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Le Temps
2026
Et si l’année que nous vivons en ce moment n’était qu’un avant-goût ? Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur estivale, il est tentant de repousser mentalement le changement climatique dans un futur flou, quelque part au-delà de notre horizon. Pourtant, les projections dévoilées par les climatologues brossent le portrait d’un pays profondément transformé dès le milieu du siècle.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre grimpe et que certaines régions guettent la moindre averse salvatrice, un acteur invisible tire les ficelles de notre météo bien plus qu’on ne l’imagine. Ce chef d’orchestre s’appelle le jet-stream, un courant d’air d’altitude qui file à toute allure au-dessus de nos têtes. Or, les observations le montrent : ce ruban aérien montre des signes de ralentissement estival, restant figé plus longtemps qu’auparavant. Le résultat ? Des situations bloquées qui s’éternisent, transformant une belle journée en canicule interminable ou une pluie passagère en déluge tenace. Ce phénomène, longtemps soupçonné, se voit désormais confirmé par les données. Et ses effets, nous les vivons déjà en ce moment même.
Dix-huit ans de fonctionnement, cinquante-cinq ans de démantèlement : la centrale nucléaire de Brennilis, nichée au cœur des monts d’Arrée dans le Finistère, incarne à elle seule tout le paradoxe du nucléaire français. De 1967 à 1985, la centrale est exploitée conjointement par Électricité de France et le CEA, produisant 6,235 TWh pendant 106 000 heures de fonctionnement, soit environ douze ans. Arrêtée en 1985, elle ne sera totalement démantelée qu’en 2040, selon les dernières estimations de la Commission locale d’information (CLI) du Finistère. Trois fois la durée de son exploitation pour effacer ses traces. De quoi interroger sur ce que signifie réellement « sortir » du nucléaire.
Les conséquences de la crise climatique touchent déjà des millions de personnes en France. Il est temps de se compter pour faire exister cette réalité !
L’intelligence artificielle générative est présentée partout dans les médias dominants comme une « révolution ». Mais avec ce que son développement implique en termes de consommation d’eau et d’énergie, en particulier via les data centers, elle est avant tout un facteur d’accélération de la catastrophe environnementale et d’accentuation de ses effets sur les conditions d’existence des humains et non-humains. Dans cet article, septième d’une série thématique intitulée « Vampire Planet », Joshua Frank documente ce désastre en sillonnant la Californie.
. Le 19 juin, Sébastien Chenu, vice-président du RN à l’Assemblée, reprochait aux gouvernements passés de ne pas avoir anticipé le réchauffement climatique face aux alertes des scientifiques. Lorsqu’on connaît le rapport qu’entretient le RN avec l’écologie, il y a de quoi être surpris : opposition générale aux énergies renouvelables, refus des contraintes visant à engager la transition écologique, climatoscepticisme et rejet des conclusions des rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) par certains de ses membres et cadres. En 2023, Marine Le Pen considérait encore que ces rapports étaient alarmistes… Et pour cause, pourrions-nous dire aujourd’hui.
En 25 ans, près d'un oiseau commun sur cinq a disparu en France. Les populations d'oiseaux ont diminué de 18,2 % depuis 2001. « Ce sont les oiseaux des plaines agricoles qui diminuent le plus. La cause ? Elle est clairement identifiée par toutes les publications scientifiques : c'est l'agriculture intensive et les produits phytosanitaires »
Climate scientists warn of unprecedented Antarctic heatwave, with temperatures 20C above normal. Loss of sea ice threatens marine life and penguins.
Le 26 novembre 1966, le général de Gaulle inaugure entre Saint-Malo et Dinard une installation que personne, à l’époque, n’avait encore réussi à construire : une usine capable de transformer les marées en électricité à l’échelle industrielle. Soixante ans plus tard, elle tourne toujours. Presque sans bruit, presque sans médias.
Aux États-Unis et en Europe, des étudiants commencent à rejeter l’intelligence artificielle et à s’extraire de l’addiction aux écrans. Ces comportements annoncent que la vague de l’IA commence à refluer, juge l’entrepreneur de la Silicon Valley Guy Halfteck, dans une tribune au « Monde ».



