Jean-Marc Jancovici

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2026

3366 hectares ont été brûlés dans les Hautes Fagnes. C’est l’équivalent de la surface des communes d’Uccle et Forest réunies. Ou de 4700 terrains de football. C’est cette surface que le Service public de Wallonie a calculé à l’heure actuelle.
Les incendies ravagent le pays depuis plusieurs jours, où le phénomène climatique El Niño accentue la sécheresse.
Un hameau d'une vingtaine de maisons a été évacué mercredi soir en Lozère où un incendie a parcouru 180 hectares faisant un blessé parmi les pompiers, ont annoncé les services de secours.
La Belgique combat l'un des pires incendies de son histoire. Le brasier ravage, dimanche encore, les Fagnes, une grande réserve boisée du pays, prisée des randonneurs et proche de l'Allemagne. La veille, les habitants de deux villages avaient reçu l'ordre d'évacuer les lieux.
Ce feu s’est déclaré en milieu de journée vendredi, dans les Hautes Fagnes, une grande zone boisée prisée des randonneurs et proche de l’Allemagne, et s’est rapidement propagé durant la nuit.
Reprise d’un feu datant du mois de juin, l’incendie s’est déclaré ce jeudi 13 août à Luglon, à 25 km au nord-ouest de Mont-de-Marsan. La situation est jugée «défavorable», avec plusieurs «sautes de feu» et des températures caniculaires.
De la France à la Croatie, plusieurs incendies touchent actuellement l’Europe, sur fond de fortes chaleurs et de sécheresse. Plus de 1100 hectares ont été parcourus par les flammes dans les Landes, tandis que des milliers de personnes ont dû être évacuées à travers le continent. En Angleterre, plusieurs habitations ont été détruites et une vingtaine de personnes ont été blessées en Croatie dans "l'un des pires incendies de l'histoire du pays".
Placées en vigilance orange canicule, les Landes ont vu des températures dépasser les 40 °C jeudi, à Morcenx-la-Nouvelle et Mont-de-Marsan, près de la zone concernée.
Un nouvel incendie s'est déclenché jeudi dans la forêt des Landes, asséchée par les canicules à répétition, parcourant 400 hectares et provoquant l'évacuation de 400 personnes.
Parti lundi près de Bellegarde-en-Diois, dans le massif du Claps, le feu a connu deux reprises pendant la matinée de dimanche. Un autre incendie, qui s’est déclaré dimanche midi en Lozère, avait déjà parcouru 153 hectares dans la soirée, selon les pompiers locaux.
L’incendie, qui s’est déclaré près de la localité de Niebla, à environ 70 kilomètres de la frontière sud avec le Portugal, a été attisé par des vents soufflant entre 40 et 50 kilomètres à l’heure.
L'incendie dans le massif du Claps, dans la Drôme, a progressé, dimanche, d'une cinquantaine d'hectares, portant désormais le total à 370 hectares brûlés. Un autre incendie s'est déclaré en Lozère, parcourant 153 hectares en quelques heures et entraînant des évacuations.
Un incendie s'est déclaré dimanche en milieu de journée en Lozère, dans le sud de la France, et a déjà parcouru plus de 100 hectares, obligeant à des évacuations de deux hameaux, ont indiqué les pompiers de ce département à l'AFP.
Un feu s'est déclaré mercredi après-midi dans un espace naturel, rue de la Joncquière à Doische (province de Namur), rapporte le porte-parole de la zone Dinaphi Patrice Liétart. Six hectares sont partis en fumée.
Un feu s'est déclaré samedi en fin de journée dans la réserve naturelle du Schemmersberg, en périphérie de Genk.
Il y a des chiffres qui, à eux seuls, racontent l’ampleur d’un bouleversement. Cet été, alors que les massifs forestiers français crépitent sous une chaleur tenace, les compteurs des surfaces brûlées affolent les spécialistes du feu. Nous ne sommes pas encore à la fin du mois de juillet, et pourtant, l’année 2026 a déjà englouti l’équivalent des trois quarts du terrible record de 2022. Or, cette année-là avait été qualifiée de pire saison depuis un demi-siècle. Le plus troublant ? Les semaines les plus dangereuses, celles où les incendies frappent traditionnellement le plus fort, n’ont même pas encore commencé. Voici comment un seul été a pu rattraper une année entière de désolation.
Dix-neuf mille hectares de forêt partis en fumée, cent bâtiments détruits, cent quarante mille personnes évacuées en quelques jours. La réponse à la question que tout le monde se pose ce week-end, à savoir comment un incendie peut menacer directement une métropole de 800 000 habitants, tient en une phrase : Bordeaux n’a jamais été séparée de la forêt landaise par une frontière nette. Elle a poussé dedans.
«Libération» fait le point sur les feux qui touchent l’Hexagone et nos voisins européens.
Un Airbus A400M largant de l’eau sur un feu de forêt en France : la scène, encore impensable il y a quelques mois, s’est concrétisée ce samedi 26 juillet 2026 en Gironde. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux Armées de déployer sans délai cet avion de transport militaire face à un incendie qui a déjà parcouru 30 000 hectares et menace désormais la périphérie de Bordeaux. Une première opérationnelle en France, qui bouscule une certitude bien ancrée : celle voulant que seuls les Canadair et les Dash-8 puissent combattre le feu depuis le ciel.
Il était trois heures du matin quand les téléphones ont vibré dans toute la presqu’île. Un message FR-Alert, sec et sans appel : évacuer, immédiatement, par la route ou par la mer. La préfecture a activé ce vendredi à 3h du matin le dispositif FR-Alert pour ordonner l’évacuation de tous les villages de la presqu’île du Cap Ferret, après l’évacuation déjà du bourg de Lège dans la soirée. En quelques heures, ce coin réputé de la Gironde, d’ordinaire synonyme de vacances tranquilles entre pinède et bassin, s’est transformé en zone à évacuer d’urgence, encerclée par les flammes d’un côté et par l’eau de l’autre.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi