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technocritique
2025
IA et climat : un même renoncement. Ce discours de la fatalité rappelle la manière dont sont pris en compte aujourd’hui les enjeux du changement climatique et de ses conséquences dramatiques pour l’humanité. Les pouvoirs publics main dans la main avec les intérêts économiques capitalistes ne veulent plus réfléchir aux moyens de freiner le réchauffement global et l’effondrement du vivant (
Depuis le lancement en 2022 de ChatGPT, le sujet de l’intelligence artificielle a envahi magazines et émissions télé, souvent avec une analyse superficielle de ses dangers. Ce développement technologique n’est pourtant pas si récent et est déjà utilisé par les États et les entreprises pour contrôler les populations.
2024
Ce blog a pour objectif de vulgariser la technocritique et d'informer le public sur les saletés technologiques en cours de développement.
Une liste non-exhaustive des principaux dangers pour les sociétés humaines et la vie sur Terre du développement de l'intelligence artificielle.L'une de ces études montre que les activités industrielles ont massivement modifié les flux d'eau de surface dans le monde et mis en péril le cycle de l'eau essentiel à des formes de vie aussi variées que les poissons et les forêts. L'autre confirme qu'en de nombreux endroits de la planète, les aquifères et les puits d'eau souterraine sont pompés et exploités plus rapidement qu'ils ne peuvent se reconstituer.
Plusieurs études récentes montrent que la quantité d’eau douce accaparée par le système techno-industriel augmente à un rythme alarmant.L'une de ces études montre que les activités industrielles ont massivement modifié les flux d'eau de surface dans le monde et mis en péril le cycle de l'eau essentiel à des formes de vie aussi variées que les poissons et les forêts. L'autre confirme qu'en de nombreux endroits de la planète, les aquifères et les puits d'eau souterraine sont pompés et exploités plus rapidement qu'ils ne peuvent se reconstituer.
Dans cet article de 2012, le journaliste Steven Kotler, le microbiologiste et généticien Andrew Hessel et l’expert en sécurité Marc Goodman font le point sur les avancées des biotechnologies et dressent un tableau effrayant. Ces armes biologiques d’un nouveau genre peuvent être personnalisées pour cibler précisément certains types d’ADN (dans le but d’éradiquer une population présentant certaines caractéristiques génétiques par exemple) voire un ADN unique (pour tuer une personne spécifique, une célébrité ou une personnalité politique).
Partons à la rencontre des premières technocritiques de l’ère industrielle : les luddites, ouvriers de l’industrie textile de l’Angleterre du début du 19e et leur mystérieux général Ludd. Pour avoir brisé les premières machines à tisser industrielles entre 1810 et 1816, ils ont été sévèrement réprimés. Qui sont leurs héritier·es ? Avec Celia Izoard
Nikiforuk se livre à une description du système technologique – la technosphère – et décrit son fonctionnement. À la fin de l’article, il mentionne explicitement qu’il est impératif de démanteler la technosphère (au moins en partie) pour stopper la sixième extinction et le changement climatique.
Il est souvent admis que, depuis la Révolution Industrielle, les sociétés occidentales ont su se développer grâce au progrès technologique, et que ce progrès va être la "solution miracle" pour répondre aux crises environnementales et sociétales actuelles. Mais est-ce vrai ? Les techniques et les progrès sont-ils vraiment neutres et apolitiques, ou s’agit-il d’un récit du monde par certaines personnes ? Avec François Jarrige, historien et maître de conférences à l’Université de Bourgogne.
2023
Dans le cadre d’une thèse qui vient d’être récemment déposée1, je me suis consacré à étudier la pensée de quatre auteurs du XXe siècle, qui sont aujourd’hui considérés comme des « précurseurs de la décroissance »2. Quand bien même aucun d’entre eux – que ce soit Lewis Mumford (1895-1990), Günther Anders (1902-1992), Jacques Ellul (1912-1994) ou Ivan Illich (1926-2002) – ne se soit réclamé de la décroissance de son vivant, puisque le terme, avec toute sa charge polémique, ne s’est popularisé qu’à partir des années 2000. Mais il est vrai que leur critique radicale de la civilisation industrielle a inspiré des courants écologistes, certains révolutionnaires, tant à leur époque que de nos jours.
