’effondrer l’économie mondiale à cause de la crise climatique, préviennent des experts. Les États et les institutions financières utilisent des modèles qui ignorent les chocs liés aux événements météorologiques extrêmes et aux points de bascule climatiques.
Le gouvernement a publié, le 23 janvier, sa trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique. Si celle-ci pourra servir de boussole, elle pâtit d’un manque d’ambition et de financements. […] Il nous manquait un cap clair : +2 °C de réchauffement en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 en France continentale. L’annonce est passée inaperçue et pourtant nous disposons désormais d’une trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique par le biais d’un décret paru le 23 janvier.
Le changement climatique peut avoir un impact sur la santé de tous les Belges, mais les groupes vulnérables sont plus exposés, à mesure que les risques climatiques s’intensifieront. Le stress thermique sur le corps humain constitue un risque prioritaire.
L’avancée des modélisations sur le dérèglement climatique alerte les climatologues et physiciens allemands : la terre se réchauffe de plus en plus vite et l’Humanité ne ralenti pas ses émissions de gaz à effet de serre. Cette dernière alerte en date nous amène à notre tour à appeler à une adaptation plus rapide de nos villes, nos campagnes et nos systèmes de gestion de crise.
HAMBOURG — Depuis quelque temps déjà, les climatologues débattent d’une hypothèse inquiétante : le réchauffement climatique est-il en train de s’accélérer ? La Société allemande de physique et la Société météorologique allemande mettent désormais en garde contre ce phénomène dans une déclaration commune. L’hebdomadaire allemand Die Zeit s’est entretenu à ce sujet avec Klaus Richter, président de la Société allemande de physique, et Frank Böttcher, président de la Société météorologique allemande.
Le décret fixant la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique a été publié dimanche au « Journal officiel », après une consultation publique lancée en septembre.
Après avoir passé ces dernières années à explorer les questions d’adaptation, à dialoguer avec des chercheurs, praticiens, spécialistes du sujet, à former des organisations, nous avons souhaité rassembler en un livre l’essentiel de nos découvertes, surprises, enseignements, convictions – le tout en 230 pages accessibles
Les chiffres sont tombés mercredi, et ils sonnent comme un verdict sans appel. L’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth ont confirmé simultanément ce que de nombreux climatologues redoutaient : pour la première fois dans l’histoire des mesures, la température moyenne mondiale sur trois années consécutives dépasse de 1,5°C le niveau préindustriel. Cette limite, inscrite comme objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris en 2015, n’était pas censée être franchie avant plusieurs décennies. Elle vient de céder en moins de trois ans.
C’est la première fois qu’une période de trois ans, de 2023 à 2025, franchit la barre symbolique de 1,5 °C de réchauffement, le seuil le plus ambitieux de l’accord de Paris, selon l’observatoire européen du climat Copernicus.
Le seuil de + 1,5 °C, établi comme un jalon à ne pas dépasser dans l'accord de Paris en 2015, devrait être définitivement franchi avant la fin de la décennie, affirme le service européen de référence Copernicus. Les températures mondiales des trois dernières années ont en moyenne déjà dépassé de 1,52 °C le niveau préindustriel, selon son dernier rapport.
Ce mercredi, l'observatoire européen Copernicus dévoile son rapport définitif sur l'état du climat en 2025. Régions les plus impactées, dépassement du seuil de 1,5°C de réchauffement... Voici ce qu’il faut en retenir.
Les données publiées par Copernicus confirment une bascule symbolique et scientifique majeure : entre 2023 et 2025, il a fait, en moyenne, 1,5 degré de plus qu’à l’ère préindustrielle. C’est une première dans les observations climatiques modernes. Le réchauffement s’accélère et ses conséquences sont déjà bien visibles.
L'année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts. Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l'échelle de l'humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), note Copernicus dans son bilan annuel. "La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique", estiment séparément les scientifiques de Berkeley Earth, aux Etats-Unis.
Dans un récent post, Jean Boissinot s’interroge sur la note à donner à la suite de l’estimation des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par le CITEPA : E ou D ? Je propose ici une grille de notation portant sur la qualité du baromètre du CITEPA, l’évolution attendue des émissions en 2025 et la procrastination des gouvernants en matière d’action climatique.
2025 tutoie la barre de 1,5°C. La moyenne 2023-2025 la dépasse. Celle de la période 2025-2029 possède à ce stade 70% de chance de la franchir… Et de nombreux modèles climatiques prévoient l’arrivée d’un phénomène « réchauffant » El Nino dès 2026.
Christophe Pauly reçoit le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis pour une leçon de survie passionnante. Loin des discours catastrophistes habituels, il nous explique comment le vivant nous protège gratuitement... et pourquoi il pourrait bientôt "se mettre en grève". Une discussion rare pour comprendre que protéger la nature, c'est avant tout une question d'intelligence et de pragmatisme.

2025

Global temperature in 2025 declined 0.1°C from its El Nino-spurred maximum in 2024, making 2025 the second warmest year. The 2023-2025 mean is +1.5°C relative to 1880-1920. The 12-month running-mean temperature should decline for the next few months, reaching a minimum about +1.4°C. Later in 2026, we expect the 12-month running-mean temperature to begin to rise, as dynamical models show development of an El Nino. We project a global temperature record of +1.7°C in 2027, which will provide further confirmation of the recent global warming acceleration.
Nathanaël Wallenhorst est chercheur en sciences de l’environnement, professeur à l’Université catholique de l’Ouest, et membre de l’Anthropocene Working Group. Avec «Qui sauvera la planète?» (Actes Sud, 2023), il nous exhortait à une législation forte et urgente en matière d’environnement. Il nous revient avec «2049: Ce que le climat va faire à l’Europe» (Seuil), qui explore de manière très concrète à quoi pourrait ressembler notre vie quotidienne dans 25 ans, quand les principaux «points de basculement» auront été franchis.
James Hansen : « Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est à une réticence scientifique poussée...
Il y a dix ans, le monde s’était donné une mission : éviter un changement climatique dangereux. Mais dix ans après l’Accord de Paris et une COP à Belém sans mesure forte, le constat s’impose. Ce pari crucial semble avoir été perdu et une nouvelle phase, bien plus inquiétante, pourrait déjà avoir commencé. Que se passe-t-il quand l’humanité franchit la limite qu’elle s’était elle-même fixée ?

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi