Jean-Pascal Van Ypersele

OA - Liste

➔

filtre:
Arctique

2026

Des scientifiques ont rédigé à l'avance la nécrologie d'une plaque de glace grande comme 15 fois Paris. Derrière elle : le glacier Thwaites, surnommé « le glacier de l'apocalypse ». Sauf que si vous ouvrez les études, le mot « apocalypse » n'y est nulle part. Alors on l'a pesé. Dans cette vidéo, avec le glaciologue Frank Pattyn (ULB), on prend les chiffres qui font peur forcément... 58 mètres, 3 mètres 30, 65 centimètres, 6 centimètres — et on remet chacun à sa vraie échelle de temps. Et on explique un mécanisme dont vous n'avez probablement jamais entendu parler : quand l'Antarctique fond, c'est en Europe que la mer monte le plus.
Les dirigeants de l’Union européenne se réunissent ce lundi 14 septembre pour évoquer une stratégie commune, quelques mois après les menaces de Trump sur le Groenland. La région suscite aussi l’intérêt de la Russie et la Chine.
« La sécurité dans l’Arctique doit être assurée collectivement », ont plaidé ces Etats, parmi lesquels figurent la France, le Danemark et la Suède.
Il revient au Groenland et au Danemark de décider seuls de l’avenir de l’île arctique et à « personne d’autre », a déclaré la présidente de la Comission européenne, Ursula von der Leyen, à l’issue d’une visite de deux jours à Nuuk.
Si le glacier Thwaites, en Antarctique, disparaissait complètement, cela pourrait accélérer drastiquement la montée du niveau des mers sur toute la planète. “The New York Times” s’est appuyé sur des données scientifiques pour évaluer les conséquences potentielles de ce phénomène sur les villes de 300 000 habitants ou plus, situées à moins de 160 kilomètres de la côte.
Dans une bande dessinée aussi délicate que percutante, l'illustratrice Lauriane Miara embarque ses lecteur·ices au Groenland, à la rencontre d'un territoire où le changement climatique n'est plus une menace future mais une réalité quotidienne.
Tout récemment, l’administration Trump a officiellement supprimé le financement fédéral et la publication de l’Arctic Report Card. Publié depuis une vingtaine d’années, il s’agissait du rapport annuel de référence compilant et analysant les données relatives au réchauffement de l’Arctique. Pourquoi une telle action ? Comment les scientifique ont-ils réagi ?
Publié chaque année depuis 2006, ce document est très estimé par la communauté scientifique, qui subit l’offensive climatosceptique du gouvernement américain.
La Maison Blanche a fait annuler la parution d’une étude annuelle qui fait référence sur le sujet depuis 2006 dans le monde de la recherche.
Imaginez d’immenses fleuves qui ne coulent pas entre deux rives, mais qui serpentent à des kilomètres au-dessus de nos têtes, invisibles à l’œil nu. Ces rubans d’air chargés d’humidité et de chaleur voyagent sur des milliers de kilomètres, filant tout droit vers le pôle Nord. On les appelle les rivières atmosphériques, et leur comportement intrigue de plus en plus. Car une nouvelle analyse vient de le confirmer : ces couloirs invisibles se multiplient à un rythme jamais observé, déversant leur cargaison brûlante au cœur d’un Arctique déjà fragilisé. Comprendre ce phénomène, c’est mettre le doigt sur l’un des moteurs les plus discrets, mais les plus puissants, du réchauffement polaire. Voici ce que révèlent les données, pourquoi cette accélération inquiète, et ce qui pourrait se jouer pour la banquise comme pour le climat de la planète entière.