Toute critique radicale de la technique n’est pas nécessairement antimoderne. Humaniste et démocratique, celle que formule Lewis Mumford pourrait redevenir très actuelle.
Nicolas Casaux développe un discours écologiste radical et propose une analyse résolument technocritique. Conversation autour du progrès et de ses méfaits, des « exigences des choses plutôt que les intentions des hommes », des écocharlatans, du transhumanisme et du transgenrisme, mais aussi de littérature, de nature et de la quête d’autonomie.
Les études sociales sur l’énergie ont l’habitude de présenter ces enjeux sous la forme d’un trilemme. À ses trois pointes, on trouve (1) la sécurité d’approvisionnement, la réponse aux objectifs climatiques, la distribution sociale ..
2022
Une convergence inédite de mouvements technocritiques ouvre un front de résistance contre la numérisation du monde, sa captation prédatrice et la déréalisation des individus. La conscience aïgue des conséquences d’une technologisation intégrale de nos existences suffira-t-elle à nous extraire d’une techno-passivité béate voire d’une techno-zombification bien avancée générant une dévastation environnementale et sociale sans précédent ?
La révolution industrielle a été un désastre pour la race humaine. Telle est l’idée fondamentale du Manifeste de Theodore Kaczynski. La révolution industrielle a sans doute accru l’espérance de vie dans les pays « avancés », mais elle a totalement annihilé la liberté humaine, a rendu la vie aliénante, a soumis les êtres humains a toutes sortes d’humiliations, a accru la souffrance mentale (et la souffrance physique dans les pays du tiers monde) et a infligé des dommages terribles à la biosphère. Il ne saurait en être autrement : ces maux ne sont que les corollaires inéluctables du développement technologique. Comme le notaient les rédacteurs de l’Encyclopédie des Nuisances : « A qui voudra le lire avec attention, il apparaitra que l’analyse de Kaczynski va, par son chemin singulier, droit à l’essentiel, et atteint ce qui est bien le centre du système universel de la dépossession : l’extinction de toute liberté individuelle dans la dépendance de chacun vis-à-vis d’une machinerie technique devenue nécessité vit
Tandis que les pouvoirs accentuent la fuite en avant dans le numérique, les initiatives se multiplient pour contrer cette surenchère.
En France, l’astrophysicien et écologiste Aurélien Barrau a sans doute été l’un des premiers à alerter avec efficacité la population quant aux impacts écologiques de la 5G, dans un post publié sur sa page Facebook le 10 mars 2019, intitulé « la 5G tue »1. Selon lui, la 5G tue « en tant que création artificielle d’un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices ».
Qui a mis le feu ? La société thermo-industrielle, en 1784, avec la combustion des énergies fossiles, le perfectionnement des machines à vapeur et autres « pompes à feu ». On pourrait certes remonter au paléolithique et à la domestication du feu, la politique de la terre brûlée ne date pas du Technocène ; mais la responsabilité de la technocratie dirigeante (ingénieurs, entrepreneurs, cadres, scientifiques, etc.) dans l’incendie planétaire est écrasante, démontrée et publiée.
Le nouveau rapport du Groupe international d’experts sur le climat (Giec) alerte avec force sur les conséquences du dérèglement climatique si rien n’est fait. Le silence des élites inquiète le climatologue français Jean Jouzel. Entretien.
Voiture électrique, avion à hydrogène, capture du CO2 : pour beaucoup, le progrès technique nous sauvera du péril climatique. D’où cette question : le progrès technique est-il une idéologie ? Avec François Jarrige, professeur d’histoire à l’Université de Bourgogne, spécialiste de l’industrialisation et auteur notamment de “Technocritiques, du refus des machines à la contestation des technosciences”
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Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi



